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La Bible Authentique

La Bible Authentique: Quelle Version?

Par Jean Leduc

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1.Le Jéhojakimisme


2.le Texte Massorétique Hébreu


3.le Texte Reçu Grec


4.Érasme de Rotterdam


5.Robert Étienne


6.Théodore de Bèze


7.les frères Elzévir


8.la Bible Authentique


9.la Bible d'Olivetan


10.la Bible de l'Épée


11.la Bible Martin


12.la Bible Ostervald.

 



Chapitre 3


Textes Hébreu et Grec de la Bible Authentique



  Nous sommes dit par certains partisans des théories de Westcott et Hort, que Moise n'aurait pu être le rédacteur des livres de la Loi, parce que l'écriture n'existait point" en ce temps là (The Word of God in English, par: Bruce Pringle), attribuant l'invention des caractères alphabétiques à une date ultérieure. Mais nous savons, d'après le témoignage de Jésus lui-même, que Moise Fut celui qui rédigea les livres de la Loi:


"Car si vous croyiez Moise, vous me croiriez aussi; car il a écrit de moi. Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles" (Jean 5: 46, 47).


 Il existe d'ailleurs un ancien manuscrits, le Papyrus de Ebers qui date de plusieurs centaines d'années avant Moise, et qui contient une écriture d'une qualité exceptionnelle. Ceci nous indique que l'écriture fut déjà un art hautement avancé, longtemps avant l'existence même de Moise. Selon le professeur Arthur C. Custance (The Seed of the Woman):  "Ces écrits d'avant le déluge furent sûrement préservés, et comme le suggère Wiseman, ceux-ci passèrent de Seth à Noé sous forme d'un héritage. Par après, ces précieux documents passèrent de Shem à Abraham, et finalement à Moise qui les éditas".  Nous pouvons être assuré que si ce fut le cas, Moise agissait sous la direction et l'inspiration de l'Esprit de Dieu dans son travail de rédaction à partir de ces anciens documents. Certains prétendent même qu'un livre d'Énoch authentique aurait fait parti de ces anciens manuscrits, avant d'être pollué par des interpolations; mais nous n'avons aucune preuve pour supporter cette théorie.  Nous avons aussi les écrits des prophètes qui furent désigné par Dieu comme autoritaire (2 Pi. 1: 20, 21).  Leurs écrits furent reconnus comme les paroles de Dieu même, et ne pouvaient être altérés ni modifiés sous aucun prétexte. Joseph Flavius, historien Juif, écrivait au premier siècle: "Après un laps de tant de siècles, aucun juif n'a osé ajouter, enlever, ou transposer quoique ce soit des écrits sacrés". Depuis les temps anciens, les scribes ou copistes, endossèrent ce principe de base en faisant leurs copies soigneusement et avec précision. Jésus lui-même qui cite souvent les Écritures, n'a jamais donné la moindre indication que les copies de son temps, reconnues comme inspirées, purent contenir la moindre corruption. En effet, il nous dit lui-même que "l'Écriture ne peut être anéantie" (Jean 10: 35, version Martin). La Bible nous indique elle-même que la prêtrise juive fut assignée la responsabilité de garder et préserver le Texte Hébreu de l'Ancien Testament:


 "Et quand Moise eut achevé d'écrire les paroles de cette loi sur un livre, sans qu'il en manque rien. Il fit ce commandement aux Lévites qui portaient l'arche de l'Alliance de l'Éternel, et leur dit: Prenez ce livre de la loi, et mettez-le à côté de l'arche de l'alliance de l'Éternel votre Dieu. Et il sera là comme témoin contre toi" (Deut. 31:24-26).


Non seulement les Lévites avaient-ils la charge énorme de garder les Écritures de l'Ancien Testament sous la surveillance du Seigneur, ils devaient aussi en faire des copies fidèles pour le roi:


"Et dès qu'il sera assis sur son trône royal, il écrira pour lui dans un livre, un double de cette loi, qu'il recevra des sacrificateurs de la race de Lévi" (Deut.17:18).


Une telle pratique se répéta souvent au cours de l'histoire. Elle faisait partie des fonctions vitales du ministère des Lévites dans le temple.


1.Le Jéhojakimisme:


  Traduit et adapté du "Bible Version Manual de Donald T Clarke".


   Plusieurs tentèrent de détruire et d'oblitérer les Écritures de l'Ancien Testament, mais Dieu intervenait à chaque fois pour déjouer leurs machinations. Une telle tentative nous est rapportée dans le chapitre 36 du livre de Jérémie:


 v. 1- Dieu adresse sa Parole à Jérémie:



"La quatrième année de Jéhojakim, fils de Josias, cette parole fut adressée à Jérémie par l'Éternel, en ces termes:"


 v.4- Baruc rédigea la Parole de Dieu:



" ... Et Baruc écrivit, sous la dictée de Jérémie, dans le rouleau, toutes les paroles que l'Éternel lui avait dites", (v.17,18).


v.21-Jéhojakim entend la proclamation de la Parole de Dieu:



"Et le roi envoya Jéhudi pour prendre le rouleau Et quand Jéhudi l'eut pris de la chambre d'Elishama, le secrétaire, il le lut aux oreilles du roi et de tous les chefs qui se tinrent debout près de lui".


v.23-Jéhojakim coupe et brûle la Parole de Dieu:



"Et il arriva, quand Jéhudi eut lu trois ou quatre colonnes du livre, que le roi le coupa avec la canif du secrétaire, et le jeta au feu dans le brasier, jusqu'à ce que tout le rouleau fût entièrement consumé par le feu du brasier".


v.24-Les nobles gardèrent le silence sur cette destruction:



"Le roi et tous ses serviteurs, qui entendirent toutes ces paroles, n'en furent point effrayés et ne déchirèrent point leurs vêtements".


v.25-Mais certains furent consternés:



"Toutefois, Elnathan, et Délaja, et Guémaria avaient fait des instances auprès du roi, pour qu'il ne brûlât pas la rouleau; mais il ne les écouta point".


 

v.28-Dieu préserve sa Parole miraculeusement:



"Prends un autre rouleau, et tu y écriras toutes les premières paroles qui étaient dans la premier rouleau que Jéhojakim, roi de Juda, a brûlé".


 

v.31-Le roi et ses serviteurs sont punis sévèrement:



"Et je punirai sur lui, et sur sa postérité, et sur ses serviteurs, leur iniquité; et je ferai venir sur eux, et sur les habitants de Jérusalem, et sur les hommes de Juda, tout le mal que j'ai prononcé contre eux, et qu'ils n'ont point écouté".


