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 COMMENT VIVRE UNE VIE

DE VAINQUEUR

par un disciple inconnu

«traduction amplifiée, et mise en page par Jean leDuc»

 «Ce livre pourrait se nommer «La Prédestination Pratique»


  



CHAPITRE 1

UNE TELLE VIE EST-ELLE POSSIBLE ?

 

CHAPITRE 2

LES PETITS PÉCHÉS PEUVENT-ILS ÊTRE CONQUIS ?

 

CHAPITRE 3

L’AMOUR DE DIEU NE PEUT MANQUER

 

CHAPITRE 4

LA MANIÈRE DONT LE PÉCHÉ EST MAÎTRISÉ !



  




CHAPITRE 5

AUCUN NE PEUT IMITER CHRIST

 

CHAPITRE 6

COMMENT ENTRER DANS LA VIE DE SAINTETE !

 

CHAPITRE 7

ATTACHÉ AVEC CHRIST

 

CHAPITRE 8

ABANDONNER TOUT À CHRIST


  

AVANT PROPOS  


                                                                                         

  Dans ma vie j’ai lu des milliers de livres, et cela souvent à maintes reprises. Mes doigts ont tourné des millions de pages et mes yeux ont contemplé des merveilles innombrables. Mon esprit a saisit, analysé et comprit un grand nombre de choses, et même j’ai écrit plusieurs livres sur plusieurs sujets, particulièrement sur les doctrines de la grâce. J’ai été donné la révélation exquise de la TULIPE du divin Jardinier ainsi que le don de voyance qui perce au-delà du voile de la conscience dans les perceptions de la gloire. Mais aucun sujet n’est plus vital et pratique que celui de la Vie Victorieuse qui est abordé dans ce livre. Comme l’auteur, moi aussi j’ai appris à connaître mon abaissement, mes faiblesses et mes échecs; mais j’ai aussi appris quelque chose de la valeur suffisante d’un parfait Sauveur et d’un Roi Souverain. Je dois beaucoup à la vie de grands hommes de Dieu qui ont approfondi les mystères de la grâce souveraine et qui se sont dépensés corps et âme à en transmettre la vérité, mais la grande crise dans ma vie spirituelle n’est pas venue par des conventions traditionnelles, mais dans le calme et le silence de mes propres réflexions. Je suis persuadé que l’expérience décrite dans ce livre est celle de milliers de chrétiens, hommes et femmes, qui ont présentement la Vie en Christ et qui sont des disciples sincères et dévoués, mais qui aspirent pour une Puissance qui maîtrisera ce qui est souvent nommé «les petits péchés mignons» qui, comme des renards, ravagent la vigne du Seigneur et nous cause tellement de désarroi. La Puissance est au Seigneur Jésus-Christ qui Lui-même la donne gratuitement à ses élus qui ont reçu de Lui le don de croire en son nom. Ainsi ce livre va au-devant avec beaucoup de prière afin que d’autres puissent être aidés et encouragés par les choses qui me furent une inspiration glorieuse, et que rien de mon moi ne soit alloué à demeurer dans ses pages pour entraver cette précieuse vérité. Les versets cités dans ce livre proviennent tous de la Bible de l’Épée, à moins d’être indiqué autrement.


Jean leDuc, mars 2005.

A Christ seul soit la Gloire


«Note : le texte de ce livre ne contient aucun droit d’auteur ni aucune année de publication»



                            


CHAPITRE 1

UNE TELLE VIE EST-ELLE POSSIBLE ?


   Existe-t-il une telle vie ? L’apôtre Jean nous dit clairement que chaque enfant de Dieu «remporte la victoire sur le monde». Or ceci est vraiment la VICTOIRE ! En plus, il nous dit comment cette victoire est sécurisée : «Parce que tout ce qui est né de Dieu, surmonte le monde, et ce qui nous fait remporter la victoire sur le monde, c’est notre foi.» (1 Jean 5 :4; Bible de l’Épée) et alors on se laisse aller dans le désespoir ? Tout cela semble trop vague, trop indéfinie. D’ailleurs, notre foi n’est-t-elle pas trop petite ou trop faible ? Ou peut-être que nous n’avons pas le bon genre de foi qu’il nous faut pour obtenir cette victoire. Plusieurs de nous maintiennent l’idée sournoise d’un enfant qui dit : «la foi c’est croire ce qui n’existe pas». Mais de ceci nous sommes assurés, que pour la majorité des chrétiens, une vie victorieuse en Christ n’est qu’un beau mirage qui s’évanouit dans l’air, ou qui recule dans la distance chaque fois que nous l’approchons. Ainsi notre espérance se porte vers le ciel pour obtenir une telle vie. Mais l’apôtre Jean ne parle pas d’une victoire que nous obtiendrons au ciel, car là «la foi n’existe plus dans la présence de Christ», la foi n’est plus nécessaire à ceux qui sont déjà parvenu à la Cité Céleste, car le but de la foi a été atteint. Alors, il doit y avoir une victoire possible ici sur la terre qui est en quelque mesure une résultante de la foi. L’auteur de ces mots donnerait joyeusement tout ce qu’il a en ce monde, en échange s’il avait pu réaliser cela une trentaine d’années passées. Après plusieurs années d’études sur la Bible, et après maints combats inutiles contre la tentation qui, avec une régularité monotone, le mit à l’épreuve; il vit finalement comment s’en sortir – ou plutôt comment entrer dans le chemin de la victoire – un chemin vivant – et il s’y empressa. Il réalise maintenant que la victoire existe, et il s’étonne de voir comment il ne l’avait pas vu auparavant. Dans la joie, de ce qui pour lui était une nouvelle découverte, il aspire «en ces derniers jours» à partager avec les autres cette grande bénédiction. N’existe-t-il pas parmi les chrétiens de nos jours l’espérance de posséder, non la vie éternelle, car ils ont déjà cette vie, mais d’obtenir «une vie spirituelle plus abondante» ?


Une Vie de Victoire ! Ces mots résonnent d’espérance. Or, chaque fois que les gens entendent qu’un tel message est proclamé, hommes et femmes accourent pour découvrir le secret d’une telle vie. Intuitivement ils savent qu’avec la victoire, la défaite disparaît. Ces tristes fluctuations, les hauts et les bas qu’ils traversent dans la vie spirituelle et qui leurs donnent tant de désespoir, disparaîtront. Ces traîtrises honteuses qu’ils ont commises envers le Maître et qui les découragent, s’évanouiront comme les nuages se dissipent sous le vent.


- Avec la victoire vient la paix, une paix qui surpasse toute compréhension.

- Avec la victoire vient la joie, une réjouissance dans «une joie indescriptible et glorieuse» (1 Pierre 1 :8).

- Avec la victoire vient la puissance, «la puissance même de Dieu».

 

La Vie de Victoire, une vie de paix, de joie et de puissance. Une-t-elle vie ne satisferait-elle pas n’importe quel homme ou n’importe quelle femme ? Peut-on demander quelques choses de mieux ? Or Christ nous offre une telle vie.

 

L’auteur se propose d’expliquer au plus simple des esprits ce que la Bible dit sur cette vie d’une manière claire et précise. Il sera demander, peut-elle être obtenue et demeurera-t-elle avec nous ? Quels sont ses difficultés et ses dangers ? Peut-elle être perdue, et si oui, peut-elle être retrouvée ? Nous parlerons de la vrai victoire et de la fausse victoire. Nous espérons décrire ses triomphes et ses épreuves. Maintenant nous désirons…


Donner un avertissement


Satan va faire tout en son pouvoir pour vous embrouiller, pour vous confondre et vous troubler sur ce sujet. Il va vous amener toutes sortes de doutes et de difficultés. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il ne veut pas que vous ayez la victoire. Croyez-moi, ça ne dérange aucunement le diable que vous soyez «religieux», et que vous tentiez de faire des œuvres «sans puissance», autant que vous êtes à court d’obtenir «la Vie de Victorieuse».

 

Du temps que vous allez vers le monde pour obtenir ce qui fait votre plaisir, et aussi longtemps que vous tombez dans les péchés habituels des gens respectables, et le plus que vous essayer d’agir pour Christ, le plus que le diable est content. Rien ne lui fait plus plaisir que de voir des chrétiens mondains tenter désespérément d’être occuper aux choses de Christ. Le diable va faire de son mieux pour discréditer l’enseignement sur la Vie Victorieuse et vous garder de rechercher sa compréhension. Aucun n’est plus professionnel que lui à tordre les Écritures.

 

Mais soyez assuré de ceci, que cet enseignement frappe le diable en plein cœur, et vous en serez conscient lorsque des difficultés sur ce sujet seront suggérées à votre esprit par des versets de l’Écriture qui vous viendront soudainement pour contredire ce qui est dit dans les chapitres de ce livre.

 

Aucun n’est plus anxieux que l’auteur de voir à ce que seulement la vérité en Christ soit entendue. Si aucune des affirmations n’est pas pleinement supportée par l’Écriture ou n’est pas véridique à l’expérience, aucun ne se réjouira plus d’être dirigé dans la bonne voie que l’écrivain qui désire que tous chrétiens soient «remplis de toute la plénitude de Dieu».





CHAPITRE 2

LES PETITS PÉCHÉS PEUVENT-ILS ÊTRE CONQUIS ?


La Vie Victorieuse est une vie de victoire sur le péché. Cela est-il possible ? Il n’est pas question ici d’un absolu, d’une vie parfaite sans péché comme celle de Christ, ou encore comme celle d’Adam avant la chute. Cette déclaration de l’apôtre Jean demeure toujours : «Si nous disons que nous n’avons point de péché, nous nous séduisons nous–mêmes, et la vérité n’est point en nous.» (1 Jean 1 :8).

 

La Victoire nous est-elle promise ?


La question à laquelle nous faisons face est celle-ci : Pouvons-nous obtenir la victoire sur les péchés volontaires ? L’espérance d’une telle victoire est-elle enseignée dans la Bible ? Ne fut-elle jamais expérimentée ou vécue par des hommes de nos jours ? Si oui, est-ce que n’importe quel croyant en Christ peut avoir la victoire sur tous les péchés connus, disons pour seulement une journée entière, ou est-ce qu’une telle victoire est réservée uniquement à nos dirigeants spirituels ?

 

Sûrement ces questions viennent souvent dans l’esprit des gens. Nous désirons tous une telle victoire, même que plusieurs églises institutionnalisées prient souvent : «Seigneur, garde nous sans péchés aujourd’hui.» - «Accorde nous aujourd’hui de ne pas tomber dans aucun péché.» Le Seigneur Lui-même nous enseigna à prier, «délivre-nous du mal» - ou du malin – le péché ou l’agitateur du péché. Dans l’enseignement de nos églises nous instruisons nos enfants qu’en cette prière nous demandons à Dieu «de nous garder du péché et de toutes espèces de mal». Christ ou les branches du christianisme, institutionnalisées ou non, nous demande-t-il quelque chose d’impossible ? Si ces prières ne sont pas que des moqueries, donc une Vie Victorieuse est définitivement possible.

 

Mais revenons à la vie de tous les jours. Pouvons-nous penser à un seul péché sur lequel Christ n’a pas eu la victoire ? Nous avons vu des alcooliques se tourner vers Christ, et dans un seul moment, obtenir la victoire sur la boisson. De tels hommes déclarent non seulement qu’ils non jamais retombé, mais que le désir même pour l’alcool fut entièrement enlevé. Non pas qu’il soit méchant de boire de l’alcool, mais l’abus porte au dérèglement et à l’addiction, et cette dernière porte inévitablement à la ruine. Il en est de même pour les drogués et les obsédés sexuels. Une telle délivrance est miraculeuse. Ainsi il en est avec tous les péchés tenaces. Dieu a donné une Victoire complète et instantanée.

 

Si alors nous pouvons obtenir la Victoire sur un péché profondément enraciné, notre Seigneur ne peut-il pas nous faire triompher sur les péchés que nous considérons «de moindre importance ?» En général les chrétiens, dans la grande majorité des cas, ne sont pas alcooliques, vicieux ou immoraux, du moins ils ne l’admettent pas prétendant être meilleur que les gens de la base société, refusant de reconnaître qu’ils sont aussi pourri intérieurement. Mais ceci peut- être dit aussi de plusieurs personnes mondaines qui ne connaissent point Christ dans leur vie. En fait, n’est-il pas vrai qu’il y a peut de différence entre le commun du chrétien et le non croyant du monde ? Tellement que ce dernier dit : «Quel avantage y a-t-il pour moi de devenir chrétien ?» Et, que pouvons-nous répliquer ? Quel avantage a un tel homme ? Et que peuvent bénéficier les autres par le changement d’un tel homme ? En plus, qu’en est-il des chrétiens qui se flattent de ne pas commettre de tels péchés grossiers, mais qui sont négligents envers les besoins de leurs frères, qui mentent à leurs enfants, ou qui discréditent sournoisement le caractère d’un autre ? Ne sont-ils pas pire qu’eux ? Les disciples du diable ne sont-ils pas moins prétentieux que beaucoup de chrétiens ? Au moins ils affichent leurs couleurs et nous savons quoi nous attendre d’eux.


Sous la tyrannie du péché


Pouvons-nous voir des signes de la Vie Victorieuse dans la majorité de ceux qui professent être chrétiens ? Dans n’importe quelle église florissante, combien de membres s’y trouvent-ils remplis d’un ardent amour pour la vérité et d’un zèle passionné pour Christ et sa pure Parole ? Nous faisons que demander la question, à vous de discerner.

 

Dans combien pouvons-nous voir la Victoire sur les soi-disant péchés respectables ? – le mauvais tempérament, l’irritabilité, l’orgueil, la jalousie, les répliques injustifiées, les paroles cruelles, les regards haineux, le manque d’amour, l’anxiété, la négligence de la Parole et de la prière, la tolérance du mensonge et de la corruption ?

 

Or nous demandons en toute humilité, y a-t-il un remède ? Existe-t-il la moindre espérance d’obtenir la Vie Victorieuse ? C’est à dire une vie de Victoire habituelle sur les péchés, qu’ils soient petits ou grands – une vie de communion constante et consciente avec Dieu ?



  

Si une telle espérance peut-être trouvée, elle se trouvera certainement dans la Sainte Parole de Dieu. S’y trouve-t-elle ? «La Victoire sur les péchés connus ! Puis je l’avoir ?» Voilà toute une question. Peut-on l’avoir pour une heure, pour une journée, pourquoi pas constamment comme une bonne habitude qui est semée dans la terre fertile de nos cœurs languissants ? Oserons-nous demander à chaque lecteur de mettre de côté toutes ses idées sur une telle question ? L’approcherez-vous avec un esprit sans préjugés et sans détournements ? Oubliez tous vos manques, vos chutes, vos faiblesses, ainsi que ceux des autres chrétiens. Même, oubliez toutes les théories de sainteté que vous préconisées. Allouez simplement la Parole de Dieu à parler pour elle-même. Sûrement cette requête n’est pas injuste ?