Le Jéhojakimisme représente l'érudition biblique humaniste qui enlève des passages entier de la Bible ou les ajoute dans des notes au bas des pages du texte. Ceux qui demeurèrent silencieux sur la destruction du texte de Jérémie, représentent les savants ou érudits sur les langues Hébreu et Grec qui furent infectés par la Jéhojakimisme, c'est à dire tous les partisans des théories de Westcott et Hort Cette infection se voit surtout où nous voyons la reconnaissance académique séculière. Ceux qui furent consternés , représentent les hommes et les femmes qui ne sont point indifférent à ce sujet, et qui ne tolèrent point que la Parole de Dieu soit mutilée. Ceux-ci ne sont point populaires parmi les indifférents qui gardent le silence sur ceci, ne voulant pas blesser l'amour illusoire qu'ils professent.


2.Le Texte Massorétique Hébreu:


   Le Canon du texte de l'Ancien Testament fut reconnu comme terminé et scellé depuis le temps de Esdras et Néhémie, et plus particulièrement depuis le Concile de Jamnia en l'an 90. Le texte de l'Ancien Testament qu'ils utilisèrent fut précisément le même qui est employé dans la Bible d'Olivetan et ses versions de la Martin et de l'Ostervald. Ce fut en effet le même texte qui fut utilisé par Jésus et ses disciples. Ce texte suivait une longue lignée de copies fidèles qui maintenaient le caractère et les mêmes mots que les autographes. La seule différence est que ce fut un texte consonnal qui n'avait aucune voyelles. Les scribes "massorètes" mot qui signifie "traditionalistes", prirent la relève des Lévites pour maintenir la pureté du texte. De l'an 500 à l'an 1,000, ils introduisirent une méthode de préservation du texte qui fut la plus ingénieuse jamais inventée. L'emphase fut sur la préservation même de la plus petite lettre dans sa forme originale et pure. "Ils inventèrent les points voyelles (Problèmes des versions françaises de la Bible, par: A. Lamorte).  Oeuvre admirable qui témoigne du respect apporté à un texte qui se devait de conserver, sous son aspect extérieur nouveau, tous les moyens d'une lecture conforme. Ils ont inventé également tout un système d'accents, afin de sauvegarder la lecture rythmée du texte Hébreu. Points-voyelles et accents furent placés au-dessus, ou au-dessous du texte, et non insérés dans le texte même, afin que ce dernier demeure inchangé dans son aspect consonnal. Les massorètes n'ont en rien changé ou altéré le texte original de l'Ancien Testament"

Tous les moyens de sécurités imaginables furent utilisés pour protéger le texte et assurer sa transmission. Le nombre de lettres dans chaque livre fut compté par leur propre valeur numérique, et le total fut enrégistré pour que le travail du copiste puisse être vérifié numériquement, autant que visuellement. Pour plus de précision, ils comptèrent le nombre de fois qu'un mot ou une phrase apparaissait dans le texte et notèrent finalement toutes les particularités orthographiques pour éliminer toutes les fautes. Si plus que trois erreurs furent trouvées, le manuscrit entier fut détruit et on recommença le travail. Lorsque des erreurs furent allouées, la correction fut notée dans la marge et jamais dans le texte même.Chaque nouvelle copie devait être faite sur des manuscrits approuvés et le texte écrit avec une encre spéciale sur des peaux d'un animal considéré "pur" salon la Loi. Le copiste devait prononcer chaque mot à voix haute. Tout devait être copié directement d'un autre manuscrit et non de mémoire. Avant d'écrire le nom de Dieu, il devait essuyer sa plume d'une manière révérencielle; et avant d'écrire "Jéhovah", il devait laver tout son corps de peur que le nom sacré sait pollué en l'écrivant.


   Selon la divine providence de notre Dieu Souverain, la Texte Massorétique Hébreu, nommé aussi Texte Traditionnel, fut imprimé au 15" siècles. Les Psaumes furent imprimés en 1477 et la Bible en entier (Ancien Testament) en 1488. Ce Texte Hébreu devint la base de l'Ancien Testament de la Bible Allemande de Luther, de la Bible Française d'Olivetan, et de la Bible Anglaise de la King-James. Ainsi notre Dieu Tout-Puissant nous préserva sa Parole intacte à travers les siècles dans le Texte Hébreu.


Tous les anciens manuscrits connus de l'Ancien Testament à partir du 9" siècle contiennent le Texte Massorétique Le premier critique textuel à nous indiquer cela fut l'évêque Kennicott. De 1776 à 1780, il publia à l'université d'Oxford, une liste de 634 manuscrits hébreux. Il fut suivit par De Mossi, qui de 1784 à 1788 publia une liste de 8213 manuscrits de plus. Aucune variations substantielles Furent remarquées par ces deux savants dans la totalité de 1,459 manuscrits.


 Aujourd'hui, nous faisons face à plusieurs tentatives de renverser et usurper le Texte Sacré des Massorètes. Les ennemis de la pure Parole de Dieu utilisent les découvertes archéologiques récentes, comme celles des Manuscrits de la Mer Morte, pour accomplir leur sinistre travail. La Pentateuque Samaritaine est un de ces manuscrits utilisés par les apostasiés modernes. Ce manuscrit date du 13" siècle et fut supposément découvert par le grand-prêtre Phinehas en 1335. Bruce Pringle nous dit qu'il est composé de sections de différents manuscrits d'origine incertaine. Il est rempli de corruptions textuelles et s'accorde mot pour mot avec le Targum de Onkelos qui est une paraphrase Araméenne traditionnelle de la loi de Moise. Une copie fut trouvée en Europe en 1616 et fut publiée en 1628 par J. Morinus qui proclama sa supériorité sur le Texte Massorétique. Ceci est la cas pour toutes nouvelles découvertes utilisées par certains érudits hostiles au Texte Traditionnel, pour affaiblir la position des Réformateurs et des chrétiens fidèles sur l'autorité de la Bible Authentique. Nous trouvons cette tactique de subversion dans la Bible de Jérusalem et celle de Maredsous où nous trouvons la lecture de la Pentateuque Samaritaine sur Deut. 27: 4 dans une note au bas du texte. Le Texte Samaritain a changé "le mont Ébal" pour "le mont Garazim", et dans Deut.11:30, "en face de Guilgal" est changé pour "en face de Sichem", comme nous trouvons dans les notes de la Bible T.O.B. sur ce passage. Les Samaritains firent ces altérations dans le but de changer le siège d'autorité d'Israël à celui du Mont Garazim (Jn.4:19-22); tout comme nos apostasiés modernes cherchent à changer l'autorité du Texte Massorétique pour la Texte Samaritain. Il existe des milliers d'autres manuscrits comme ceux de la secte des Esséniens de Qumran, ceux de Nag Hammadi, et ceux de la Septante mythique, qui sont loués et approuvés par la théologie libérale; et dont les lectures seront ajoutées éventuellement et sournoisement dans les versions modernes de la Bible, comme étant la Parole de Dieu même.


 3.Le Texte Reçu Grec:


   Sous l'ancienne alliance, le Saint Esprit nous préserva les textes de l'Ancien Testament par l'entremise de la prêtrise d'Aaron; ce qui fut la fonction des Lévites, et par après des copistes dévoués comme les Massorètes. Mais sous la nouvelle alliance, chaque chrétien est un prêtre (un sacrificateur), car la sacrificature Lévitique fut abolie par le sacrifice de Christ. Pour cette raison, nous dit le Dr. Edward F. Hills "The King-James Version Defended" "le Saint Esprit préserva les textes du Nouveau Testament, non par une prêtrise spécialement désignée, mais par 'la prêtrise universelle des croyants' authentiques depuis les premiers siècles": "Mais vous, vous êtes la race élue, la sacrificature royale, la nation sainte, le peuple acquis, pour annoncer les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière", (1 Pi.2: 9) La logique de la foi nous dit que le Texte Grec commun le plus utilisé par les fidèles depuis le début du Christianisme, est le Texte Authentique Original préservé par son utilisation commune dans la vrai Église de Christ, sous la direction du Seigneur Jésus lui-même qui n'abandonne point sa Parole aux caprices des hommes.


 Il en advient que l'utilisation commune de ce texte produisit une multitude de copies fidèles que nous retrouvons dans la masse des anciens manuscrits que nous possédons aujourd'hui, et dont le nombre est reconnu être au-dessus de 5,000. Le Dr. Hills nous donne la classification de ces manuscrits qui sont divisés en trois familles: la famille de l'Ouest (Western), la famille Alexandrienne, et la famille Traditionnelle ou Byzantine:La famille de l'Ouest (Western) consiste des documents du Nouveau Testament dont la forme du texte est trouvée dans les écrits de ceux qui sont nommés les Pères de l'Église, principalement Irénée, Tertullien, et Cyprien. Un nombre de manuscrits grecs contenant ce texte, dont les plus importants sont "D" et "D2" sont les plus reconnus. Trois autres témoins de cette famille sont la version en Vieux Latin, la Diatessaron de Tatien, et les manuscrits Curétonien et Syriaque Sinaitique.La famille Alexandrienne consiste des documents du Nouveau Testament dont la forme du texte fut celle utilisée par Origène, et par les Pères de l'Église qui demeurèrent en Alexandrie. Cette famille inclue les Papyrus 46, 47, 66, 75, B" ou Vaticanus, "Aleph" ou Sinaiticus, ainsi que 2S autres manuscrits grecs du Nouveau Testament. La version Copte appartient aussi à cette famille. Westcott et Hort (1881) firent une distinction entre le texte de "B" ou Vaticanus et les autres textes de la famille Alexandrienne. Ils assignèrent le Codex Vaticanus, nommé dans une classe à part; et le déclarèrent "Neutre".


Ceci indiquait leur croyance que ce texte fut d'une pureté exceptionnelle et n'avait pas été contaminé par les erreurs des textes de l'Ouest et des textes Alexandriens. Ceci fut leur stratégie de subversion pour renverser l'autorité du Texte Reçu. Ce complot fut reconnu par plusieurs savants chrétiens qui rejetèrent la validité de cette distinction erronée de Westcott et Hort. Mais quoique Westcott et Hort furent les plus grands menteurs de l'ère Laodicéenne, ils réussirent toutefois à influencer la courant de la Critique Textuelle adoptée par nos apostasiés modernes. La famille Traditionnelle ou Byzantine inclue la grande majorité des manuscrits grecs du Nouveau Testament dont "A" (le Codex Alexandrinus) dans les Évangiles et "W" dans Matthieu et dans les dernières parties de Luc. La version Syriaque de la Peshitta et la version Gothique appartiennent aussi à cette grande famille.


 Les citations de Chrysostome et des autres Pères d'Antioche supportent tous le Texte Traditionnel. La majorité des lectures qui s'accordent tous dans les manuscrits Byzantin forment ce qu'on nomme le Texte Majoritaire par comparaison au Texte Minoritaire de Westcott et Hart. Le Texte Reçu Grec des Réformateurs représente le Texte Majoritaire dans tout son contenu et toutes ses recensions à partir d'Érasme de Rotterdam, de Théodore de Bèze, d'Etienne, et des frères Elzévir qui lui donnèrent son nom latin: "Textum Receptum" en 1633. Il est légitime de se poser la question: Qu'est-il arrivé aux Manuscrits Originaux (les Autographes) du Nouveau Testament; car il est évident que nous ne les possédons pas aujourd'hui, quoique nous en avons les textes qui nous furent transmis par des copies intégrales et fidèles dans la famille Byzantine et dont plusieurs de ses lectures se trouvent dans les autres familles.


 Le Rev. James Townley, D.D. nous dit "Townley's Biblical Literature, vol.1, 1842" "Les Manuscrits Originaux n'existent plus. Mais nous avons des évidences qui nous indiquent que certains d'eux furent préservé pour longtemps dans les anciennes Églises chrétiennes. Au début du 3" siècle, Tertullien affirma que plusieurs Autographes existèrent encore en son temps à Corinthe, à Philippes, à Thessalonique, et à Rome (De Proescriptionibus, sec. 36) Jérôme déclara que l'Évangile Original de Matthieu écrit en Hébreu, se trouva dans la librairie de Césarée fondée par Julius Africanus et dirigée par Pamphile. Épiphane (310-403) écrivit que l'Évangile de Jean et les Actes des Apôtres en Hébreu furent gardés dans la trésorerie des Juifs en Tibériade.


 Au 4" siècle, un évêque d'Alexandrie du nom de Pierre, disait que l'Évangile de Jean écrit de la main de l'apôtre, était encore préservé dans l'Église d'Éphèse où il fut vénéré par les croyants. Frickius suggéra que les Autographes furent préservé dans les archives de l'Église primitive, ou la "Tabularia Sacra". Il croie que Ignace se réfère à ces archives dans son Épître aux Philadelphiens. Plusieurs érudits tel que Usher et Dodwell sont du même avis. La perte ou destruction des Originaux a produit la nécessité de collecter et de comparer les manuscrits grecs ainsi que les anciennes versions". De toutes évidences, il semblerait que les Originaux du Nouveau Testament ont disparu lors de la persécution de Dioclétien qui commença en l'an 303. J.M. Nicole nous rapporte que Dioclétien rêvait d'exterminer le Christianisme. Par ses quatre édits successifs, il ordonna la destruction des édifices du culte et des livres sacrés. Cécilien, évêque de Carthage, dont l'autorité fut contesté par les Donatistes, fut soupçonné d'avoir livré les Écritures pendant cette période. Gildas, ancien historien Britannique écrivit: "Les Églises furent détruites et tous les livres des Saintes Écritures furent brûlés dans les rues" Il est possible que certains des Originaux survécurent et existent encore aujourd'hui, mais le Seigneur n'a pas permis qu'ils soient découverts; peut-être sont-ils sous les yeux même des critiques textuels qui ne les reconnaissent point à cause de leur égarement ?