Une promesse et un commandement


Quel est le sujet principal du Nouveau Testament ? De loin la plus grande partie est dévouée à dire aux chrétiens comment vivre après qu’ils ont reçu Christ comme leur Sauveur, plutôt que de nous indiquer comment être sauvé de la peine du péché. Non pas que l’enseignement du salut soit sans importance, car la connaissance des doctrines de la grâce est cruciale à une bonne marche chrétienne. La Vie Victorieuse ne marche pas indépendamment de la vérité qui y est enseignée, en fait les deux se complémentent sous l’économie de la grâce, car le salut n’est pas seulement un début mais aussi un point à atteindre. Tout comme le salut, la Vie Victorieuse est complètement ancrée sur la Souveraineté de Dieu et non sur les efforts ou la coopération de l’homme, mais sur le bon plaisir de Celui qui a préordonné toutes choses. Plusieurs antagonistes diront : «Mais ça sent la TULIPE ici», et ils auront raison car la fleur du christianisme dégage une odeur de vie pour les élus et une odeur de mort pour les réprouvés. Aucune Vie de Victoire n’est possible sans la vérité.

 

Avant la naissance de notre divin Sauveur, l’ange du Seigneur a dit : «tu lui donneras le nom de JÉSUS (YAHWEH ou l’Éternel le Sauveur); car c’est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés.» (Matt. 1 :21), et nous sommes son peuple tous ceux qui ont été prédestiné au salut avant la fondation du monde et qui ont reçu l’appel irrésistible de la grâce afin d’être rendu conforme à son image.

 

Très tôt dans son ministère, le Seigneur Jésus Lui-même a dit à ses disciples : «Soyez donc irréprochable, comme votre Père qui est dans les cieux est irréprochable.» (Matt. 5 :48). D’être irréprochable, ou comme plusieurs versions traduisent «être parfait», signifie quelque chose d’important par rapport à la Vie Victorieuse. Le Seigneur ne nous demandera jamais quelque chose d’impossible. Ici il demande de nous un genre de perfection qui est en quelque façon celle du Père céleste. Quelle merveille, mais à première vue, cela nous semble impossible, même incompréhensible. Mais ceci est le commandement qui est exigé de nous : «être irréprochables». Dans ce contexte nous voyons que le terme «irréprochables» est beaucoup plus clair et beaucoup plus précis que celui de «parfaits», car il ne nous donne point l’idée d’un concept inaccessible. L’apôtre Pierre, parlant par le Saint-Esprit, nous donne une exhortation similaire : «Mais comme celui qui vous a appelés, est saint, soyez vous–mêmes saints dans toute votre conduite.» (1 Pierre 1 :15). Nous sommes donc définitivement commandé de posséder une sorte de «sainteté» - en fait, une sainteté comme celle du Seigneur Jésus-Christ.


L’apôtre Paul, dans son Épître aux Hébreux, nous montre comment cela est important: «Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.» (Héb. 12 :14). L’apôtre Jean nous dit clairement qu’il écrit son Épître «afin que nous péchions point.» (1 Jean 2 :1). Et quoiqu’il ajoute : «Et si quelqu'un a péché, nous avons un conseiller conforme au Père, Jésus-Christ le Juste. C'est lui qui est le sacrifice pour nos péchés; et non seulement pour les nôtres, mais aussi pour la totalité des disposés au salut.» (1 Jean 2 : 1, 2), il est évident que ce n’est pas la norme pour un chrétien de «pratiquer le péché».

 

Pouvons-nous demander humblement si c’est une présomption de notre part que de chercher la signification de ces paroles ?

 

Où se trouve la présomption !


Cela serait sûrement une présomption que de douter de la possibilité de suivre un commandement du Seigneur Jésus ou du Saint-Esprit ? Les disciples sincères du Seigneur Jésus ne devraient-ils pas chercher la signification de ces versets de l’Écriture ?

 

Recherchez-vous le retour ou plutôt l’apparition finale du Seigneur Jésus ? Cela est-il votre espérance ? Alors l’apôtre Jean a dit plus de 1,900 années passées que, «quiconque a cette espérance en lui, se purifie lui-même, comme lui est pur.» (1 Jean 3 :3). Comme vous voyez, Jean lui-même s’attend à trouver dans les chrétiens une pureté semblable à celle de Christ. Même qu’il ajoute : «Celui qui est né de Dieu, ne pratique point le péché, parce que le Germe de Dieu demeure en lui; et il ne peut pécher, parce qu'il est né de Dieu.» (1 Jean 3 :9).

 

Nous ne nous sommes pas encore référés aux déclarations de l’apôtre Paul sur le même sujet : «considérez-vous comme morts au péché…» «Car le péché ne dominera pas sur vous.» (Rom. 6 :11, 14). En plus, Paul nous dit précisément quoi faire pour obtenir la Victoire : «Prenant, par-dessus tout, le bouclier de la foi, par le moyen duquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin.» (Éph. 6 :16).

 

Sincèrement, nos cœurs ne brûlent-ils pas à l’intérieur de nous à la pensée de ces paroles de l’Écriture qui nous présentent une telle Vie de Victoire ? Maintenant, quoique nous puissions penser de ces paroles de l’Écriture, quoique soient nos préjudices ou nos chutes et faiblesses du passé, nous ne pouvons dénier les faits suivants :

 

Nous sommes commandé d’avoir une perfection qui est en quelque façon semblable au Père céleste.

Il y a une sainteté jointe à cette perfection qui est comme celle de Dieu Lui-même.

Il y a une pureté semblable à celle du Seigneur Jésus qui nous est offerte.

Il nous est montré une possibilité de résister à toutes les attaques du malin.

 

Une vie avec une telle perfection, une telle sainteté, une telle pureté, et une telle puissance produirait sûrement une Vie Victorieuse. Désirons-nous pousser la question plus loin ? Nous sommes absolument certains que Dieu ne se moque pas de nous en nous commandant une chose impossible, ou en nous offrant quelque chose qu’il ne puisse nous donner.

 

La question n’est pas «Puis-je vivre une Vie Victorieuse?». Nous savons tous que la réponse à cette question est un NON capital. La chose qui me concerne est plutôt ceci : «Jésus peut-il me rendre saint, me garder dans la sainteté, me donner une Vie de Victoire ? S’il le peut, ne pouvons-nous pas l’avoir ? Alors, ne nous exprimerons-nous pas avec Paul qui s’écrie dans l’exubérance d’un chant de Victoire, et cela en toute humilité et adoration : «Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous a donné la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ.» (1 Cor. 15 :57).




CHAPITRE 3

L’AMOUR DE DIEU NE PEUT MANQUER


Qu’est-ce que la Vie Victorieuse ? Elle est une vie de sainteté ou de perfection comme Paul l’indique souvent dans ses Épîtres. Alors évidemment la première chose que nous devons faire est de trouver exactement ce qu’implique le commandement et la promesse qui nous est donné dans le Nouveau Testament. Déjà, nous avons discuté de deux principes : LA SAINTETÉ ET LA PERFECTION. Que signifient ces mots ? Est-ce que la Sainteté est la même chose que la Perfection ?

 

Or ceci est un fait singulier que des chrétiens, dévoués mais défaits, recherchent la sainteté mais craignent la perfection. Nous entendons souvent l’expression populaire - «La perfection est une chose qui n’existe pas en ce monde» sur les lèvres de la grande majorité des chrétiens. Notre réponse est : «Quoiqu’elle soit, le Seigneur l’a ordonné.»

 

La perfection ici et maintenant

 

Selon un professeur de théologie, «la perfection est une chose non réalisable, elle est l’idéal dans lequel nous progressons dans l’éternité». Néanmoins, Christ demande de nous une sorte de perfection qui est disponible «ici et maintenant». Si nous sommes vraiment sincères, nous chercherons à comprendre ce que le Seigneur Jésus signifie par ses paroles : «Soyez ainsi parfait».

 

«C’est un commandement déconcertant», fut l’expression d’un prédicateur moderne, «mais lorsque le Seigneur ajoute «comme votre Père céleste est parfait» nous sommes frappé de stupeur, et dans le désespoir nous cessons d’obéir.» Mais ces paroles que le Seigneur ajoute sont la clé à la solution, car sur le moment même nous pouvons enlever toutes les fausses idées sur la perfection. De quelle façon le Père céleste est-il «parfait» ? Sûrement en toutes choses. Le Seigneur ne nous demande donc pas d’être parfait comme Dieu, car il est évident que nous ne sommes point Dieu. Le Père est parfait d’une manière absolue de pureté, sans aucune tache, sans péché; parfait en majesté, en gloire, et en sagesse. Une telle perfection ne peut être atteinte par l’homme mortel. Le mot «parfait» se réfère ainsi à la signification que nous avons vue plutôt, c’est à dire d’être «irréprochable» ou «sans reproche» dans notre conduite. Or, être «sans reproche» signifie littéralement «être complet» dans l’amour de Christ, c’est à dire de marcher dans une «pleine réalisation» que l’amour de Dieu est un amour sacrificiel que nous devons exercer les uns envers les autres. Nous sommes loin ici du concept traditionnel de l’amour détenu par la grande majorité des chrétiens pour qui l’amour est un sentiment. Quoique l’amour de Dieu puisse affecter les sentiments, il est avant toute choses «un renoncement de soi» qui implique d’être responsable l’un pour l’autre, c’est à dire «d’être mature dans la foi». Signalons le fait, encore une fois, que l’amour n’est pas indépendant de la vérité, car l’amour sans la vérité est de la prostitution spirituelle. Or, le commandement d’être parfait est simplement le commandement d’être rempli de l’amour de Dieu d’une manière pratique et vitale, pratique car l’amour est le lien qui uni le corps de Christ, vital car l’amour est basé sur les doctrines de la grâce essentielles au salut. Par ce commandement, le Seigneur demande de nous d’avoir un amour parfait, et cela ne signifie pas qu’un chrétien ne manquera pas dans l’application de ce commandement. L’amour parfait demeure en chacun de nous, car l’amour c’est Christ Lui-même qui demeure en nos cœurs. Mais cet amour qui est en nous doit être manifesté par la foi, et la foi est épurée par le feu des épreuves. Or la Vie Victorieuse est simplement une vie d’un parfait amour dans la foi en Christ qui demeure en nous, d’un renoncement à nous même envers Celui qui est digne de toute confiance. Il va sans dire qu’un tel amour se transpose ou s’exprime premièrement envers ceux qui sont dans la foi qui ont le même Esprit, et ensuite vers ceux du dehors; mais jamais l’inverse, car un père prend soin de ses propres enfants avant de prendre soin des enfants d’un autre.

 

Le Nouveau Commandement du Seigneur


Vers la fin de son ministère sur la terre, le Seigneur dit : «Je vous donne un commandement nouveau; c'est que vous vous aimiez les uns les autres; que, comme je vous ai aimés, vous vous aimiez sacrificiellement aussi les uns les autres.» (Jean 13 :34). Voici la règle et voici le point à atteindre du commandement. Comme Christ nous a aimé – ceci est la règle et ceci est l’amour parfait., et cela est exigé de chacun de nous sans exception. L’apôtre Paul nous rappelle que l’amour est le plus haut point de la loi, son apogée ou le plus haut degré de ses exigences ou de ses ordonnances : «L'amour sacrificiel ne fait point de mal au prochain; l'amour sacrificiel est donc l'accomplissement de la loi» (Rom. 13 :10). Mais ici nous arrivons à un dilemme sérieux. Comment pouvons-nous réconcilier le fait que l’amour soit l’apogée de la loi, et le fait que le chrétien ne soit plus sous la loi mais sous la grâce ? Comme précepte suprême de la loi, l’injonction de l’amour était la puissance du péché et de la mort : «Or, la provocation de la mort, c'est le péché; et la puissance du péché,c'est la loi.» (1 Cor. 15 :56). Non pas que la loi de l’amour est la cause du péché (Rom. 7 :7), mais que le péché qui est en nous est stimulé ou agité par la loi afin de manifester son égarement. Ainsi la loi de l’amour, avec tous les autres préceptes qui en découlent, a été donnée sous l’Ancienne Alliance pour indiquer que personne ne peut observer la loi et pour nous conduire à Christ qui est l’accomplissement de la loi pour nous qui sommes sous la grâce. Ceci est enseigné par l’apôtre Paul dans Gal. 3 :21-26 :

 

«21 La loi est-elle donc contraire aux promesses de Dieu? Nullement; car s'il eût été donné une loi qui pût donner la vie, la justice viendrait véritablement de la loi.

22 Mais l'Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que la promesse fût donnée, par la foi en Jésus-Christ, à ceux qui croient.

23 Or, avant que la foi viennent, nous étions renfermés sous la garde de la loi, pour la foi qui devait être révélée.

24 De sorte que la loi a été notre conducteur pour nous mener à Christ, afin que nous puissions être justifiés par la foi.

25 Or, la foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce conducteur légaliste.

26 Car vous êtes tous enfants de Dieu par la foi en Jésus-Christ.»

 

En d’autres mots, le caractère de la loi d’amour sous l’Ancienne Alliance a été transformé d’un précepte légal arrêté ou décrété à une Personne vivante sous la Nouvelle Alliance : «la loi de l'Esprit de vie, qui est en Jésus-Christ, m'a libéré de la loi du péché et de la mort. Car ce qui était impossible à la loi, parce qu'elle était affaiblie par la chair, Dieu l'a fait: envoyant son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché; et pour le péché, il a condamné le péché dans la chair; Afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l'Esprit.» (Rom. 8 :2-4); «Dieu fait éclater son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. Étant donc maintenant justifiés par son sang, à plus forte raison serons-nous sauvés par lui de la colère de Dieu.» (Rom. 5 :8, 9). De son caractère de loi, l’amour est devenu le principe de la foi, non plus comme une loi d’obligation à laquelle nous devrions obéir sans faute, mais comme une loi de liberté que Paul nomme «la loi de l’Esprit de vie qui est en Jésus-Christ» (Rom. 8 :2). Ainsi il est clair que la loi d’amour a subit une transformation glorieuse, tout comme Christ est mort sous la loi et ressuscité sous la grâce, car Christ Lui-même est le Détenteur Suprême de la loi et de la vie, il est l’incarnation de l’amour de Dieu, son accomplissement dans l’obéissance parfaite et son application dans la foi constante.

  

La question à savoir «si un homme imparfait ou une femme imparfaite peuvent avoir l’amour parfait» est donc répondue. Nul ne peut donc plus s’écrier, «Existe-t-il une telle chose comme l’amour parfait ?» à moins de ne pas avoir l’Esprit de Christ (Rom. 8 :9-11). Assurément que l’amour du Père est parfait et l’amour avec lequel Christ nous a aimés est parfait, mais l’amour de l’homme demeurera toujours imparfait. Toutefois la Bible dit : «l'espérance ne trompe point, parce que l'amour sacrificiel de Dieu est répandu dans nos cœurs, par l'Esprit-Saint qui nous a été donné.» (Rom. 5 :5). Ceci est la raison pour laquelle le Seigneur Jésus-Christ est venu en ce monde révélé le Père céleste. Nous avons sa propre Parole sur cela, lorsqu’il dit à ses disciples : «Père juste, le monde ne t'a point connu; mais moi, je t'ai connu, et ceux-ci ont connu que c'est toi qui m'as envoyé. Et je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux, et que moi-même je sois en eux.» (Jean 17 : 25, 26). Un des éléments les plus importants dans le contexte de ces derniers passages qu’il convient de remarquer est que l’amour parfait est «sélectif», il s’applique uniquement envers ceux que le Père a donné d’avance au Fils (Jean 17 :24).