 Les copies fidèles des Autographes furent transcrites avec précision par des chrétiens fidèles dirigés par le Saint-Esprit. Ce texte fut parfois nommé "la Vulgate Grecque" (de vulgaire ou commun), car il fut désigné pour la commun du peuple. La Bible ne fut jamais désignée pour être la propriété du domaine privé d'un groupe de savants au de critiques. Le discernement spirituel est basé sur la relation intime qu'un individuel maintient avec le Seigneur Jésus-Christ, et non sur son Quota Intellectuel. Avant son ascension, le Seigneur Jésus promit à ses disciples que le Saint Esprit viendrait pour les diriger dans la composition de sa Parole: "Mais quand celui-là, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous conduira dans toute la vérité, car il ne parlera point de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et vous annoncera les choses à venir" (Jn.16:13) L'Église fut guidée par le Saint Esprit de trois différentes manières dans la sélection et la préservation du Texte Original copié des Autographes. Par cette méthode, l'Église primitive réussit à maintenir la pureté du Texte devant la multitude de copies qui circulèrent parmi le peuple:


1) La direction du Saint Esprit fut ainsi, que les croyants fidèles purent discerner précisément quel livres devaient être incorporés dans le Nouveau Testament. Ce qui porta à la sélection de 27 livres dont la totalité compose le Nouveau Testament en entier. Aucune entreprise humaine des récentes découvertes ne peut altérer le nombre fixe de ces livres. Le Canon du Nouveau Testament est scellé pour l'éternité.


2) La direction du Saint Esprit incluait aussi les Textes Grecs. Par exemple, si deux manuscrits contenant l'Évangile de Jean furent présentés, et qu'il existait quelques différences entre les deux textes; un seul fut accepté et l'autre rejeté. La décision du choix se portait en faveur du texte dont l'emphase était sur la divinité du Seigneur Jésus-Christ. La manière par laquelle la divinité de Christ est exaltée dans les Originaux, est par l'utilisation des mots "Christ" et "Seigneur" lorsque le texte se réfère à Jésus. Il est à remarquer que dans les versions modernes, le mot "Christ" est enlevé seize fois et celui de "Seigneur" douze fois. Nous contons 36 divergences de ce genre en comparant la version polluée de Segond N.E.G. au texte fidèle de la Bible Ostervald dans ces versets: Mat.13:51; Marc 9:24; Luc 4:41; 7:31; 23:42; Jean.4:42; Ac.7:30; 16:31; Rom.1:16; 1 Cor. 10:28; 15:47; 16:22,23; 2 Cor.4:10; 11:31; Gal.3:17; 4:7; 6:15, 17; Eph.3:9,14; Col. 1: 2 1 Thes. 1: 1; 2:19; 3:11,13; 2 Thes.1:8; 1 Tim.2:7; 2 Tim.4:1,22; Tite 1:4; Heb.3:1; 10:30; 1 Jean.1:7; 4:3; Apo.12:17. Ceux-ci font partie d'une liste d'au-dessus de 300 divergences entre ces deux versions.


3) Le Saint Esprit dirigea les fidèles à rejeter les faux livres et les manuscrits corrompus. Plusieurs en ce temps avaient écrit des livres falsifiés et des manuscrits contrefaits, dont en voici quelques uns: la Didaché au Doctrine des Douze Apôtres, la première Épître de Clément, la Deuxième Épître de Clément, le Berger d'Hermas, l'Apocalypse de Pierre, les Actes de Paul, l'Épître de Polycarpe, les Sept Épîtres de Ignace, l'Évangile du Pseudo-Matthieu, l'Évangile de la Nativité de Marie, l'Évangile de Nicodème, l'Évangile de l'enfance du Sauveur, l'Histoire de Joseph le Charpentier, l'Évangile de la Vérité, l'Évangile des Égyptiens, l'Évangile de Thomas, l'Apocalypse de Paul, les deux Apocalypses de Jacques, les Actes de Pierre, etc. Tous ces livres sont disponibles aujourd'hui à ceux qui veulent les vérifier. Il n'est pas difficile à concevoir que le Seigneur dirigea toute la procédure du choix des livres authentiques comme celui des manuscrits, car le raisonnement humain n'a pas la capacité d'exercer un tel discernement (1 Cor.2:11-16).

J'ai établi le fait que Dieu a dirigé les fidèles d'une telle manière qu'ils purent reconnaître par son Esprit le Texte Original du Nouveau Testament. Les manuscrits forgés ne furent pas utilisés par les chrétiens authentiques, mais furent rejetés. Malheureusement certains d'eux sont parvenus jusqu'à nous. Les manuscrits grecs utilisés par les chrétiens des premiers siècles furent ceux que Dieu préserva pour la génération futur. Ceux-ci furent copiés tellement de fois qu'ils vinrent à dominer le peu de textes qui furent pervertis; au point que de nos jours, 95 manuscrits sur 100 sont en parfait accord. Seulement 5% des manuscrits du Nouveau Testament portent des évidences de corruption comme le Vaticanus et le Sinaiticus. Les Bibles Martin et Ostervald s'accordent avec le Texte Majoritaire (95%) de la Vulgate Grecque. Toutes les versions modernes ont abandonnées le Texte Majoritaire pour se prostituer au Texte Minoritaire. Ceci est l'attaque la plus sérieuse qui fut jamais lancée contre la Parole de Dieu. Le Nouveau Testament des Bibles Martin et Ostervald est le produit de la souveraine providence de Dieu désigné pour son peuple de langue française.


4.Érasme de Rotterdam:


 Latinisé "Desiderius Erasmus Roterodamus", Érasme fut un géant de l'érudition. Les sources de la connaissance des Grecs coulèrent une autre fois dans les plaines Européenne dû à la renaissance littéraire du 15" et 16" siècle. Celle-ci prit son essor avec l'afflux des manuscrits grecs et des érudits chassés de l'empire Byzantin en 1453, lorsque les Turcs prirent l'ancienne capitale de Constantinople (maintenant Istanbul). La Renaissance fut facilitée par la découverte de l'imprimerie qui fit connaître les oeuvres antiques au monde Européen. En France on s'efforça d'enrichir la langue et de prêcher l'imitation des Grecs, des Latins et des Italiens. Érasme sut canaliser ces sources d'informations à l'avantage des Réformateurs.


 Avant ce temps, la Bible n'était qu'en Latin, les manuscrits des anciennes versions étaient copiés fidèlement par les Vaudois depuis le 2" siècle, principalement celle de la Vestus Itala au Version-en Vieux Latin. Tandis que l'Église Catholique supportait la Vulgate Latine de Jérôme, une version en vieux latin que celui-ci avait pollué avec des lectures de l'Hexapla d'Origène sous l'ordre de son protecteur, le pape Damase 1 (366-384). Mais voici que les manuscrits du Texte Original Grec furent. disponibles pour la première fois au monde Européen; et que ceux-ci furent tous de la famille Byzantine.


 Qui ne peut voir l'intervention de Dieu dans tout ceci, afin que nous puissions avoir sa Parole intégrale qu'il nous a préservée et destinée? Érasme examina des centaines de manuscrits, mais en utilisa seulement que quelques uns; car dans toute la masse des manuscrits, ceux qu'il choisit pour composer son Nouveau Testament Grec, représentèrent avec quelques variations, le texte général qui se trouve dans l'ensemble de tous les manuscrits. Quoique ceux-ci ne sont pas tous identiques, les variations qui s'y trouvent sont mineures et superficielles dans le genre de texte unique qu'ils représentent.


 En comparant les évidences et en sélectionnant son matériel sous la providence de Dieu, Érasme confirma la fidélité de l'Église Vaudoise. Le Nouveau Testament Grec d'Érasme connu comme le Texte Reçu se révéla être le Texte Authentique de la Parole de Dieu. Ainsi après environ 1,000 ans de ténèbres spirituelles, le Nouveau Testament fut imprimé dans sa langue originale en 1516, et occasionna la Réforme Protestante par un retour à la pure Parole de Dieu comme seule autorité de notre foi. Érasme fit paraître d'autres éditions de son Nouveau Testament Grec. Celle de 1519 devint la base du Nouveau Testament de la Bible Allemande de Martin Luther. Ce dernier utilisa aussi dans sa traduction la Bible Bohémienne de Teplice, une ancienne version Vaudoise en langue Germanique. Les éditions de 1516 et 1519 furent utilisées aussi par Jacques Lefèvre d'Estaples, nommé Jacobus Faber Stapulensis, dans sa traduction Française du Nouveau Testament qu'il fit publié à Paris en 1523; et par le Vaudois Louis Olivier, nommé Pierre Robert Olivetan, disciple de Jacques Lefèvre, dans sa traduction Française du Nouveau Testament qu'il fit publié dans sa Bible de 1535. Cette Bible Authentique d'Olivetan est celle que nous connaissons aujourd'hui comme la Bible de Martin et la Bible Ostervald. Érasme fit paraître trois autres éditions, notamment celles de 1522, 1527 et 1535. Lorsqu'il mourut le 12 Juillet 1536, ses ennemis déclarèrent:


"Érasme a pondu l'œuf et Luther l'a fait éclore".


 James Townley nous dit qu'en publiant son Nouveau Testament, Érasme souleva une troupe d'ennemis contre lui et contre le Texte Byzantin qui s'oppose à celui de l'Église Catholique. Certains l'accusèrent d'actions téméraires et d'autres ajoutèrent la marque d'inexactitude et d'hérésie à son Nouveau Testament. Plusieurs de ses oeuvres littéraires furent interdites et même condamnées à être brûlé, et lui-même échappa de justesse au bûcher. En effet, c'est la coutume même aujourd'hui de ceux qui sont hostiles au Texte Byzantin, de se moquer d'Érasme. Aucune perversion des faits n'est assez grande pour diffamer son Nouveau Testament Grec.


 Tous les apostasiés modernes comme D.A. Carson et Alexander Souter, prétendent tous, sans aucune preuve à l'appui, que le Nouveau Testament d'Érasme est rempli d'erreurs. Ainsi dit D.A. Carson, ennemi du Texte Reçu: "Il existe des centaines d'erreurs d'imprimerie dans l'édition de 1516. Dans la préparation de son texte, Érasme utilisa plusieurs manuscrits dont aucun contenait le Nouveau Testament en entier; car celui qu'il utilisa pour l'Apocalypse ne contenait pas la dernière page avec les six dernier versets. Il traduisit ainsi de la Vulgate Latine en Grec et publia son texte". Il est à remarquer que ce serpent venimeux ne mentionne pas que le Texte Minoritaire qu'il supporte est basé sur un manuscrit (Vaticanus) dont le livre de l'Apocalypse en entier ne s'y trouve pas, incluant plusieurs autres livres et passages.


 Il est vrai que certains passages de la Vulgate Latine furent utilisés par Érasme, mais comme nous dit Bruce Pringle, ils furent insérés dans le Texte Reçu selon la direction de la providence de Dieu qui veille sur sa Parole. D'ailleurs, il est évident que la Vulgate Latine a retenue plusieurs passages authentiques de l'ancienne Vestus Itala avant que celle-ci fut pollué par Jérôme. L'intervention de Dieu était nécessaire pour rétablir le texte de sa Parole dans la sélection des lectures choisies par Érasme, pour occasionner la Réforme.


Robert Estienne:


  Connu sous le nom latin de Stéphanus, Robert Estienne fut le premier à introduire la division du Nouveau Testament en versets. Imprimeur de métier, il publia quatre éditions grecques du Nouveau Testament, dont celle de 1550 fut largement utilisée par les traducteurs de la célèbre Bible Anglaise, la King-James. Son texte est celui d'Érasme de Rotterdam qu'il vérifia sur la base de quinze autres manuscrits additionnels. Il imprima sa première édition en 1546 avec l'aide de son fils Henri; puis une en 1549, 1550, et 1551.


Théodore de Bèze:

 

Collaborateur de Jean Calvin, Bèze fut donné des Vaudois de très anciens manuscrits qu'il compara avec le texte d'Érasme et celui d'Estienne et fit une nouvelle édition du Texte Reçu. Le Dr. David Otis Fuller nous dit: "Calvin et Bèze étonnèrent et confondirent la monde avec les manuscrits grecs qu'ils découvrirent... et qui contenaient le Texte Authentique des apôtres". Bèze publia à Genève quatre éditions du Texte Reçu: 1565,1582, 1588, et 1598. Celle de 1598 ainsi que les deux dernières d'Estiennes furent les sources principales utilisées pour la version autorisée anglaise de 1611, la King-James.