 

Le secret de l’amour parfait


Voici donc le secret de tout ceci. L’amour parfait est définitivement possible, mais seulement lorsque le Seigneur Jésus-Christ, qui est l’amour même, vient habiter nos cœurs. L’apôtre Jean, connu comme l’apôtre de l’amour, nous a confirmé cela longtemps passé : «Personne n'a jamais vu Dieu: si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour est accompli en nous.» (1 Jean 4 :12); «Pour nous, nous avons connu et cru l'amour que Dieu a pour nous: Dieu est charité; et celui qui demeure dans la charité, demeure en Dieu et Dieu en lui. En ceci la charité est accomplie en nous, afin que nous ayons confiance au jour du jugement, c'est que nous sommes dans ce monde tels qu'il est lui-même.» (1 Jean 4 :16, 17).

 

Il est clair comme jour que si nous désirons l’amour parfait que nous l’avons en recevant Christ. A ce moment et seulement à ce moment pouvons-nous comprendre l’étonnante comparaison de Jean : «si tel qu’il est, nous sommes tel en ce monde» (1 Jean 4 :17). Nous comprenons donc pourquoi l’apôtre Paul s’écria d’exubérance : «Car je suis assuré que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les souverains des nations, ni les puissances de ce monde, ni les choses présentes, ni les choses à venir; ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre institution, ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur.» (Rom. 8 :38, 39). Nous savons donc pourquoi il éclata d’une foi triomphante lorsqu’il disait aux Éphésiens : «Afin que Christ habite dans vos cœurs par la foi que vous avez reçu. Et que, enracinés et fondés dans la charité, vous puissiez comprendre, avec tous les saints, quelle en est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur. Et connaître l'amour sacrificiel de Christ, qui surpasse toute connaissance, afin que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu.» (Éph. 3 :17-19).

 

Avant de continuer, répondons à quelques questions qui pourraient surgir dans l’esprit de certains comme : «L’amour seul est-il vraiment suffisant ?». «L’amour peut-il vraiment bannir le péché de ma vie ?». «Est-ce que l’amour parfait signifie la sainteté ?». Pour répondre à ces questions, il suffit de regarder la merveille de 1 Cor. 13 :4-8 : «La charité est patiente, elle est pleine de bonté; la charité n'est point envieuse; la charité ne se vante pas, elle ne s'enfle point d'orgueil; Elle ne se conduit point inconvenablement; elle ne cherche point son propre intérêt; elle ne s'irrite point facilement; elle ne pense point au mal; Elle ne se réjouit point de l'injustice, mais elle se réjouit de la vérité; Elle supporte tout, elle admet tout, elle espère tout, elle endure tout. La charité ne périt jamais.» Remarquez bien que le mot «charité» est utilisée ici plutôt que celui «d’amour», car le terme «charité» représente plus proprement le fait que l’amour de Dieu est «un amour sacrificiel» en ce qu’il détient la notion de «sacrifice».

 

Émerveillé dans les paroles qu’il écrit, nous comprenons pourquoi l’apôtre Paul ajoute : «mais quand la perfection sera venue…» (1 Cor. 13 :10; Bible Martin), ou comme dit la Bible Ostervald : «Mais quand ce qui est parfait viendra…». Oserions-nous demander que signifie l’apôtre Paul par le mot «parfait» ici. Un très grand nombre de personnes ont regardé ce texte avec des préjugés et ont fait la maladresse de tomber dans des aberrations doctrinales, appliquant la signification de ce qui est parfait au retour de Christ. Ils nourrissent ainsi les extravagances d’une hérésie populaire qui se véhicule dans différentes sectes. Nul part Paul ne parle du retour de Christ dans le contexte de ce chapitre. Il est indéniable que le sujet de ce chapitre est «l’amour de Dieu» ou plus précisément «la charité», et c’est de cet amour parfait que Paul parle ici aux Corinthiens. Comme nous avons vu auparavant, le sens du mot «parfait» porte la notion de «ce qui est complet, de ce qui est achevé, de ce qui est arrivé à pleine maturité», En d’autres mots, Paul parle ici de l’achèvement de la révélation de l’amour de Dieu, et cette révélation se trouve dans l’accomplissement des écrits du Nouveau Testament. La Sainte-Écriture ou la Parole de Dieu est elle-même la révélation complète de l’amour parfait de Christ. C’est par la révélation de cet amour qui nous rempli que les péchés sont maîtrisés par la Brillante Présence de Christ en nous. Ceci est un fait qu’aucun chrétien sincère ne peut contester. L’amour parfait était disponible en ce temps là comme dans le nôtre à travers les Saintes-Écritures, et cela est une vérité absolue et essentielle à notre foi. Attribuer «ce qui est parfait» dans un temps futur comme à la fin des temps, serait de renier notre salut dans le présent même.




CHAPITRE 4

LA MANIÈRE DONT LE PÉCHÉ EST MAITRISÉ !

 

Le péché est maîtriser seulement par la Présence de Christ en nous


Nous avons donc été présentement dirigés dans une position définitive de l’expérience chrétienne. Il ne peut y avoir aucun doute que la Bible nous commande et s’attend de nous un genre de perfection, une certaine sainteté, sans laquelle aucun homme ne peut voir le Seigneur. Mais notre âme aspire à voir Celui qui est la Source de notre vie. Le désir incessant de notre cœur est non seulement de connaître à propos de sa Personne divine, mais de le connaître Lui personnellement d’une manière intime et exclusive. Cette sainteté qui nous est commandé ne peut absolument être atteinte par l’homme de ses propres efforts ou de sa propre volonté d’obéir ou de choisir, ni qu’il puisse coopérer avec Dieu pour l’aider en quoi que ce soit, car l’homme est spirituellement mort et sa nature est complètement dépravée. Ainsi dit le prophète Ésaïe : «Tous, nous sommes devenus comme un homme souillé, et toutes nos justices comme un vêtement impur; nous nous sommes tous flétris comme le feuillage, et nos iniquités nous emportent comme le vent.» (Ésaïe 64 :6).


Mais nous avons vu que le Seigneur Jésus-Christ nous a donné la promesse de venir faire sa demeure dans nos propres cœurs, amenant avec Lui son parfait amour et sa pure sainteté dans l’essence de notre être. Lorsqu’il devient «Notre Vie», alors nous le connaissons vraiment, comme dit l’apôtre Jean : «Or, c'est ici la vie éternelle, qu'ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, Jésus-Christ que tu as envoyé.» (Jean 17 :3). Le Seigneur Jésus-Christ est Lui-même l’amour parfait, et l’amour «bannit non seulement la crainte» (1 Jean 4 :18), mais aussi tous les péchés.

 

Nous connaissons probablement toutes ces choses depuis plusieurs années déjà. Même qu’il est facile d’une certaine façon d’écrire sur ce sujet ou d’une certaine manière de croire en ces choses. Mais nous voulons plus que cela. La question devient donc : «Comment est-ce que moi, un pécheur qui se débat constamment avec le péché et qui est sauvé par grâce, puisse réaliser cet amour parfait ? Comment puis-je avoir la victoire sur tous les péchés connus et vivre la Vie Victorieuse ?

 

Ce que Dieu peut faire


Dieu donne à de grands pécheurs la victoire instantanée sur des péchés évidents, et délivre de tels hommes de ses ravages. Mais nous voulons savoir comment nous pouvons être délivrés instantanément des soi-disant petits péchés respectables. Nous savons que Notre Sauveur Tout-Puissant peut le faire, mais commet cela se produit-il ? Ceci est la question la plus importante qu’un chrétien puisse se demander.. La plus part des chrétiens ont fait plusieurs tentatives d’obtenir la victoire sur le péché, et presque tous ont faillis misérablement dans leurs efforts. La grande majorité des croyants atteignent un certain niveau de l’expérience chrétienne et glissent graduellement à un degré moindre. Pourquoi cela arrive-t-il ? N’est-ce probablement à cause que leur méthode d’essayer était fausse ?

 

Ce sujet est tellement important que nous espérons que chaque lecteur se donnera la peine d’examiner patiemment la critique suivante. Nous disons «patiemment» car beaucoup de ce qui sera dit coupera en pièces les idées qui ont été données à ceux qui cherchent la sanctification. L’auteur sait exactement de ce qu’il parle. Il a lui-même malheureusement marché dans ces voies et a goûté à leurs joies et à leurs peines. Aujourd’hui il regarde derrière et réalise pourquoi ces choses ne purent le conduire dans la Vie Victorieuse.

 

La voie populaire


Combattez contre vos tentations. Vous avez accepté Jésus comme votre Sauveur personnel, malgré que la Bible dit plutôt de le recevoir (Jean 1 :12), et vous ne réalisez pas qu’il existe une grande différence entre ces deux verbes. En fait, le verbe «accepter» est un verbe actif qui implique des efforts de votre part, tandis que le verbe «recevoir» est un verbe passif qui n’implique aucun effort tout en soulignant la Souveraineté de Dieu d’une manière absolue. Néanmoins, vous réalisez que les passions du péché demeurent encore en vous et que souvent elles se manifestent ouvertement. Vous désirez absolument la victoire sur ces tentations qui vous harcèlerons constamment du temps que vous vivez en ce monde. Très bien alors, vous devez vous efforcer pour réussir (avec l’aide de Dieu, évidemment) et vaincre ces mauvaises passions et ces mauvais désirs afin de gagner le dessus.

 

Cette idée de faire des efforts soit par notre libre-choix d’agir ou par notre obéissance dans le but de plaire à Dieu plaît à plusieurs d’entre-nous, elle semble bonne et sage. Il semble même que Dieu aide ceux qui s’aident et qu’il leur donne une certaine victoire après un combat persistent et déterminé. Rare sont ceux qui n’ont pas passé par ce chemin, et qui après un certain temps ont obtenu une certaine victoire. Mais ce fut qu’une victoire éphémère, ils ont réussi seulement que pour faillir de nouveau misérablement après un autre combat. Satan est plus puissant que l’homme, notre raisonnement charnel corrompu domine sur nous et ses prétentions ont mille voies.

 

La voie populaire est une méchante voie, elle est une voie suspecte et problématique. Où dans la Bible pouvez-vous trouver que nous devons combattre contre la tentation ? Nous sommes dits de fuir le péché sous toutes ses formes et non de l’engager dans une lutte. Nous n’avons aucun pouvoir pour lutter contre le péché car nous ne sommes point notre propre sauveur. Il est vrai que l’apôtre Paul nous exhorte à «combattre le bon combat», mais il s’empresse d’ajouter «de la foi». Il est vrai aussi que Jacques dit de «résister au diable» (Jac. 4 :7), mais cette résistance se fait par la foi en Christ qui est en nous, car Christ est celui qui a vaincu le malin et cela sans notre aide. L’apôtre Pierre nous dit exactement la même chose : «Soyez restreints, veillez; car l’accusateur, votre ennemi, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il pourra dévorer. Résistez-lui,étant fermes dans la foi…» (1 Pierre 5 :8, 9). L’objet de notre foi est Christ et non notre capacité de combattre, soit seul ou avec son aide. La gloire Lui appartient à Lui seul et nul ne peut la lui ravir.

 

Nous avons à «tenir ferme contre les artifices de l’accusateur» (Éph. 6 :11), c’est à dire tenir ferme DANS LA FOI. Nous devons combattre «pour la foi» (Jude 3) et non contre le péché, car «le bouclier de la foi» est le seul moyen «d’éteindre tous les traits enflammés du malin» (Éph. 6 :16). Nous devons aussi prendre «l'ÉPÉE DE L’ESPRIT, qui est LA PAROLE DE DIEU» (Éph. 6 :17), non pour combattre contre le péché mais comme Paul dit : «Car ce n'est pas contre la chair et le sang que nous avons à combattre, mais contre les autorités politiques et religieuses, contre les dirigeants pervers, contre les chefs de ce monde de ténèbres, contre les malices spirituelles dans les positions élevées. (Éph. 6 :12). Notre combat est pour la vérité de la foi en Christ, et plusieurs d’entre-nous combattent sur-le-champ de bataille dans les tranchées de la gloire contre les fausses doctrines et contre l’oppression que nous recevons de tous bords et de tous côtés dans la vie de ce monde de ténèbres. Mais nul part nous est-il dit de combattre contre le péché qui est en notre nature humaine dépravée, car nous engager dans un tel combat signifierait que Christ n’a pas vaincu le péché pour nous et que nous devons ajouter aux mérites de son sacrifice sur la croix.


Le Seigneur Jésus-Christ a triomphé


Christ a obtenu la victoire pour nous. Ainsi dit l’apôtre Paul : «Je suis crucifié avec Christ, et si je vis, ce n'est plus moi, mais c'est Christ qui vit en moi; et si je vis encore dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé, et qui s'est donné lui-même pour moi.» (Gal. 2 :20). L’apôtre Jean ajoute : «vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous, est plus grand que celui qui est dans le monde.» (1 Jean 4 :4). Nous revenons donc au même thème, à savoir que le secret de la Victoire repose sur le fait que Christ demeure en nous. La Victoire dépend entièrement de la confiance que nous avons en Christ et non d’aucun effort de notre part. Ceci est confirmé davantage par Jean : «ce qui nous fait remporter la victoire sur le monde, c'est notre foi.» (1 Jean 5 :4). Quoique le mot «monde» ou «KOSMOS» est souvent utilisé dans un sens restreint pour signifier ceux qui ont été «disposés» à recevoir la grâce du salut, dans son sens large il signifie «la disposition» ou «l’état d’être dépravé de la nature humaine» avec ses penchants ou ses inclinations pour le mal.

 

Il est dit qu’une personne qui tente par des efforts intenses de résister ou de combattre contre le péché jusqu’à ce qu’elle le maîtrise, qu’elle «croisse ou grandit dans la grâce». Mais ceci est une contradiction totale à la vérité, car la croissance ne nécessite aucun effort. Avez-vous déjà vu une fleur forcée intensément pour croître ? Un jeune enfant s’efforce-t-il pour grandire, n’est-ce pas que cela vient tout à fait naturel sans aucun effort de sa part ? Ainsi dit le Seigneur Jésus : «Et qui est-ce d'entre vous qui par son souci puisse ajouter une coudée à sa taille?» (Matt. 6 :27). Ce principe s’applique aussi à notre stature spirituelle.

La Théorie et la Pratique


Comment la croissance est-elle sécurisée ? L’air, l’eau, la nourriture et l’exercice assurent la croissance naturelle là où il y a de la vie. Si notre vie spirituelle est alimentée en nous et à travers nous par le Saint-Esprit, si elle est nourrie par le Seigneur Jésus-Christ qui est Lui-même «le pain de vie» (Jean 6 :33), elle grandira par elle-même dans les bonnes œuvres dont l’essence est la confiance certaine en Christ (Jean 6 :28, 29) pour tout ce qui a rapport à notre vie en ce monde et dans l’autre. Il y a une croissance merveilleuse «de la grâce», mais aucune croissance «dans la grâce». La foi ne nécessite aucun effort pour croître dans la grâce. Celui qui fait des efforts pour croire, c’est à dire celui qui détermine qu’il a le choix de croire ou de ne pas croire ou qui s’efforce pour obéir à la Parole de Dieu, ne connaît rien de la grâce de Dieu dans sa vie. Il s’illusionne simplement d’être chrétien, et Dieu sait qu’il y a un très grand nombre de ce genre de faussaires dans le monde. Mais pour ceux qui connaissent vraiment Christ, ou plutôt qui sont connus de Lui, qu’ils soient conscients que le péché entrave la croissance, et combattre contre le péché, comme nous avons vu précédemment, n’aide aucunement dans cela mais plutôt contribue à stimuler le péché davantage.