Les frères Elzévir:


 Bonaventure et Abraham Elzévir publièrent trois éditions du Texte Grec Majoritaire ou Texte Traditionnel dans la ville de Leyden: 1624, 1633, et 1S41. Pour cette entreprise, ils suivirent l'édition de Bèze de 1565, avec quelques variations. Leur texte est celui qui fut nommé pour la première fois, le Texte Reçu ou Textus Receptus. Ce titre fut associé par après à tous les Textes Grecs qui représentent la Texte Byzantin ou Texte Majoritaire.


 F.H.A. Scrivener:


 Collaborateur et défenseur du Texte Reçu avec J.W. Burgon, Scrivener publia deux éditions du Texte Grec à l'université de Cambridge en 1894 et 1902. Son texte est celui qui fut adopté par la "Trinitarian Bible Society" et par Jay P. Green dans son "Interlinear Greek-English New Testament".


 Toutes ces éditions représentent substantiellement le même Texte Majoritaire avec quelques variations insignifiantes. L'accord qui existe entre tous ces textes nous indique que le Texte Reçu est le Nouveau Testament Authentique qui, par les Vaudois et les Réformateurs, nous est parvenu des Apôtres. Et sans aucun doute, les dirigeants de la Réforme, Vaudois, Allemands, Français, Anglais, Italiens et Hollandais, en furent entièrement convaincus par le Saint-Esprit. Ce Texte glorieux est celui qui est à la base du Nouveau Testament de la Bible Authentique de langue française.


La Bible Authentique:

 

 Les Vaudois du Piémont furent parmi les premiers en Europe à posséder une traduction Fidèle des Saintes Écritures. Des siècles avant la Réforme ils avaient une Bible manuscrite en vieux latin qui est connue comme "la Vestus Itala". Théodore de Bèze (1519-1605) affirma irréfutablement que l'Église Vaudoise fut fondée vers l'an 120. Le Dr. F.H.A. Scrivener (1883) confirma que les Vaudois firent leur traduction des Saintes Écritures, la Vestus Itala, à partir des manuscrits originaux des Apôtres à Antioche.


 L'antiquité de l'Église Vaudoise est attestée aussi par un des plus grands savants accomplis dans l'histoire ancienne et classique, la Dr. Alexandre Hislop, dans son oeuvre remarquable "Les Deux Babylones": "La véritable Église, la fiancée, l'épouse de l'Agneau, en tant qu'elle se trouvait dans les limites de l'empire occidental, trouva refuge avec ses membres dévoués comme Jovinien, Vigilance, les Vaudois, et d'autres qui demeurèrent fidèles, dans les régions sauvages des Alpes cottiennes, et dans d'autres pays isolés de l'Europe. De grands historiens comme Léger, Gilly, Allix, Comba et Nolan qui considérèrent soigneusement la question, affirment tous avec assurance que l'Église primitive fut préservée dans les vallées des Alpes chez les Vaudois".


 Benjamin G. Wilkinson (1930), cité par le Dr. David Otis Fuller, mentionne que "les Vaudois remplissent la prophétie de l'Église qui se sauva dans la désert où elle avait un lieu préparé par Dieu (Apoc.12: 6)". Dans "La Noble Leçon" (La Noble Leycon) écrite dans l'ancienne langue vaudoise vers l'an 1,100; nous avons la preuve positive que l'opposition de l'Église Vaudoise contre l'Église de Rome, débuta premièrement dans les jours de l'empereur Constantin, lorsque Sylvestre fut pape (314-337). En effet, le nom de "Itala", nous dit le professeur Wilkinson, est dérivé du distrique Italique des régions Vaudoises.


 Le Rev. James Townley affirme aussi d'une manière positive que les Vaudois sont les descendants propres des Cathares ou Puritains. Les Cathares qui habitèrent les vallées alpines du Piémont furent donné le nom de Vaudois; probablement du mot "Vau" ou "Val" qui devint "vallée", et du mot "Oie, des oiseaux sauvages qui viennent des régions arctiques et hivernent dans le sud de la France et dans l'Italie du nord. Ainsi le mot "Vaudois" signifie "Vallée des oies". Ceux des Cathares qui habitèrent Valence dans la région Rhône-alpes au sud-est de la France furent donné le nom de Valentinois, et ceux qui habitèrent la région d'Albi furent nommé Albigeois. Le schisme des Novatiens et des Donatistes (251) qui voulaient une Église pure, fut supporté par les Cathares, les Purs ou les Parfaits. A cause de l'opposition de l'Église Vaudoise à l'Église Romaine, on diffama le caractère des Cathares et on falsifia leurs écrits. Ils furent dénoncés comme hérétiques, persécutés, torturés et massacrés à maintes reprises. Depuis, leurs ennemis s'efforcent à prouver que les Vaudois seraient une secte d'hérétiques qui aurait débutée au 1211 siècle avec un marchand de Lyon nommé Pierre Valdo, qui a toutefois joué un rôle important dans leur histoire, sans être leur fondateur.


Pierre Valdo fit une traduction en langue vulgaire de la Vestus Itala. Cette traduction est connue comme la Version Romanche, langue parlée par les nations Européennes du sud durant le moyen-âge. Six copies de cette version existent encore et sont préservées dans les librairies principales de l'Europe. Valdo fit aussi une traduction en Français avec l'aide de Bernard Ydros et Etienne de Ansa. Il fut condamné par le pape Alexandre 111 (1159-1181) pour avoir traduit les Écritures en langue commune du peuple. Dénoncé comme la pire des hérétiques, il fut le premier à souffrir la persécution de l'Église de Rome pour s'avoir distingué par son biblicisme et sa piété personnelle. Persécuté, il s'enfuit en Allemagne et finalement en Bohême où il mourut vers l'an 1179.


  Les Albigeois qui habitèrent certaines parties de l'Espagne, furent les auteurs de plusieurs versions Espagnoles interdites par Jacques I, roi d'Aragon, sous l'ordre du pape. Toutefois, vers la fin de ce siècle, Alphonse le Sage, roi de Castille, fit plus pieux et se procura une traduction Albigeoise de la Bible en dialecte Castillan qu'il rendit accessible aux plus illettrés.


 Malgré l'intervention de Rome, la Bible était répandue partout dans le midi de la France, et on pouvait se la procurer facilement soit à Toulouse où à Montpellier, pour un prix relativement modique. Par un travail inlassable, accompli parfois dans des cavernes sombres et profondes à la lumière des torches, l'Écriture Sainte était transcrite par les Vaudois, mot par mot, chapitre par chapitre, et la vérité révélée, plus étincelante que l'or le plus pur, brillait d'un éclat accru par les épreuves que ces vaillants ouvriers avaient subies pour Elle, scellant la Bible Authentique de leur sang. Ainsi nous dit Daniel Lortsch "Histoire de la Bible française":  "Dans le midi comme dans le nord, la Bible, une fois connue, se rendit indispensable. On ne put pas la déloger. Bien plus, ces traductions françaises ou provençales des Écritures, non seulement ne purent être extirpées du sol qui les avait vues naître, mais encore elles rayonnèrent bien au delà des limites et de la Provence et de la France".