 

Or tout cela est théorique. Comment donc appliquer cela à la pratique ? L’auteur a entendu une prêche sur le commandement du Seigneur «Soyez donc parfait». Le prédicateur était un homme humble et sincère. Le gros de son message fut que la perfection est une chose que nous devons viser mais ne jamais atteindre. Selon lui, nous pouvons approcher de plus en plus du but. Comment ? En saisissant un péché à la fois et en persistant dans le combat, le surmontant graduellement afin de l’assujettir et le supprimer. Alors, une fois ce point réaliser, on s’attaque à un autre péché, jusqu’à tous et chacun soit maîtrisé. Pour faire pénétrer son point dans la conscience de ses auditeurs, il fit allusion à la construction d’une maison, disant qu’une maison n’est pas construire d’un seul coup mais une brique à la fois. S’il est vrai que ce prédicateur était sincère, il était sincèrement dans l’erreur.

 

Avez-vous déjà entendu qu’une telle méthode réussisse ? Le péché est péché, et tous péchés ont leur racine dans le cœur de l’homme. Le péché a été conquis par Christ environ deux mille ans passés, c’est un fait accompli une fois pour toute et rien de ce qu’on dise ou fasse va change cela. Allons nous perdre notre temps à couper des branches ou allons-nous détruire la racine de l’arbre ? Si Christ ne peut conquérir les péchés connus qui sont en moi aujourd’hui, sera-t-il plus fort pour le faire dans cinq mois ? – dans cinq ans ? L’apôtre Paul n’a pas dit, «Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous a donné la victoire graduellement par notre Seigneur Jésus-Christ.» (1 Cor. 15 :57). Il n’existe aucune victoire graduelle sur le péché, sauf dans l’imagination maladive de la nature humaine dépravée qui cherche constamment à se justifier par ses propres efforts. Les dons de Dieu sont parfaits. En fait, il nous donne comme don le Seigneur Jésus-Christ Lui-même qui vient habiter en nos cœurs par la foi que nous avons aussi reçu de Lui comme don (Éph. 2 :8, 9; Phil. 1 :29). Le Seigneur Jésus-Christ est amplement capable de nous garder : «Or, à celui qui peut vous préserver de toute chute, et vous faire comparaître sans tache et dans la joie en sa glorieuse présence. A Dieu, seul sage, notre Sauveur, soient gloire et magnificence, force et puissance, et maintenant et dans tous les siècles! Amen.» (Jude 24). Ainsi dit le Saint-Esprit par la main de l’apôtre Jean : «Nous savons que celui qui est né de Dieu, ne pèche point; mais celui qui est né de Dieu, se surveille lui-même, et le malin qui l’accuse ne le touche point.» (1 Jean 5 :18). Pouvons-nous mettre notre confiance en Christ afin qu’il accomplisse cela en nous ?

 

Un vieillard, un homme de race noire, réalisant cette vérité de la puissance de Christ en nous, vit sa vie transformée en une joie indescriptible. Un homme l’approcha et lui dit : «Hey, Sambo, on me dit que tu as la maîtrise sur le diable. «Non», répliqua-t-il, «mais j’ai le Maître du diable». N’est-ce pas cela que nous désirons tous ?

 



CHAPITRE 5

AUCUN NE PEUT IMITER CHRIST


Non pas l’imitation de Christ, mais sa Sainte-Présence en nous est le vrai secret d’une victoire constante


  Avons-nous saisi le fait que la Vie victorieuse ne soit pas sécurisée graduellement, soit par les efforts ou les combats de notre part ? Nous savons qu’une maîtrise ou discipline peut-être obtenue partiellement par des hommes qui ne connaissent point Dieu. Un athlète va fuir «les convoitises de la chair» pour un certain temps dans le but d’obtenir la Victoire dans le monde du sport. Un entrepreneur ou un marchand va contrôler son tempérament afin de sécuriser ses commandes ou de plaire à ses clients. Un chrétien peut s’instruire lui-même dans les mêmes voies et obtenir une certaine discipline sur sa vie, mais cela est loin d’être la Vie Victorieuse. Une telle discipline est le piège le plus néfaste et le plus courant dans le christianisme moderne. Elle est ce qu’on nomme «du légalisme» ou «du pharisianisme» par laquelle un chrétien écrase ses frères et ses proches avec des accusations de tous genres, se croyant avoir atteint un niveau de spiritualité supérieur. Leur dicton «ne prend pas, ne touche pas, ne goûte pas» avec lequel ils font parade est une moquerie hasardeuse à la vérité.

Qu’il ne puisse avoir aucun malentendu, il y a une bataille et un dur combat, non intérieurement mais extérieurement contre le monde du péché. Mais de combattre contre le péché dans le coeur est un manque de confiance en Christ et un désastre certain. Nous allons regarder maintenant une des voies employées par plusieurs qui se nomme «l’imitation de Christ».


 La voie qui promet


  Cette voie semble attrayante et juste et donne l’impression du succès à plusieurs. Sûrement c’est une chose merveilleuse que d’imiter Christ. Mais pouvez-vous le faire ? «Ah, bien» vous dites, «je peux au moins essayer.» En fait, soyez assuré qu’aucune personne vivante n’a jamais été capable d’imiter Christ. C’est une chose complètement impossible, ni sommes nous dit de l’essayer.


Christ notre Vie


  Un des plus grand chefs-d’oeuvre de la littérature chrétienne est nommé «L’Imitation de Jésus-Christ». Plusieurs d’entre-nous connaissons ce livre agréable qui a été une aide précieuse à des milliers de gens – mais non pour imiter Christ. John Newton, l’esclavagiste blasphémateur, fut dirigé à Christ en lisant ce livre. Lisez-le de nouveau pour le bien de votre âme, et vous remarquerez que du début à la fin, qu’il ne dit absolument rein à propos d’imiter Christ. Il est rempli de conseil et de suggestions, de méditations, de prières et d’exhortations. Son titre pourrait très bien se nommé plutôt «L’Appropriation de Christ».

Christ doit être plus qu’un exemple pour nous – Il est NOTRE VIE. Quelqu’un a même eu l’audace de dire que «l’idée d’imiter Christ est un subterfuge du diable» ! Nous devons reconnaître qu’il a complètement raison dans son affirmation rigoureuse. Si seulement des bonnes choses peuvent provenir d’une telle tentative, il en advient que l’échec est certain comme résultat. Le bien est toujours l’ennemi farouche «de ce qui est mieux». Si nous ne pouvons même pas imiter les saints hommes et les saintes femmes que nous connaissons, comment moins ne pouvons nous pas imiter Christ qui se tient au-dessus de tous.


Que dit la Bible sur ce sujet ?


  Or, puisque nous ne pouvons nous baser sur des opinions humaines, regardons plutôt ce que dit la Bible sur cette question ? N’avez-vous jamais remarqué qu’on ne trouve nul par dans le Nouveau-Testament un seul endroit qui nous dit d’essayer d’être semblable à Christ ou de prier d’être comme Lui ? Ceci est très frappant. Le plus proche que nous pouvons arriver à cette idée se trouve dans Rom. 8 :29 : «Car ceux qu'il avait préconçus, il les avait aussi premièrement prédestinés au salut pour être conformes à l'image de son Fils, afin que celui-ci soit le premier-né de plusieurs frères.» Dans le Grec de ce passage, le mot «conforme» ou «SUMMÔRPHÔS» signifie «être joint dans l’ajustement» de tout son corps. L’apôtre Paul reprend le même enseignement dans Éph. 2 :20-22 : «Étant édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, dont Jésus-Christ est la pierre angulaire, en qui tout l'édifice, bien coordonné, s'élève pour être un temple saint au Seigneur; en qui aussi vous êtes édifiés ensemble, pour être l'habitation de Dieu par l'Esprit.»

Paul dit aussi dans 1 Thess. 1 :6: «Et vous êtes devenus des disciples avec nous dans le Seigneur, ayant reçu la Parole avec la joie du Saint-Esprit, au milieu de beaucoup d'afflictions.» Remarquez bien que cette traduction porte «vous êtes devenus des disciples» et non «vous avez été nos imitateurs», car ici le mot Grec signifie «celui qui suit ou qui accompagne», c’est à dire «un disciple, un élève, un partisan». De quelle façon suivent-ils ou dans quoi sont-ils partisans ? Il est évident que c’est «dans les afflictions» qu’ils subissent pour l’Évangile de la Souveraineté de Dieu, et que ce n’est point d’imiter Paul et son groupe et de les singer. Aucun de ceux de Thessalonique n’arrivait au talon de Paul dans son caractère et dans l’excellence de ces révélations. Ils furent simplement participants tout comme eux aux épreuves de la foi. La foi chrétienne ne consiste pas à former des marionnettes. C’est malheureusement le concept de plusieurs pseudo-pasteurs qui cherchent à faire des clones à leur image des membres de leurs prétendues églises.

L’apôtre Pierre reprend la même idée que Paul dans 1 Pierre 2 :21 : «Car c'est à cela que vous êtes appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces.» Mais vous direz «Paul ne nous a-t-il pas enseigné d’être des imitateurs de Dieu ?» Oui, sûrement, mais seulement dans la façon d’avoir un esprit qui pardonne (Éph. 4 :32; 5 :1). Qui de nous peut imiter Dieu dans toutes ses voies ? Nous pouvons et devons imiter certaines choses du Seigneur Jésus-Christ car il nous donne plusieurs exemples à suivre, mais l’imiter Lui-même est impossible. Même nous pouvons penser que nous l’imitons, mais en réalité c’est Christ en nous qui accomplit ces choses. Toutefois nous avons l’assurance que nous serons comme Lui tel qu’il est le jour de son apparition finale, et cela d’aucun effort de notre part : «Bien-aimés, nous sommes à présent enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté; mais nous savons que quand il sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est.» (1Jean 3 :2).


Christ en nos coeurs


  Il n’y aurait aucun inconvénient d’imiter Christ si une telle action ne dissimulait de nous ce que le Seigneur désire réellement, nous empêchant ainsi de réaliser la vie plus abondante qu’Il a désigné pour notre bonheur. Le désir de Christ est de s’emparer de nos vies, d’habiter en nos coeurs et de vivre SA VIE en nous pleinement, nous transformant ainsi en son image. Quelle chose merveilleuse ! Nous désespérerions sûrement si Christ nous avait laissés qu’un exemple à imiter.

Mais réjouissons-nous, car Christ a promit d’habiter en nos coeurs par la foi qu’il nous a donnée. Cela est définitivement beaucoup mieux que d’avoir Christ comme un assistant ou de chercher à obtenir sa puissance. L’apôtre Paul résume ce grand privilège en une seule phrase : «Car c'est Dieu qui produit en vous et le vouloir et le faire selon son plaisir.» (Phil. 2 :13). Le mot «produire» porte ici la notion «d’oeuvrer puissamment avec efficacité». Rappelez-vous que cela n’est pas une influence ou une force spirituelle quelconque, mais Dieu Lui-même qui habite dans le coeur du croyant.

Nous sommes parfois encourager à posséder ce qui nous appartient, mais nous vous invitons plutôt à posséder Celui qui nous possède, à savoir Jésus-Christ Lui-même «qui est Tout et en tous». En fait, le mot «imiter» porte aussi la notion «d’entrer en», et en ce sens il y a vraiment une imitation en ce que nous entrons en Christ et Christ entre en nous. Nous pouvons donc dire avec Paul : «Car pour moi Christ est ma vie…» (Phil. 1 :21), et «quand Christ, qui est votre vie, surgira de vous, alors vous serez aussi manifestés avec lui dans la gloire.» (Col. 3 :4).

Nous devons nous rappeler que Christ est déjà présent dans le coeur de tous ses élus, et du temps qu’il ne nous possède pas pleinement pour avoir le contrôle total nous ne pouvons avoir la Victoire comme il l’a désigné. Assurément cette Victoire est la sienne et elle nous sera transmise pleinement lors de son apparition glorieuse, mais si nous lui abandonnons tout de nous en cette vie dans une confiance certaine en sa Royauté, la Vie Victorieuse se manifestera comme le lever du soleil pour réjouir nos coeurs. Pardonnez cette humble illustration de l’auteur qui disait à un jeune homme : «Aimerais-tu jouer au hockey aussi bien que G_______ ? (un joueur professionnel célèbre). «Oui» dit-il. «Alors, cela est simple - tu n’as qu’à l’imiter.» «Je ne peux pas», répondit-il. «Mais si je pouvais te donner toute la force de ce joueur, ne pourras-tu pas jouer aussi bien que lui ?». «Non», répliqua-t-il, «car il me manquerai encore son habilité.» «Mais disons qu’avec sa force, je te donne aussi son esprit qui lui donne son habilité, et qui contrôle et guide sa manière de jouer, qu’en serait-il donc ?» «Alors je pourrai jouer aussi bien que lui», fut sa réponse. Or, c’est exactement cela que le Seigneur désir faire en chacun de nous. Il ne dit pas «Imitez-moi», mais il dit «Laissez-moi venir dans tout ce que vous être, de penser en vous de bonnes pensées, d’oeuvrer en vous et d’appliquer ces pensées en actions. Non pas qu’il ne nous maîtrise pas complètement comme si nous pouvions l’empêcher d’accomplir son but, car cela fut préordonné avant la fondation du monde, mais il agit en instituteur pour nous instruire dans ses voies afin de réaliser en nous le destin qu’il nous a désigné pour. Le Seigneur nous dit : «vous serez revêtus de la puissance d'en haut» (Luc 24 :49), et cette puissance même est le Saint-Esprit de Dieu Lui-même qui «sera en nous» nous dit-il. Il est merveilleux aussi de voir que l’expression «Saint-Esprit» signifie également «Brillante Présence», nous indiquant que le Saint-Esprit est «la Brillante Présence de Christ» en nous qui illumine nos coeurs. Cette vérité est tellement puissante que l’apôtre Paul s’exclama audacieusement : «Mais nous, nous avons la pensée de Christ.» (1 Cor. 2 :16). Mais si nous avons la pensée de Christ (non la nôtre) et la puissance d’en haut en nous pour accomplir le but de cette pensée, il en advient que la sainteté devient, non une deuxième nature, mais notre vie même. Il ne peut en être autrement car nous sommes saints présentement en ce monde, et que le mot «saint» porte aussi la notion d’être mis à part, d’être marginalisé ou séparé, d’être mit de côté pour la perfection d’une Vie de Victoire dans la confiance certaine que «Celui qui a commencé en vous cette bonne oeuvre, en poursuivra l'accomplissement jusqu'au jour de Jésus-Christ.» (Phil. 1 :6).