Chapitre 3

Textes Hébreu et Grec

de la Bible Authentique

  

L'étude des vieux manuscrits de la Bible italienne primitive montre d'une manière évidente qu'à la base de la Bible italienne il n'y a non seulement la Vestus Itala latine des Vaudois, et non la Vulgate latine de Rome, mais aussi des traductions françaises et provençales. Une traduction vénitienne trahit comme source, sans que le doute soit possible, une version française qui serait possiblement celle de Pierre Valdo. De plus, le texte latin lui-même, qui a servi pour la version italienne, contient plusieurs locutions très rares dans les manuscrits bibliques, mais particulières aux leçons reçues dans le midi de la France où les Vaudois habitèrent. La conclusion s'impose: les premiers qui travaillèrent à la traduction de la Bible en italien sont des missionnaires Vaudois venus de France. Et il en a été de même dans l'Espagne occidentale. Une grande partie de la traduction des Albigeois en catalan, de l'Ancien comme du Nouveau Testament, procède soit de la Vestus Itala (non de la Vulgate), soit de la traduction française du treizième siècle.Le peuple des Albigeois et des Vaudois qui brava le martyre pour l'amour de la Bible, ne devait pas périr entièrement. Le sang qu'ils répandirent appelle et prépare la réaction victorieuse du seizième siècle, et ceux d'entre eux qui survivent se réfugient dans les hautes Alpes de la France et du Piémont, qui deviennent le boulevard de la liberté religieuse. La mission de ces peuples fut de donner asile à la Bible jusqu'au jour où elle descendrait de ces remparts neigeux pour conquérir le monde.


La devise des Vaudois: "Lux Lucet in Tenebris" ou "Une lumière qui brille dans les ténèbres", indique clairement qu'ils étaient conscient qu'ils furent appelé du Seigneur à un but très spécial; celui de maintenir Sa lumière et Sa vérité au milieu des ténèbres de l'ignorance et des erreurs de Rome.


 9.La Bible d'Olivetan:

 

 La première traduction de la Bible en français d'après les textes originaux Hébreu et Grec, fut publiée à Neuchâtel par Robert Olivetan en 1535. L'initiative de cette oeuvre qui devint la Bible Officielle de la Réforme française, revient au Synode des Églises Vaudoises dans sa session du 12 Octobre, 1532. Cette rencontre historique eût lieu dans la ville de Chamforans au cœur de la vallée d'Angrogne, où des milliers de Vaudois périrent atrocement pour leur foi sous l'inquisition papale. Les Églises Vaudoises y furent tous représentées, incluant celle de Calabres qui fut presque exterminée au 14" siècle. Les Églises Albigeoises ainsi que les Églises Bohémiennes y envoyèrent des délégués. De la part des Réformés, Guillaume Farel, de descendance Vaudoise, et Antoine Saunier représentèrent les Églises françaises de la Suisse. Les Églises Vaudoises résolurent de faire une Bible en Français et d'en faire un présent aux Églises Réformées. Malgré leur pauvreté, les Vaudois en absorbèrent joyeusement les frais qui s'élevèrent à plus de 1,500 couronnes d'or. Ainsi les Vaudois transmirent aux Églises Réformées de langue française, le Livre Sacré qu'ils avaient reçu de l'Église primitive. Restait à trouver un traducteur pour accomplir cette oeuvre majestueuse. Après de vives instances, Farel et Viret réussirent à convaincre Olivetan, disciple de Lefèvre d'Estaples et cousin de Jean Calvin, à entreprendre cette tâche. Olivetan enseignait le Grec et l'Hébreu à Strasbourg, et était déjà occupé depuis longtemps à la traduction de l'Ancien Testament. C'est pour cela que ses amis l'avaient si fort pressé d'accepter une tâche déjà préparée et qu'il ne lui restait guère qu'à mettre au point.


 Olivetan avait à sa disposition de nombreux anciens manuscrits de Lefèvre d'Estaples, dont un de la Vestus Itala ou Version Italique en vieux latin. Il consulta aussi la Bible Allemande de Martin Luther, la Teplice Bohémienne, la Vulgate Latine et la Version Romanche des Vaudois, Pour la texte Hébreu, il disposait des trois premières éditions imprimées du Texte Massorétique (1488, 1491, 1494), dont la troisième fut utilisée par Luther. Pour le Grec du Nouveau Testament il avait accès aux quatre premières éditions du texte d"Érasme de Rotterdam, ami intime de Lefèvre d'Estaples. Olivetan ne mit guère qu'une année à s'acquitter de sa tâche, et l'impression ne prit que quatre mois. Par les labeurs de son travail, Olivetan fut considéré par M. Doumergue, un des fondateurs de la langue française, entre Rabelais et Calvin, plus près de Rabelais pour le style, plus près de Calvin pour la pensée. La Bible d'Olivetan, adoptée par les Albigeois, les Bohémiens, les Vaudois et les Huguenots, fut améliorée par de nombreuses révisions. L'auteur lui-même en fit une en 1537 avant de mourir. Jean Léger, historien Vaudois, dit de cette dernière révision par Olivetan:


"C'est ma bonne grâce d'avoir devant moi ce livre d'Olivetan pur et complet. Je dis pur, car tous les anciens exemplaires que nous trouvons chez les Papistes sont remplis de falsifications; ce qui causa Théodore de Bèze à dire que ce fut par les Vaudois que la France a aujourd'hui la Bible en sa propre langue. Olivetan, cet homme de Dieu, affirma dans la "Préface" de sa Bible, que depuis la temps des apôtres et leurs successeurs immédiats, la flambeau de l'Évangile fut allumé parmi les Vaudois et ne fut jamais éteint". "On voit que la traduction d'Olivetan a été faite en plein champ de bataille", nous dit Daniel Lortsch. "On ne saurait accorder une attention trop minutieuse à cette Bible qui a fourni la nourriture spirituelle de nos pères pendant plus de trois siècles. Ce volume est pour les protestants français une vraie relique de famille. Cette Bible, d'ailleurs, dès qu'on la regarde de près, a quelque chose de vivant. Quand on en tourne les feuilles, on voit que tout y respire et l'amour de la Bible, et l'amour des âmes. A la dernière page du volume vient un curieux morceau en vers qui renferme une énigme. Si on joint ensemble les lettres initiales de tous les mots de ces dix vers, on obtient les deux vers suivants: "Les Vaudois, peuple évangélique, ont mis ce trésor en publique". Jamais Bible ne fut imprimée avec plus d'amour et plus de goût. "Je n'hésite pas à déclarer", a dit M. Reuss, "que l'Ancien Testament d'Olivétan est non seulement une oeuvre d'érudition et de mérite, mais un véritable chef d'œuvre". Toutefois, Reuss, un théologien libéral, adepte de la critique négative de Richard Simon, s'attaque au Nouveau Testament d'Olivétan. Voulant discréditer ce Texte Authentique de la Parole de Dieu, cet apostasié veut nous faire croire que la traduction d'Olivétan fut faite à partir de la Vulgate et qu'il se borna à revoir la traduction latine d'Érasme et celle de Lefèvre d'Estaples. Ceci est un mensonge monstrueux. Olivétan ne se bornait pas à faire une révision du Nouveau Testament de Lefèvre d'Estaples, mais une nouvelle traduction à partir du Texte Reçu Grec d'Érasme. Il faut préciser que jamais un Vaudois n'utiliserait le texte de son ennemi le plus redoutable, l'Église Catholique Romaine, dans une Bible purement Vaudoise dont le Synode de ces Églises en avait payé les frais.