Connaître et faire


  Il se peut que vous disiez en vous-même «Il n’y a rien de nouveau dans ceci». Certainement que non. Mais avez-vous agi par la foi en cela ? Pour des années l’auteur a lu toutes ces choses dans la Bible et les a crû dur comme fer, mais vint le jour ou il du admettre son impuissance pour conquérir «les petits péchés» qui nous harcèlent tous, ces tristes trahisons envers son Seigneur et Sauveur. N’y a-t-il pas mieux que cela dans la vie chrétienne ? Encore une autre fois il s’agenouilla et s’abandonna totalement entre les mains de Christ dans la simplicité de la foi pour réclamer Christ comme son Sauveur interne qui l’habite. Alors il se leva donc de sur ses genoux et prit pour acquis que le Seigneur Jésus remplissait sa vie entière. En d’autres mots, il crût simplement en la Parole de Dieu, et cela fit toute la différence. Or, nous avons beau dire que nous sommes chrétiens parce que nous croyons en la Parole, mais il y a une grande différence entre une foi statique et une foi dynamique. Si nous disons que nous croyons, alors notre foi ne manquera pas d’être mise à l’épreuve car il est nécessaire que la foi soit épurée, autrement nous ne pouvons dire avoir réellement la foi ou être vraiment chrétien. Les deux aspects de l’épreuve de la foi sont évidents dans la Parole de Dieu : l’aspect interne qui se rapporte à la rébellion de notre nature humaine dépravée, ainsi qu’aux convictions que nous recevons sur les différentes perspectives de la vie et de la vérité; et l’aspect externe qui se rapporte à nos agissements dans une vie de sainteté et de victoire, ainsi qu’aux combats que nous devons livrer contre les faux docteurs et les fausses doctrines, et contre tous les genres de difficultés et d’oppressions que nous recevons de la part de ce monde de ténèbres, qui désire nous engloutir dans son chaos institué et ordonné par les réprouvés.

Quelle merveilleuse prise de conscience fut donnée à l’auteur d’être assuré de la Brillante Présence qui l’habite ! Christ ne fut plus Celui qui habite une éternité obscure et incompréhensible à la raison humaine, ou Celui vers lequel nous nous tournons dans des temps de problèmes. Il ne fut plus Celui qui vient à mon aide et qui est supposé pourvoir à tous mes besoins malgré que souvent les plus essentiels ne soient même pas répondus. Il n’est pas le Père Noël ni Celui dont nous attendons des signes et des miracles. Il est Celui qui est venu faire son habitation dans le château de mon propre coeur, prenant la pleine possession de mon être entier «corps, âme, et esprit». Il n’est plus non seulement mon Sauveur, mais mon ROI qui règne présentement en moi, garantissant ma participation dans le Royaume éternel de sa gloire. Il en est tel que ma première pensée le matin et ma fréquente récollection durant la journée est cette vérité glorieuse : «Ce n’est plus moi qui vit, mais c’est Christ qui vit en moi.»

Une petite fille, ayant entendue un tel enseignement de la Parole de Dieu, courra jusque chez-eux le coeur rempli d’espérance. Étant entré dans la maison, sa mère l’entendit prier dans sa chambre : «Seigneur Jésus, j’ai entendu dire que tu désires entrer en moi et habiter dans mon coeur. Pardonne-moi tous mes péchés et nettoie mon coeur. Maintenant Seigneur, vient dans tout mon coeur.» Alors l’enfant se leva et regardant vers le ciel, dit simplement : «Il est entré !» Merveille des merveilles d’une foi soumise qui purifie, qui nettoie toutes nos souillures internes et illumine les yeux du coeur.

C’est aussi simple que cela. Toutefois, la Puissance même qui ressuscita Jésus d’entre les morts y est impliquée (Éph. 1 :19,20) - «La Puissance d’en haut», de Celui qui est le Très-Haut et qui est venu dans le très-bas relever ceux qui sont abaissés.




CHAPITRE 6

COMMENT ENTRER DANS LA VIE DE SAINTETÉ !


 Comment être entièrement possédé par Christ et entrer dans la joie d’une vie de sainteté !


  Alors, si nous ne pouvons devenir saints par nos efforts à combattre contre le péché, et si nous ne pouvons imiter Christ, afin de devenir comme Lui, qu’elle espérance nous reste-t-il ?

Espérance ? L’auteur découvrit rapidement qu’il n’y a seulement aucune espérance, mais qu’il s’y trouve que des échecs misérables dans les tentatives d’imiter Christ.


La recherche de la Présence de Dieu


  Mais il surgit une étoile brillante à l’horizon spirituel de l’auteur. Elle fut reçue avec toute la joie des anciens mages qui la suivirent jusqu’au lieu solennel du divin Emmanuel qui venait de naître en ce monde. Sûrement cette lumière merveilleuse le dirigerait lui aussi dans la présence même du Seigneur, là où il trouverait la Victoire. Quelqu’un lui donna un petit livre qui se nomme «La Pratique de la Présence de Dieu». Ce livre occasionna une profonde impression dans sa vie.

Celui qui le lui avait donné, trouva que les livres de dévotions et d’exercices religieux ne l’aidèrent point, mais furent plutôt des obstacles à sa vie spirituelle. Il se mit donc à l’oeuvre afin de sécuriser en tout temps un sens de la présence de Dieu. Il détermina de toujours marcher comme s’il était dans la présence de Dieu même. Le résultat fut un d’une communion avec Dieu tellement intime et sans interruption que les temps fixes pour la prière ne furent point différents des autres. Son temps au travail ne différait point de son temps de prière, et dans les bruits et les tapages incessants dans sa cuisine, lorsque plusieurs personnes parlent en même temps pour donner leurs commandes, il possédait Dieu dans une grande tranquillité d’esprit comme s’il était sur ses genoux dans sa chambre à coucher.

Or, n’est-ce pas le genre d’esprit que nous désirons ? Ainsi dit le Psalmiste :


«il y a un rassasiement de joie en ta présence, et des délices à ta droite pour jamais.» (Psm. 16 :11).


Mais est-ce cela la Vie Victorieuse ?

Il semblerait que ce l’était pour cette personne.Le livre que l’auteur reçu de lui l’inspira beaucoup. Jamais auparavant n’avait-il expérimenté un tel relèvement de l’âme, un tel enthousiasme pour le service. Non seulement de savoir que «Toi, Ô mon Dieu, tu me vois», mais la conscience quotidienne et constante de «Je suis présentement dans la présence même de Dieu». Mes pensées retournèrent à Zacharie, le père de Jean le Baptiste, lorsqu’il se trouvait au service dans le Temple et les paroles de l’ange qui lui apparut : «Je suis Gabriel (la force de Dieu), qui assiste devant Dieu…» (Luc 1 :19). Ah! Voici donc la pensée. Les pieds de l’ange peuvent fouiller les lieux sacrés du Temple, mais il ne peut jamais oublier qu’il se tient au même moment dans la présence de Dieu. Ainsi dit le Seigneur Jésus : «Prenez garde de ne mépriser aucun de ces petits; car je vous dis que dans les cieux leurs anges voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.»

(Matt. 18 :10).


Dans la Présence de Dieu


  Alors, ainsi est le secret du service des anges en ce qu’ils sont toujours conscients d’être en la présence de Dieu. N’en fut-il pas ainsi avec Élie ? Nous le voyons surgir de l’anonymat du peuple d’Israël et s’écrier ouvertement : «L'Éternel, le Dieu d'Israël, en la présence de qui je me tiens…» (1 Rois 17 :1). Et lorsque dans la crainte et le découragement il n’était plus dans la présence de Dieu et demandait de mourir (1 Rois 19 :4), l’Éternel ne pouvait plus l’utiliser jusqu’à ce qu’il se tienne de nouveau dans sa présence : «Sors, et tiens-toi sur la montagne, devant l'Éternel…» (1 Rois 19 :11). Mais ce fut quand Élie sortit finalement de la caverne et demeura à l’entrée qu’il se tint de nouveau dans la présence de Dieu et que Dieu put lui parler et le réutiliser.

Toutes ces choses sont bibliques. Quelle ressource d’aide, de force et de réconfort se trouve dans cette pensée : «je me tiens dans la présence même de Dieu». Lorsque l’auteur faisait face à une tâche non plaisante ou qu’une situation malheureuse se présentait, il s’affermissait lui-même en répétant à l’intérieur de lui ces mots : «je me tiens dans la présence même de Dieu».


Ce que le Seigneur désire


  Nous remercions Dieu et nous sommes remplit de gratitude pour cet aide que «la recherche de sa présence» nous a donné. Mais un païen peut utiliser aussi de tels moyens, et plusieurs chrétiens sont tombés dans le filet de «la pensée positive» qui se nomme aussi de la «logomagie ou «la magie des mots». Par la répétition de certains mots on cherche à se convaincre de leur réalité dans le but de s’encourager, et si dans certain cas cela peut aider, il en advient qu’une telle pratique est contraire à ce que le Seigneur Jésus dit : «Or, quand vous priez, n'usez pas de vaines répétitions, comme les païens; car ils croient qu'ils seront exaucés en parlant beaucoup.» (Matt. 6 :7). Le roi Salomon nous rapporte sur ce sujet en disant : «Ne te presse pas d'ouvrir la bouche, et que ton coeur ne se hâte point de prononcer quelque parole devant Dieu; car Dieu est aux cieux, et toi sur la terre; c'est pourquoi, use de peu de paroles. Car, comme le songe naît de la multitude des occupations, ainsi la voix des fous se fait connaître par la multitude des paroles.»

(Ecc. 5 :2, 3).

Lors de la dernière grande guerre mondiale, un bateau britannique avait été torpillé et coulait rapidement. Un soldat britannique, terrifié, courrait ça et là dans le chaos engendré. Un Indou, mettant sa main sur son épaule et pointant vers le ciel, lui dit simplement : «Dieu !» Ceci aida à encourager le jeune soldat. Or un tel concept peut aider mais est loin d’être suffisant.

Nous avons besoin de beaucoup plus. La recherche de la présence de Dieu est-elle bonne ou non ? Sûrement qu’elle a beaucoup d’aspects positifs. Personne ne connaîtra jamais l’aide que l’auteur y trouva. Après-tout, nous sommes «en Christ» et se rappeler constamment de sa présence autour de nous ou près de nous ne peut que nous encourager et nous aider à persévérer.


 Christ qui habite en nous


  Le désir du Seigneur n’est pas de rechercher sa présence par des tentatives futiles, mais que nous réalisions sa présence en nous. Il faut comprendre aussi qu’une telle réalisation provient directement d’une révélation qui nous est donnée par son Esprit et sa Parole, et non par la pratique de la pensée positive. Le Seigneur enseigna à ses disciples que le Père était en Lui, et qu’Il était dans le Père (Jean 10 :38); et qu’Il ne pouvait rien faire de Lui-même, mais que le Père agissait en Lui et qu’il faisait pareillement (Jean 5 :19, 30). Il affirme que nous sommes envoyés par Lui de la même façon et que sans Lui nous ne pouvons rien faire, mais qu’il viendrait habiter en nous pour oeuvrer en nous et à travers nous : «Comme tu m'as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde.» (Jean 17 :18); «En ce jour (le jour de la Pentecôte) vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous.» (Jean 14 :20; Bible Ostervald).

Comment pouvons-nous obtenir que Christ habite en nous, puisque nous ne pouvons rien faire de nous-même ? Comment connaîtrons-nous «la puissance de sa résurrection» ? Comment pouvons-nous avoir cette bénédiction, et surtout comment la garder si nous ne pouvons l’avoir par notre propre force, notre volonté, nos choix ou notre obéissance ?


Or, comme l’apôtre Paul dit : «…je vais vous montrer une voie encore plus excellente.» Cette voie est celle de l’abdication, de l’abandon sans réserve de tous nos efforts et de tous nos désirs, de la démission de la raison dans laquelle une personne renonce à elle-même, désiste de sa vie naturelle et cesse de suivre sa propre voie. C’est ce que plusieurs nomment «atteindre le fond du baril.» Sans une telle abdication totale entre les mains de Christ, il est impossible de réaliser sa Présence en nous. Notre coeur doit-être complètement vide de toutes autres choses, car Dieu le veut entièrement à Lui, il désire le posséder au complet. Mais quelques-uns dirons, «l’abandon n’est-il pas une décision personnelle, un effort de notre propre volonté dans le but d’atteindre une voie meilleure ?» Une telle idée est ce qu’on nomme de la logique circulaire, une logique évasive et fautive qui se veut maîtresse de son destin. Il serait bon que ces gens apprennent à connaître leur propre langue davantage, car l’antonyme ou le contraire du mot «effort» est nul autre que «abandonner, renoncer, désespérer, se reposer». Où donc est l’effort, où est la lutte, où est la tâche que nous devons entreprendre pour tenter d’atteindre cette voie par excellence ? Elle ne vient point de nous car nous ne pouvons rien faire. C’est la raison principale pour laquelle une personne est désespérée, autrement elle ne le serait point. Qui ne sait que le désespoir est l’absence de la foi, la disparition de l’espérance, l’abattement du courage et de la confiance ? Que votre prière soit donc ainsi:


«Ô ! mon Dieu; me voici devant toi, sans valeur et sans rien à moi. Fait de moi ce que tu désires selon ton coeur. Que ta volonté soit faite, car je n’y puis rien ! Je suis complètement à vide, sans espérance et sans forces. Je m’abandonne sans réserve au pied de ta croix et je reconnais ma défaite.»


Quel sera le résultat d’une telle prière si non d’être délivré de nous même, d’être relevé dans une telle joie en Christ que notre âme sera enivrée et exaltée dans la victoire, elle sera exubérante à un tel point que nous devrons en contenir l’extase devant ceux que nous rencontrons.

Il est évident que nous parlons ici du salut en Christ. De crainte que certains disent qu’ils ont déjà traversé cette phase critique et qu’ils sont sauvés, il convient de dire que le salut est non seulement un début statique, mais aussi d’une manière dynamique il est un point à atteindre, et que cette étape entre les deux est successive, elle est une voie de transition de ce monde à l’autre. Nous devons toujours revenir au pied de la croix et nous souvenir qui nous sommes.


Mais une personne ne peut s’approprier pleinement la Vie de Victoire en recevant Christ comme Sauveur pour être délivré de la culpabilité du péché. Plusieurs chrétiens sincères vivent des échecs constants dans leur vie. Le péché, leurs mauvais désirs et leurs mauvaises habitudes ne les ont pas quittés entièrement. Il y a donc faillite sur faillites, misère sur misères, problème sur problèmes, et il y a très peu de différences entre eux et les gens du monde. Il doit y avoir une abdication totale de soi, une vive et réelle aspiration d’être libéré de tous péchés connus, un dégoût ou une répugnance du péché qui nous porte à la révolte contre lui. Il doit y avoir un regard de foi vers Jésus-Christ pour qu’il détruise le péché en nous, une appropriation de Christ afin qu’Il devienne entièrement NOTRE VIE.


Vous n’aurez jamais la Vie Victorieuse jusqu’à ce que le Seigneur Jésus-Christ possède tout de vous – jamais ! Lorsqu’il vient et prend possession entière de notre être, il amène avec Lui la Vie Victorieuse et nous pouvons finalement dire avec l’apôtre Paul :

«…si je vis, ce n’est plus moi, mais c’est Christ qui vit en moi…» (Gal. 2 :20).