10.La Bible de l'Épée:

 

 La première édition de la Bible de l'Épée remonte à 1540 (La Bible en France, par: Emmanuel Pétavel). Elle fut l'œuvre du grand Réformateur Français, Jean Calvin, qui révisa la Bible Vaudoise d'Olivétan qu'il publia en 1535 et 1537. Cette révision de Calvin fut imprimé chez Jean Gérard sans autre caractère distinctif que la représentation d'un glaive sur la page titre. De là le nom sous lequel elle est connue comme "Bible de l'Épée". Après la mort d'Olivétan en 1538, Calvin devint le fidèle administrateur de l'héritage laissé par son cousin Vaudois à l'Église de Jésus-Christ. Outre l'édition de 1540, celles de 1545, de 1551 et de 1560, se distinguent par les améliorations apportées par sa main savante. L'édition de 1560 devint connue comme la célèbre Bible de Genève utilisée par les traducteurs de la King-James. La Bible de l'Épée pénétra en Nouvelle France avec les Huguenots, pour devenir "le Patrimoine spirituel des Québécois" et en faire "un peuple distinct". Théodore de Bèze, collègue de Calvin, fit une révision de cette Bible précieuse en 1588. Deux révisions modernes de cette Bible virent le jour sur les réseaux informatiques, dont une en l’an 2,000 et l’autre en l’an 2,003. Jean Leduc est celui qui entreprit ce travail énorme, assisté d’Alexandre Grondin. Le texte porte une traduction étymologique, particulièrement dans la Genèse, une première en langue française.


11.La Bible Martin:


 A la fin du 17ème, siècle, le Synode des Églises Wallonnes confia à David Martin la tâche de mettre au point la Bible française d'Olivétan, devenue presque illisible. Pasteur à Utrecht, il fit paraître en 1707 une Bible complète avec un texte qui était celui de Genève (1560), "revu sur les originaux et retouché dans le langage". Ce fut une des révisions les plus durables du travail d'Olivétan. Malgré les révisions de cette Bible par Pierre Moques en 1736, et par Samuel Scholl en 1746, elle conserva un style assez archaïque, tout comme sa soeur jumelle anglaise, la célèbre King-James. Elle a toutefois l'avantage d'être la traduction française la plus précise des Originaux.  La Bible Martin, dans sa Version Officielle de 1855, est encore publiée de nos jours par "l'Association Biblique Internationale de Dallas, au Texas".


12.La Bible Ostervald:


 Pasteur à Neuchâtel, Jean Frédéric Ostervald, fit publié en 1744 une révision de la Bible de Genève de 1724 qui représentait le texte de 1588 par Théodore de Bèze. Ostervald travaillait sur le Texte Reçu Grec et produisit une véritable traduction révisée. Le volume se présenta comme "la Sainte Bible ... revue et corrigée... par les pasteurs et professeurs de l'Église de Genève. Nouvelle édition revue, corrigée et augmentée". Il est écrit dans l'Avertissement qui suit la titre: "En conservant la version qui est reçue dans nos églises, il (Ostervald) y a fait des corrections qui paraissaient nécessaire et changé des expressions et des manières de parler qui ne sont plus en usage et qui pourraient causer de l'obscurité,,. Cette indication avec ses termes modestes, caractérise exactement l'oeuvre d'Ostervald. En résumé, la Bible Ostervald représente la révision de 1588, à peine retouchée pour l'Ancien Testament et rajeunie dans la forme pour le Nouveau Testament. On la préféra, avec raison, à des traductions plus coulantes mais trop libres; principalement aux traductions Catholiques qui altéraient le texte en sens contraire. La Bible sur laquelle fut basée la révision d'Ostervald, contient dans une de ses premières pages une liste des livres de la Bible, avec le nombre des versets et chapitres de chaque livre, et au bas de la liste le total des chiffres. Nous apprenons ainsi que l'Ancien Testament contient 23,209 versets, la Nouveau Testament 7,958 versets, et la Bible entière 31,167 versets.


 Depuis, diverses révisions du texte d'Olivétan de la Bible Ostervald virent le jour. Une révision Fut faite à Lausanne en 1822; une autre par la Société Biblique de Paris en 1824; une seconde révision par la Société Biblique de Lausanne en 1836; Matter en fit une révision à Londres en 1849 qui fut publiée par la Société Biblique Américaine en 1854. La Société Biblique de France entreprit en 1868, la révision de l'Ancien Testament. Cette révision, oeuvre de cinq réviseurs, parut en 1881. La traduction de certains livres, Job par exemple, était entièrement nouvelle. A cet Ancien Testament révisé fut joint le Nouveau Testament de Charles Frossard de 1869. Malgré que cette traduction supporte le Texte Minoritaire en certains endroits, particulièrement dans Luc 2 : 22, cette révision faite sur le Texte Reçu eut de très grands succès. La Bible entière fut publiée par la Trinitarian Bible Society jusqu'au début des années 1950. Elle fut révisée par la "Mission Baptiste Maranatha" et publiée en 1996 par "Bearing Precious Seed" dans la ville de Milford en Ohio; ceux-ci firent une autre révision qui sortit en l'an 2000. Bonnet et Saup firent une révision de l'Ostervald en 1875 et 1885. L'édition de 1885, vastement supérieure dans sa précision sur les Originaux, fut publiée par la Société Biblique Britannique et Étrangère.


Nous pouvons donc être assuré, qu'avec la Bible Martin et la Bible Ostervald, nous avons encore de nos jours la Bible Authentique inspirée que le Seigneur Jésus a désigné pour son peuple de langue française.

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