Lorsqu’il nous possèdera complètement, alors nous serons dans la sainteté. Désirons-nous vraiment ceci ? Sommes-nous consentant à nous abandonner sans réserve entre ses mains ? Le faire est sécuriser pour soi le ciel sur la terre, c’est garantir la paix et la joie constante de sa Présence dans notre vie de tous les jours.




CHAPITRE 7

ATTACHÉ AVEC CHRIST


  «Un des moments le plus triste de ma vie», disait un missionnaire, «fut lorsqu’un jeune Bouddhiste me dit : «Je veux bien croire en Christ, mais je ne l’ai jamais vu en ceux qui le professent. Comment puis-je croire en quelqu’un que je ne vois pas dans ceux qui se disent chrétiens ?»

Posez-vous la question si ce jeune homme aurait dit la même chose en vous rencontrant ? Un frère a déjà dit : «Si le christianisme était illégal et que vous passeriez devant un tribunal pour avoir commis ce crime, le juge trouverait-il assez d’évidences pour vous condamner ?» Alors à tous prix nous devons avoir la plénitude de Christ en nous.


 L’oeuvre principale du Saint-Esprit


  Le travail prédominant du Saint-Esprit n’est pas de nous accorder quelques dons, quelques conseils ou encouragements, mais de révéler Christ. Comment souvent avons-nous entendu cette prière dans des assemblées : «Seigneur, rempli-nous de ton Saint-Esprit.» Nous l’avons entendu à maintes reprises avec très peu de résultats. Pourquoi ? Dieu est-il à blâmer ? Sommes-nous à blâmer ?

Ainsi dit le Seigneur Jésus concernant le Saint-Esprit : «il rendra témoignage de moi.» (Jean 15 :26); «C'est lui qui me glorifiera, parce qu'il prendra de ce qui est à moi, et qu'il vous l'annoncera.» (Jean 16 :14). L’oeuvre principale du Saint-Esprit, le couronnement de son travail, est de voir à la formation de Christ en nous (Gal. 4 :19). Non pas que Christ ne soit pas présent en nous, mais que notre caractère, notre être entier soit transformé à l’image de Christ qui nous habite. Si alors Dieu répond à notre prière et nous rempli du Saint-Esprit, nous serons réellement conscients de la merveilleuse Présence de Christ en nous, et ceux qui nous entourent le verront en nous car la lumière de sa Brillante Présence nous transpercera. Ils verront la paix, la joie, et l’assurance qui découle de sa Présence, et cette Glorieuse Présence deviendra réelle à leurs yeux. Ils ne pourront plus dire qu’ils ne peuvent croire en une personne qu’ils ne voient pas, mais ils déclareront ouvertement que Christ est en nous et que nous sommes en Christ.

Tel qu’il est nous le serrons !

Maintenant l’auteur confesse qu’il a souvent parlé de cette doctrine et qu’il a lu l’Évangile et les Épîtres de Jean à maintes reprises sans qu’il put s’approprier Christ qui demeure en lui. Le Seigneur Jésus a habité son coeur pour plusieurs années, car «si quelqu'un n'a point l'Esprit de Christ, celui-là n'est point à Lui.» (Rom. 8 :9), mais le Seigneur Jésus ne remplissait pas tout son coeur. Il existe beaucoup de croyants dans cette même condition. Plusieurs m’ont déclaré qu’ils ont agonisé pour cette Vie Victorieuse une vingtaine et même une quarantaine d’années. Quelle différence cela aurait fait dans leur vie s’ils en avaient été conscient auparavant, quelle bénédiction cela aurait été pour eux s’ils s’étaient appropriés de cette révélation au début même de leur vie chrétienne. Comment donc obtenir et sécuriser la plénitude de cette bénédiction ? Simplement en laissant le Seigneur Jésus faire tout ce que nos efforts et nos combats n’ont pu faire.

Nous ne pouvons pas vaincre le péché en essayant de le faire. Christ seul est Celui qui l’a vaincu. Il l’a vaincu non pour Lui-même, car le diable n’avait rien avec lui, mais il le vaincu pour vous et pour moi. Il ne me demande pas de faire ce qu’il a déjà fait, mais il me demande d’entrer dans sa victoire. On ne peut grandir en tentant de le faire. On ne peut progresser dans la grâce en tentant de s’agrandir dans la grâce, on ne peut faire profiter les bénédictions de Dieu en les poussant. Tout est de Christ.


Un secret divin révélé


  L’apôtre Paul nous dit qu’il y avait un grand secret qui fut caché d’âge en âge, mais qu’il plut à Dieu de le lui révéler. Lequel ? Voici ce qu’il dit : «Le mystère qui était caché dans tous les siècles et dans tous les âges, mais qui est maintenant manifesté à ses saints élus; à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la richesse de la gloire de ce mystère parmi les Gentils; savoir: Christ en nous, l'espérance de la gloire… afin de rendre tout genre d’homme parfait en Jésus-Christ.» (Col. 1 :26,27,28). Les religions païennes tentèrent d’amener leurs dieux vers l’homme – avec toutes les passions et les vices de l’humanité. Mais notre Seigneur est venu Lui-même et vécu comme un homme sous le nom d’Emmanuel «Dieu avec nous». Quel prodige sublime voyons-nous dans le fait que le Très-Haut, Celui qui habite l’éternité et dont le nom est LE SAINT, vienne habiter non dans des temples somptueux fait de mains d’hommes, mais dans le coeur de ceux qui ont un esprit humble et contrit afin de les relever dans une nouvelle vie, les réanimer et les restaurer à Lui pour l’éternité. Christ est venu nous prendre en Lui, et Lui-même vient en nous. Il est la Tête et nous sommes le corps, Il est la Vigne et nous sommes les branches. Ainsi SA VIE est en nous.

Ceci est la Vie Victorieuse, la vie plus abondante, la vie de conquérant qui fait de nous des guerriers de la Puissance, des soldats de Christ. Comment est-ce que les chrétiens parviennent à comprendre la façon d’entrer dans une telle vie ? Plusieurs, comme l’auteur lui-même, trouvent l’entrée «secrète» dans la prière et l’étude diligente et méticuleuse de Rom. 6 :3-11 : «Ne savez-vous pas que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ… ?» (Bible Ostervald). Mais que signifie exactement «être baptisé en Jésus-Christ» ? À maintes reprises l’apôtre Paul rappelle les croyants qu’ils sont «en Christ», qu’ils ont «endossés Christ». Alors, quand cela arrive-t-il ? Cela se produit au moment même qu’une personne, homme, femme ou enfant, reçoivent Christ comme leur Sauveur. Il est très important de spécifier qu’il ne s’agit pas ici «d’accepter Christ comme son Sauveur personnel», car le verbe «accepter» est un verbe actif qui implique des efforts de notre part. Tandis que le verbe «recevoir» est un verbe passif qui n’implique aucun effort mais qui souligne l’abandon total et sans réserve à Christ. Personne ne peut «accepter» Christ et l’Écriture ne nous enseigne nul part à le faire. C’est ici la faille et l’échec de plusieurs. Nul ne peut être justifié par son propre choix de croire, car cela inverse la foi et fait d’elle une oeuvre et nous savons que personne ne peut être justifié par les oeuvres. Gardons-nous aussi d’en faire une faculté intellectuelle comme le font une grande multitude qui réserve la foi uniquement aux adultes et non à des enfants. La foi ne provient point de l’homme, elle est un don de Dieu (Matt. 18 :2-6; Luc 1 :41-44; Ac. 13 :48; Éph. 2 :8,9; Phil. 1 :29; Héb. 12 :15), et il la donne à qui il veut selon le bon plaisir de sa volonté souveraine et d’après son dessein d’élection (Rom. 9 :15,16,18). Le baptême dont parle l’apôtre Paul dans Rom. 6 :3,4 n’est donc pas un rituel ordonné par Christ. Aucun baptême d’eau n’a la puissance de nous attacher à Christ, aucun ne peut nous donner la grâce du salut, et il n’est aucunement un symbole de notre mort avec Christ comme plusieurs prétendent faussement, et il n’a aucun pouvoir de nous intégrer dans la Nouvelle Alliance comme des membres du corps de Christ. Le Christianisme réel n’a aucun rapport avec le symbolisme magique des pratiques occultes que plusieurs ont adopté en son sein depuis la mort des apôtres. Cessez de vous faire duper par les religions et les dénominations avec leurs belles paroles flatteuses remplies de semi vérités bibliques. Leur but n’est que d’avoir le monopole de votre foi afin de remplir leurs coffres et se glorifier de vous. La religion est le plus vieux jeux de la terre, tout comme la prostitution est le plus vieux métier du monde; en fait il n’y a aucune différence entre les deux sauf que l’une se rapporte à la chair et l’autre à l’esprit.


 Lorsque nous recevons Christ


  La nouvelle vie, la vie d’en Haut, la vie régénérée, est une vie miraculeuse qui est le résultat d’avoir été intégré en Christ. À l’instant que nous recevons Christ comme Sauveur nous faisons parti de Lui. Au temps des apôtres, lorsqu’une personne déclarait sa foi en Christ, elle était baptisée d’eau immédiatement. Non pas que pour eux le baptême d’eau illustrait d’avoir été intégré en Christ, mais qu’il fut une ordonnance ou un rituel de purification de l’Ancienne Alliance par lequel une personne était consacrée et lavée (provisoirement) de ses péchés (Nom. 8 :5-7; Éz. 36 :25; Héb. 6 :2; 9 :10). En ceci il servait de signe prophétique qui pointait vers la venue du Messie et qui trouva son accomplissement en Christ comme l’Agneau de Dieu (Jean 1 :29,31). Or toutes ordonnances de la loi furent abolies par le sacrifice parfait de Christ sur la croix (Col. 2 :14,15). Si donc le baptême d’eau a été aboli, pourquoi donc persister à se justifier par les oeuvres de la loi ? Serait-ce parce que la religion a réussi à endormir la conscience des gens pour si longtemps avec une prétention subtile que Jésus aurait institué le baptême d’eau dans le contexte de l’Évangile (Matt. 28 :19; Marc 16 :16) ? Si vous remarquez attentivement, vous ne trouverez aucune goutte d’eau dans ces passages. Saisissez cette vérité, car le mot «baptême» porte une autre signification que celle qui lui est généralement attribuée par les religions. Le sens réel du mot, dont la racine est «BAPTO», signifie littéralement «être engagé» ou «être introduit». Nous sommes engagés ou introduits en Christ par la foi et non par un rituel cérémonial quelconque. Or, comme il est écrit : «C'est pour cela qu'il est dit: Réveille-toi, toi qui dors, et relève-toi d'entre les morts, et Christ t'éclairera.» (Éph. 5 :14). C’est dans la conscience de cet engagement en Christ que nous pouvons déclarer : «CHRIST EST NOTRE VIE». Ceci est l’assurance du salut que nous devons tous posséder.


Une vieille dame, ayant reçu Christ comme Sauveur tard dans sa vie, louait constamment Dieu et ne faisait que parler de Lui. Un jour une amie lui dit : «Tu sembles très confiante en ce supposé Seigneur. À ta place je n’en serais pas si sûr que cela. Supposons que ton Seigneur te laisse glisser d’entre ses doigts ?» Mais la bonne dame lui répondit : «Comment est-ce possible car je suis un de ses doigts.» Christ n’est pas manchot, il ne manque aucun membre à son corps, ni retrancherait-il un de ses membres. La vieille dame avait parfaitement raison, elle fut vraiment un membre du corps de Christ et n’avait aucune inquiétude de perdre son salut. Elle était parfaitement assurée de son Seigneur car elle était en Lui, et Lui était en elle. Rien ne pouvait ébranler sa position. Voilà l’Assurance, de celle qui provient de la réalisation de Christ en nous et de nous en Christ. Nous n’oserions même pas dire une telle chose si l’Écriture ne nous le disait clairement.

Aucun mot ne peut expliquer cette merveille majestueuse que moi, un pauvre pécheur sauvé par grâce, a été fait membre du corps de Christ Lui-même.

Baptisé en Christ


 «Ne savez-vous pas que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, avons été baptisés en sa mort ?» (Rom. 6:3; Bible Martin). Sommes-nous ignorant de ce que cela signifie ? Ici, encore une autre fois, l’auteur doit plaider coupable d’avoir manqué pour longtemps d’avoir saisi l’importance de ces mots.

 

 Nous savons très bien que tous subissent la mort depuis «Adam, qui est la figure de celui qui devait venir.» (Rom. 5 :14). Cela signifie sûrement que, d’une certaine façon, tous les élus partage la mort de Christ. Chaque croyant a été à été mis à mort avec Christ sur la croix. «Je suis crucifié avec Christ» nous dit l’apôtre Paul dans Gal. 2 :20. Rien ne peut changer cela, c’est un fait accomplit il y a près de deux mille ans. Mais que signifie Paul en disant «nous avons été baptisés en sa mort» ? Nous parlerait-il vraiment du baptême par immersion ? Plusieurs prétendent qu’il en est ainsi à cause que le mot «ensevelis» est utilisé dans la grande majorité des traductions de la Bible. Il est facile de faire des conjectures dans un tel cas et de monter une hypothèse qui n’a aucune confirmation scripturaire, mais qui projette seulement qu’une apparence chétive de la vérité. Mais la foi ne se base point sur des approximations chimériques. Nous devons donc faire comme les gens de Bérée qui «reçurent la Parole avec beaucoup d'empressement, examinant tous les jours les Écritures, pour voir si cequ'on leur disait était exact.» (Ac. 17 :11). Ce fut les paroles de Paul et de Silas que ces gens analysèrent d’une façon méticuleuse et consciencieuse. Sommes-nous meilleur qu’eux au point que nous n’avons qu’à placer une confiance aveugle en une quelque institution ou quelque pasteur qui a fasciné notre conscience par sa somptueuse érudition académique ? Pour faire le point et donner de la lumière sur ce sujet important, regardons ce que dit la nouvelle traduction de la Bible de l’Épée dans Rom. 6 :3-7 : «Ne savez-vous pas que nous tous qui avons été engagés en Jésus-Christ, nous avons été intégrés en sa mort? Nous avons donc été attachés avec lui dans l'engagement en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous marchions, nous aussi, dans une vie nouvelle. Car si, lui devenant semblables dans sa mort, nous avons été faits une même plante avec lui, nous le serons aussi dans sa résurrection; sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché soit impuissant, et que nous ne soyons plus au service du péché. Car celui qui est mort en Christ, est libéré du péché.» Ce n’est donc point en entrant sous l’eau par le rituel de l’immersion que nous réalisons que nous sommes morts avec Christ – mort au péché. Comme nous voyons, le mot «ensevelis» ne s’y trouve plus. Dans le grec, ce mot est «SUNTHAPTÔ» et il signifie littéralement «être enveloppé, être attaché, être joins, être fixé, être associé». Paul reprend le même enseignement dans Col. 2 :10-13 : «Et vous avez toute plénitude en lui, qui est le chef de toute principauté et puissance. En lui aussi vous avez été circoncis, d'une circoncision faite sans main, en dépouillant le corps des péchés de la chair, ce qui est la circoncision de Christ. Ayant été identifiés avec lui par l'engagement en sa mort; en lui aussi vous êtes ressuscités, par la foi en la puissance de Dieu, qui l'a ressuscité des morts. Et quand vous étiez morts dans vos péchés et dans votre incirconcision charnelle, il vous a vivifiés avec lui, vous ayant pardonné toutes vos transgressions.» L’enseignement de ces passages est clair, non pas que le croyant doive être baptisé par immersion, mais qu’il est mort à son ancienne vie – mort au péché. Le péché n’a aucune puissance sur un homme mort, il ne peut en aucune façon dominer sur lui, «Car celui qui est mort en Christ, est libéré du péché.» (Rom. 6 :7). Nous devons donc nous «considérez comme morts au péché» car c’est un fait accompli, et «le péché ne dominera pas sur vous, parce que vous n'êtes point sous la loi, mais sous la grâce.» Cette libération sous la grâce est fortement soulignée dans le grec du verbe «considérer» ou «LÔGIZOMAI» qui signifie «porter au compte de, attribuer, estimer, conclure», nous indiquant que nos péchés ont été «porté au compte» de Christ, qu’ils lui sont «attribués» afin que nous en soyons libérés.


Or la mort ne put retenir Christ, ni peut-elle nous enfermer si nous sommes en Christ. Mais que vient après la mort ? Plusieurs grands philosophes se sont posé cette question, et pour la grande majorité du commun du peuple il n’y a rien après la mort. Mais voici ce que dit la Parole de Dieu : «comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous marchions, nous aussi, dans une vie nouvelle.» (Rom. 6 :4). Après la mort vient LA VIE, la Vie Victorieuse qui a triomphée sur la mort et le péché, la Vie Éternelle en la présence de Dieu dans une joie et un bonheur indescriptible. Comprenons que cette vie, qui est celle de Christ, est donnée uniquement aux élus en qui il habite et non à tous les hommes. La Bible n’enseigne nul part un salut universel et encore moins un salut national d’un peuple quelconque. Christ est ressuscité et nous sommes ressuscités en Lui (Rom. 6 :5), et si nous sommes ressuscités «en Lui» la Vie Nouvelle consiste donc en ce qu’il ressuscite «en nous» pour nous métamorphoser en Nouvel Homme, une nouvelle race glorieuse et éternelle. En ce sens tous les élus sont présentement, depuis leur conversion, dans le processus de la première résurrection, ce qui est nommé aussi «la nouvelle naissance» ou plus précisément «la régénération d’en Haut» (Jean 3 :3,5,6; 1 Pi. 1 :23). Mais plusieurs ont la fausse impression que Christ ne s’est pas relevé Lui-même d’entre les morts, mais que c’est Dieu qui le releva. Ils font ainsi une distinction entre le Seigneur Jésus et Dieu qui dérobe à notre Sauveur sa glorieuse divinité, Lui qui est Dieu manifesté dans la chair (Jean 1 :14; 1 Tim. 3 :16). Or, voici ce que dit le Seigneur Jésus Lui-même : «Voici pourquoi mon Père m'aime; c'est que je donne ma vie, pour la reprendre. Personne ne me l'ôte, mais je la donne de moi-même; j'ai le pouvoir de la quitter, et le pouvoir de la reprendre; j'ai reçu cet ordre de mon Père.» (Jean 10 :17,18). Toute la puissance de Dieu qui fut impliquée dans le relèvement du Seigneur Jésus d’entre les morts est à notre disposition. Oserions-nous penser pour un seul moment que nos piètres efforts et nos frêles combats sont nécessaire au Dieu Tout-Puissant afin que Christ ressuscite en nous ? Croyons-nous vraiment être capable de contribuer quelque chose à cette puissance incommensurable soit par l’exercice de notre choix ou par notre obéissance ? Si nous le pensons, nous ne sommes pas à Christ et Christ n’est point en nous, et nous nous illusionnons en pensant être chrétien.


L’apôtre Paul espérait grandement que les croyants de son temps réalise cette glorieuse vérité qu’il reçu par révélation lorsqu’il fut «ravi jusqu’au troisième ciel» (2 Cor. 12 :2). Nous voyons cela dans la prière qu’il fit pour eux : «Je ne cesse de rendre grâces pour vous, en faisant mention de vous dans mes prières. Afin que le Dieu de nous tous, notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance. Qu'il éclaire les yeux de votre entendement; afin que vous connaissiez quelle est l'espérance à laquelle vous êtes appelés, et quelles sont les richesses de la gloire de son héritage dans les saints. Et quelle est, envers nous qui croyons, l'infinie grandeur de sa puissance…» (Éph. 1 :16-19). Mais de quelle puissance parle-t-il exactement ? De celle qui est conforme «à l'efficacité du pouvoir de sa force, qu'il a déployée en Christ, quand il l'a ressuscité des morts…» (v. 19). C’est cette puissance que Dieu vous transmet MAINTENANT, c’est cette puissance glorieuse qu’il dégage en nous par la Brillante Présence de Christ qui nous habite.


Un don à recevoir


 Pouvons-nous saisir le don de cette puissance que Dieu nous transmet ? Qu’il soit clair dans notre esprit que ce n’est pas un don que nous acceptons comme si une personne nous offrait un cadeau ! Cette analogie trompeuse est celle des légalistes ou des pharisiens modernes qui ont infiltré le christianisme en ces derniers temps. Rappelez-vous de la distinction entre les verbes «accepter» et «recevoir». Le mot don a pour synonyme «oblation, offrande, sacrifice, faveur, grâce», termes qui sont tous reliés à Christ. La grâce de Dieu est imméritée, gratuite, sans aucune condition de la part du pécheur qui la reçoit. Nul ne peut mériter cette grâce et aucun ne peut y ajouter quoique ce soit. Le don du sacrifice de Christ et de la puissance de la résurrection qui y est impliquée est une faveur que Dieu accorde uniquement à ses élus. Il leur accorde non à cause de leurs mérites, mais à cause des mérites de Christ. Non à cause qu’ils le désirent, mais à cause du bon plaisir de sa volonté souveraine. Il est Celui qui l’active en nous et le rend efficace, non que nous en déterminions l’impulsion ou le mouvement par nos efforts, nos choix, notre obéissance ou notre volonté. Aucun de nous ne peut prendre l’initiative «d’accepter» ce don, nous ne pouvons contribuer rien à cette puissance qui ne peut être évaluée ni saisie par l’esprit de l’homme. Nous ne pouvons que demeurer immobile et résigné dans sa réception, inactif, inerte comme un mort. Si vous offrez un cadeau à un mort, le prendra-t-il ? Telle est donc notre position devant la puissance de Dieu qu’il nous transmet.

 L’apôtre Paul, voyant la nature prodigieuse de ce don inestimable, qu’il put saisir uniquement par révélation de la part de Dieu, s’écria : «je regarde toutes choses comme sans valeur, en comparaison de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour qui j'ai renoncé à toutes choses, et je les regarde comme des ordures, afin que je récolte Christ.» …«Afin que je connaisse Christ, et l'efficace de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort.» (Phil. 3 :8,10). Ce don de la majestueuse puissance de Christ est la puissance de la Parole Vivante, l’Épée de Dieu. Il ne peut être «gagné» en enlevant les obstacles dans notre vie que nous considérerions entraveraient sa manifestation en nous, que ce soit des péchés, des pensées immorales ou des mauvaises habitudes. Un mort ne peut enlever rien en lui qui empêcherait la puissance de Dieu de le réanimer. Notre position, tout le long de notre vie en ce monde, doit toujours être celle d’un mort, ce que nous sommes en réalité. Nous ne pouvons faire aucun effort, nous devons simplement nous y résigner. Pensez à Lazare, l’ami de Jésus qu’il ressuscita d’entre les morts, c’est la plus belle exemple que nous puissions avoir (Jean 11 :21-44). Comment pouvons-nous connaître Christ et la puissance de sa résurrection» ? Simplement en réalisant, ou plutôt en recevant la révélation, que nous sommes attachés avec Lui dans sa mort sur la croix. Nous devons entrer par la foi dans cette révélation et la réclamer comme la nôtre, car voilà notre position : NOUS SOMMES MORT EN CHRIST afin que nous puissions participer à sa vie de résurrection qu’il anime en nous par sa présence qui nous habite.


  Tout semble indiquer que l’apôtre Paul reçu la lumière de cette glorieuse révélation sur le chemin de Damas. L’intensité de cette puissance de révélation «resplendit du ciel comme un éclair autour de lui» et il tomba de son cheval par terre «tout tremblant et tout effrayé» et devint aveugle jusqu’à ce que Ananias lui impose les mains pour qu’il recouvre la vue et reçoive la plénitude du Saint-Esprit (Ac. 9 :3-18). La même puissance qui a renversé Paul est celle qui renverse nos esprits devant la gloire d’une telle révélation que Paul a daigné nous accorder au compte goutte dans ses Épîtres. Ce message qu’il proclame est l’Évangile, et quoique ce terme soit souvent traduit par «bonne nouvelle», il signifie littéralement «puissance de la grâce» : «Je vous le déclare donc, frères: l'Évangile que j'ai annoncé n'est pas de l'homme. Car je ne l'ai ni reçu ni appris d'un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ.» (Gal. 1 :11,12). Quelle est cette révélation et que fit Paul pour l’obtenir : «il plut à Dieu, qui m'avait choisi dès le sein de ma mère, et qui m'a appelé par sa grâce, de révéler son Fils en moi…» (Gal. 1 :15,16). «Christ en nous, l’espérance de la gloire», voilà la révélation. Paul ne fit absolument rien pour la recevoir, toute la gloire revient à Christ.


  En réclamant notre mort en Christ nous sommes morts au péché. Cela ne signifie pas que nous ne devons cesser de renoncer au péché à cause que nous sommes morts en Christ. Il est vrai que le péché fait parti de notre nature humaine qui est une nature de mort, et que toutes nos dispositions ne sont que corruption. Pour renoncer au péché nous devons renoncer à nous-même. Nous devons réclamer non seulement le pardon de nos péchés, mais la victoire de la puissance de Dieu qui nous donne la capacité de renoncer «au monde, à la chair, et au diable». Non de combattre contre le péché, le monde, la chair, et le diable; mais de reconnaître ou de réaliser que nous pouvons renoncer à ces choses en entrant par la foi dans la victoire que Christ a déjà acquise pour nous. C’est en nous résignant par la foi à la puissance de Christ en nous que la Vie Victorieuse se manifeste et resplendit dans tout son éclat et que nous pouvons marcher en nouveauté de vie. Cherchez à comprendre ce que la mort et la résurrection signifiaient pour le Seigneur Jésus. Le voila cloué à la croix, parfaitement Dieu et parfaitement homme, meurtri, déchiré et ensanglanté, portant nos péchés comme notre substitut, subissant la peine du châtiment éternel qui nous était réservé. Les péchés de tous les élus du monde entier, de tous les temps, étaient sur Lui. Il porta en son sein tous les péchés que nous avons commis, passé, présent, et futur; toutes nos trahisons, nos perversités, nos mensonges, nos duplicités, notre cruauté. Dans une solitude totale, rejeté, moqué, diffamé, abandonné de tous, il rendit l’esprit avec ses dernières paroles «Tout est accompli» (Jean 19 :30). Plusieurs ont l’impression que Dieu a abandonné son Fils sur la croix à cause des paroles : «Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m’as-tu abandonné ?» (Matt. 27 :46; Mc. 15 :34). Mais Jésus s’exprimait ici en Araméens et fut mal compris comme s’il appelait le prophète Élie (Marc 15 :35). Si telle est la traduction dans toutes les versions de la Bible qui proviennent des textes grecs, il n’en est pas ainsi dans la traduction araméenne dans laquelle nous voyons, comme dans la Bible de l’Épée : «Et vers la neuvième heure, Jésus s'écria d'une voix forte, en disant: Éli, Éli, lama sabachthani ! c'est-à-dire: Mon Dieu, mon Dieu, à ceci tu m'as désigné !» Jésus ici se réfère à son ministère «préordonné avant la fondation du monde» (1 Pi. 1 :18-20), il fut désigné à offrir sa vie pour les siens afin de les racheter de la mort et du péché. Dieu ne peut abandonner le Fils, car le Fils est Dieu Lui-même. Inutile donc de faire des conjectures émotionnelles que Dieu aurait abandonné le Fils à cause de sa perfection car il ne peut avoir de contact avec le péché. Si Dieu a aurait abandonné le Fils que pour un seul instant, le Fils ne serait pas Dieu et notre salut serait impossible. Il était absolument nécessaire que les mérites du sacrifice de Christ soit transmises de sa nature humaine à sa nature divine pour satisfaire le prix du rachat demandé par Dieu pour les péchés, autrement tout serait en vain. Et même si nous laissons place aux émotions, un père terrestre n’abandonnerai pas son fils dans la pire de ses détresses s’il a la capacité d’intervenir, encore moins le Père céleste abandonnerai-t-il son Fils sur la croix. «Je parle comme un homme à cause de la faiblesse de votre chair». Dieu ne peut mourir car il est la vie même. Si Dieu mourait l’existence de toute chose cesserait, et si tel était le cas il n’y aurait point de Dieu et nous ne serions pas ici pour en parler.

De la croix, le corps parfait du Seigneur Jésus fut placé dans un tombeau, et après trois jours au complet et trois nuits pleines, Dieu le ressuscita des morts. Non pas que Dieu soit une personne à part du Seigneur Jésus comme nous avons vu plus haut, mais sa nature divine et immortelle qui existe éternellement, car il est l’enveloppe visible du Dieu invisible, le releva corporellement d’entre les morts. Jésus est ressuscité par sa propre puissance, par cette même puissance suprême et incommensurable qu’il anime en nous par sa Brillante Présence qui nous habite. En d’autres mots, Dieu est mort comme un homme pour se relever comme le Nouvel Homme, le début d’une nouvelle création, «le premier né d’entre les morts» (Col. 1 :15) d’une nouvelle race immortelle et éternelle qui est le couronnement de son oeuvre. Ceci est ce que Dieu désire faire avec chacun de nous. Nous pouvons donc nous considérer vraiment comme mort au péché, étant «attachés avec lui dans l'engagement en sa mort», alors nous pourrons regarder à Christ en nous pour qu’il nous remplisse de son Saint-Esprit, de l’Esprit de sa Brillante Présence, pour qu’il nous relève et que nous marchions en nouveauté de vie. A ce point notre vie n’est plus la nôtre mais celle de Christ. Nous avons échangé de place avec Lui, il a prit notre vie et nous avons prit la sienne. Non point une vie d’imitation de Christ, mais la vie de Christ Lui-même qui demeure en nos coeurs par la foi qu’il nous a donnée d’avoir en Lui. Alors nous pourrons dire humblement avec Paul : «Je suis crucifié avec Christ, et si je vis, ce n'est plus moi, mais c'est Christ qui vit en moi.» (Gal. 5 :22).

  Quel privilège glorieux ! Quelle énorme responsabilité de la foi ! Quelle résignation et quel relèvement grandiose ! Quelle révélation stupéfiante ! «il plut à Dieu… de révéler son Fils en moi !» (Gal. 1 :16,17).


Lorsque «le Moi» est mort


  Tout ceci est-il difficile à comprendre ? Tout le sujet se trouve sur les pages de l’Écriture. Mais gloire soit rendue à Dieu, il n’est pas nécessaire pour nous de comprendre comment Dieu fait son oeuvre, mais simplement de croire qu’il la fait puissamment et qu’il l’active en nous. Très peu d’entre-nous connaissons l’électricité et tout l’agencement de son pouvoir, mais nous savons que si nous ouvrons l’interrupteur que la lumière va se faire. La question est donc ceci : Sommes-nous prêt à renoncer ou d’abandonner tous les péchés connus et nous mettre à l’entière disposition de notre Sauveur et Seigneur ? – notre Moi, nos talents, nos possessions, notre travail, notre futur, et même nos problèmes, nos difficultés et nos misères ? Voulons-nous nous résigner et nous abandonner sans réserve à Lui ? Un docteur célèbre hésita pour longtemps avant de mettre sa confiance en Christ pour le futur de sa carrière. Un frère lui dit : «Es-tu voulant d’être rendu voulant ? Ce docteur alla à Christ dans la prière et lui dit en toute sincérité qu’il était voulant d’être rendu voulant. À l’instant toute la pression et toute la difficulté d’abandonner tout entre les mains de Christ lui furent enlevées et disparurent. Oui, nous devons même abdiquer de nous soumettre à Christ, «Car c'est Dieu qui produit en vous et le vouloir et le faire selon son plaisir.» (Phil. 2 :13). Sans Christ nous ne pouvons rien faire (Jean 15 :5), car sans Christ nous n’avons pas la vie mais nous demeurons dans les ténèbres de la mort, et cela pour l’éternité. Le Seigneur ne s’est pas crucifié Lui-même et nous ne pouvons en aucune façon nous crucifier nous même. Nous avons besoin de vider notre coupe avant qu’elle soit remplie du vin nouveau. Il faut se vider de soi-même, se débarrasser du Moi, il faut que le Moi soit abandonné et chassé, il faut qu’il déloge de sa position d’autorité et d’indépendance, qu’il soit expulser au dehors de nous. Il doit rester crucifié sur la croix afin que nous soyons relevé et marchions dans une vie nouvelle. Bref, il faut changer de place avec Christ sur la croix, nous prenons sa place et Lui prend la nôtre.


  La soumission doit être absolue et complète, il nous faut nous résigner à nous même et nous abandonner entièrement entre les mains de Christ. Peut-être connaissez-vous l’histoire mythologique de la déesse qui plongea son fils, l’immortel Achille, sous les eaux de la rivière Styx afin de le rendre invulnérable. Elle réussit sauf que les eaux ne purent mouiller son talon par lequel elle le retenait. Son talon resta ainsi vulnérable et c’est à ce point qu’il fut blessé mortellement plus tard dans sa vie. Cette fable détient une vérité morale. Il doit n’y avoir aucune partie de nous qui ne soit pas soumise dans notre attachement à Christ lorsque nous avons été engagés en sa mort par la foi. Si nous nous réservons quelques petits péchés mignons, quelques péchés respectables aux yeux de la société, nous n’aurons jamais la victoire car nous demeurons vulnérables. Lorsque Satan voit une personne abandonner sa vie à Christ, il fait de son mieux pour garder ses griffes sur quelques petites parties de lui qui est considérées insignifiantes. Tout ce qu’il désire est d’avoir qu’un petit peu de contrôle sur nous afin de nous amener à la ruine. Il est très conscient que s’il peut empêcher notre abdication totale à Christ, qu’il peut aussi prévenir la Vie Victorieuse. Mais vous direz : «Christ n’a-t-il pas vaincu Satan ?» Or si vous désirez connaître son identité et ses agissements, regardez-vous dans le miroir car Satan n’est nul autre que l’esprit de la chair qui demeure en l’homme, son intellect ou son raisonnement qui est hostile à l’Esprit de Dieu (Rom. 8 :7; Gal. 5 :17). Du temps que nous demeurions dans ce corps de chair nous subissons ses influences et la mort continue à exercer ses ravages. Pourquoi ? Parce que «le dernier ennemi qui sera détruit est la mort» (1 Cor. 15 :26). Mais l’apôtre Paul nous dit aussi : «Pour vous, vous n'êtes point dans la chair, mais dans l'Esprit, s'il est vrai que l'Esprit de Dieu habite en vous. Or, si quelqu'un n'a point l'Esprit de Christ, celui-là n'est point à Lui.


  Mais si Christ est en vous, le corps est bien mort à cause du péché, mais l'Esprit est vivant à cause de la justice. Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus des morts, habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d'entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous.» (Rom. 8 :9-11). Notre délivrance n’est donc pas dans notre corps de chair, mais dans l’Esprit de Dieu qui nous habite. Nous n’avons point été sauvés dans la chair mais dans l’Esprit de la divine Présence en nous. Ce n’est qu’à la dernière résurrection que nous recevrons un corps nouveau et que notre salut sera complet. Nous avons donc à résister au péché toute notre vie, nous devons voir à ce qu’il ne règne point en nous en soumettant nos membres – tout ce que nous sommes et tout ce que nous avons – comme des instruments de justice à Dieu, et le péché n’aura plus d’emprise sur nous car nous sommes sous la grâce et non sous la loi (Rom. 6 :12-14). Nous sommes présentement dans l’Esprit, même si nous sommes encore dans un corps de chair, et la Vie Victorieuse se trouve dans l’Esprit et non dans la chair, mais sa lumière nous transpercera dans la chair du temps que nous soyons soumis entièrement à Christ. C’est Lui qui le fera, et comme Paul dit : «Celui qui a commencé en vous cette bonne oeuvre, en poursuivra l'accomplissement jusqu'au jour de Jésus-Christ.» (Phil. 1 :6). La Vie de Victoire que nous avons, c’est notre foi (1 Jean 5 :4).


Comment être rempli de l’Esprit


  Un homme plein du Saint-Esprit est une puissance formidable à reconnaître, mais cette puissance s’évanouit lorsque la soumission de notre foi est retirée soit que pour un instant. Il est aussi impossible d’avoir cette puissance si une personne refuse d’être soumise à Christ. En réalité, aucun chrétien réel ne refuserait une telle chose car l’appel de la grâce est irrésistible envers les élus. Mais si d’une pleine et joyeuse soumission de notre foi nous abdiquons à notre divin Maître, Il viendra et nous remplira totalement de sa Sainte Présence, car il n’y a aucune différence entre l’Esprit de Christ et le Saint-Esprit, les deux sont une seule et même Personne, alors nous serons réellement libres (2 Cor. 3 :17). Pouvons-nous mettre toute notre confiance en Lui afin qu’il devienne TOUT en nous et TOUT pour nous ? Nous ne sommes point nos propres sauveurs, ni ne désirions-nous l’être, mais Christ est le Sauveur de nous tous. A Lui revient «la puissance, la richesse, la sagesse, la force, la gloire et la louange» (Apoc. 5 :12).




CHAPITRE 8

ABANDONNER TOUT À CHRIST


Ce que signifie réellement «être soumis entièrement à Dieu», et les résultats qui suivent une telle attitude de foi


  Nous avons à maintes reprises déclarés que deux choses sont nécessaire avant qu’une personne puisse entrer dans la Vie Victorieuse – la soumission et la foi.. Premièrement, nous devons être consentants d’abandonner tous les péchés que nous connaissons et nous soumettre entièrement entre les mains de Dieu. Puis, nous devons regarder à Dieu par la foi pour être sanctifié. L’entrée peut être résumée en une simple expression :


Laissez allé et laissez Dieu


  Il est étonnant de voir comment il est difficile de faire comprendre aux gens ce qu’est la soumission. Lorsqu’ils comprennent, il est encore plus difficile de les convaincre que c’est pour leur mieux.

L’auteur avait envoyé une lettre d’affaire à un ami chrétien en laquelle il avait écrit : «Puis-je te demander, est-ce que tu es entièrement soumis à Christ ?» Cet ami vient le visiter quelques temps après. Il était offensé à cause de la conduite d’un frère dans la foi envers lui, mais ce frère avait été courtois tout en étant juste et ferme. En quelques minutes, l’irritation, la censure et la divergence de la vérité se manifestèrent en cet ami. Après une courte discussion d’affaire, il quitta et dit dans un ton surprenant : «En passant, que voulais-tu dire dans ta lettre par cette petite remarque que je ne suis pas entièrement soumis à Dieu ? Je suis entièrement soumis à Lui.» Il fut évident qu’il ne connaissait rien de la soumission. Toutefois il était entièrement satisfait de lui-même.


Ce que signifie la soumission


  Plusieurs de ceux qui lisent ces lignes sont également satisfait d’eux-mêmes. Mais plusieurs aussi désirent ardemment une Vie de Victoire qu’ils n’ont pas et qu’ils ont recherché pour plusieurs années. Passerez-vous à l’analyse votre soumission ? Que signifie-t-elle ? Si nous désirons être complètement dépendant de Christ, nous devons abandonner ces trois choses avec Lui : le passé, le futur et le présent.

Ceci implique la soumission de soi-même et non seulement la soumission de certaines choses, de certaines circonstances ou difficultés : «donnez-vous à Dieu, comme des morts étant devenus vivants, et offrez vos membres à Dieu, pour être des instruments de justice.» (Rom. 6 :13). Un ecclésiastique américain avait déjà dit : «Saviez-vous qu’un prédicateur de Grande Bretagne est venu en ce pays et prêcha un sermon qui détruisit quarante années de mon enseignement. Durant tout ce temps j’enseignais le devoir et la responsabilité du sacrifice, renonçant à nous-mêmes ceci ou cela. Nous pratiquions cet enseignement dans notre famille. Pour une semaine on se passait de manger du beurre et nous tentions d’utiliser l’argent sauvé d’une certaine façon que Dieu puisse être béni. La semaine suivante on renonçait à quelque chose d’autre, ainsi de suite. Mais ce prédicateur nous dit que ce n’est pas à des objets que nous devons renoncer mais à nous-même, et cela fut la seule chose que nous n’avions pas faite chez-nous. Nous avions renoncé à tout sous le soleil sauf à nous-même. Nous avions renoncé à tellement de choses que nous étions fiers de notre humilité !» Alors jetons un regard sur soi-même. Sommes-nous consentant à renoncer entièrement à nous-même, à nous abandonner complètement entre les mains de Dieu, à simplement laisser tout allé ?

Les regrets du passé


  Le passé est supposé être un temps mort et terminé, tout ce que nous avons fait de bon ou de mauvais sont des choses accomplies dans un moment antérieur de notre vie. Malheureusement plusieurs chrétiens sont accrochés sur le passé, voir même obsédés. Les péchés du passé sont pardonnés mais ils demeurent un fardeau énorme autour du cou de plusieurs. Ceci ne devrait pas être. Le souvenir des choses passés ne contribuent point à une bonne santé spirituelle, ils entravent plutôt notre démarche chrétienne et nous causent mille et une misères. Sommes nous consentant de laisser le passé allé, de l’abandonner complètement ?

Une chrétienne qui aspirait après la Vie Victorieuse en Christ avait le coeur brisé sur le sujet. Pourquoi ? «C’est à cause des péchés du passé» disait-elle. Lorsqu’on lui rappela que Dieu avait pardonné ses péchés passés, qu’il les avait tout effacés et qu’ils ne pouvaient plus la hanter et l’entraver, elle dit en se lamentant : «Mais vous ne savez pas le genre d’écoeuranteries que j’ai commis. Non, le passé est trop terrible pour oublier.» Si elle avait abandonné son passé entre les mains de Christ, elle aurait obtenu la victoire qu’elle recherchait tant. La Parole de Dieu ne dit-elle pas : «je ne me souviendrai plus de leurs péchés, ni de leurs iniquités.» (Héb. 8 :12) ? Si Dieu ne se souvient plus de nos péchés, pourquoi donc persister à s’en souvenir ? Sûrement rien de bien peut en advenir. En fait, se rappeler constamment de nos péchés passés dans nos pensées et nos conversations est de donner la puissance à l’esprit du malin et non à l’Esprit de Christ. Ne nous demandons donc plus pourquoi il est impossible d’obtenir la Vie Victorieuse si nous sommes encore accroché au passé.


Les choses qui entravent le dévouement


  Se rappeler momentanément que Dieu nous a sauvés peut contribuer à ce que nous glorifions son nom pour ce qu’il a fait. Mais n’avons-nous pas assez de choses à le glorifier pour sans jeter des regards dans notre passé ? Il est déjà assez terrible d’avoir péché dans le passé que de donner la puissance à ces choses d’entraver notre dévouement dans le présent en les laissant revenir à la surface.

Lorsque vous pardonné votre enfant pour avoir mal fait, désirez-vous qu’il se lamente sur cela et qu’il en soit misérable pour des jours, des mois, des années ? Plusieurs enfants de Dieu font exactement cela. L’examen de conscience à définitivement sa place, mais de ruiner le présent en se lamentant de ce que nous avons fait ou de ce qui nous est arrivé dans le passé EST PÉCHÉ.

Regardons à Simon Pierre, il renia le Seigneur Jésus avec des jurons et des imprécations. Mais le Seigneur le pardonna, le releva et l’utilisa de nouveau. Celui des onze disciples qui tomba le plus bas fut celui qui fut choisi comme le porte-parole du Seigneur le jour de la Pentecôte. Pierre n’alloua jamais son passé à entraver son présent car on le voit accuser les juifs du même péché qu’il avait commis : «Mais vous avez renié le Saint et le Juste…» (Ac.3 :14). Si Pierre avait entretenu constamment des remords de conscience pour sa trahison, il aurait sûrement fini ses jours comme Juda qui se pendit, car nul ne peut porter un tel fardeau sans en subir les conséquences tôt ou tard. Remercions Dieu que nos péchés sont effacés, et ne l’attristons jamais en ruinant notre présent par un triste passé que nous nous reprochons, que ce passé soit de quelques jours seulement ou plusieurs années. Notre attitude doit toujours être de «regarder à Jésus» : «mais je fais une chose: oubliant ce qui est derrière moi, et m'avançant vers ce qui est devant. Je cours avec ardeur vers le but, pour le prix de l'appel suprême de Dieu en Jésus-Christ.» (Phil. 3 :13,14).


Le futur incertain


  Sommes-nous consentant de laisser entièrement les choses à venir entre les mains de Dieu ? Plusieurs ont tendance à penser que Dieu prendra avantage d’eux ! Que s’ils sont consentants d’obéir à tout ce que Dieu désire, qu’il va les rendre misérable. Ils ne peuvent se confier en Dieu pour qu’il remplisse leur vie de joie et de paix, ainsi ils cherchent leurs plaisirs en ce monde et même parfois en péchant délibérément. L’éditeur de ce texte en sait quelque chose, il a traversé des années de malheurs et de misères dans sa quête pour la joie et la paix qui proviennent de la présence interne de Christ. Dans l’épreuve de ses souffrances et de ses angoisses incessantes, l’idée lui était même venue que Dieu est un Dieu cruel qui se réjoui dans les malheurs de ses enfants. Comment pouvait-il penser autrement lorsqu’il vivait dans une solitude constante, abandonné de tous, rejeté à cause de ses convictions, sans travail et sans revenus, affamé régulièrement à cause de sa pauvreté, n’ayant rien à se mettre sous la dent pour des jours de temps, ne pouvant payer les comptes des services réguliers qui sont nécessaire à la survie, n’étant sans valeur ni pour la société, ni pour sa famille, cherchant la face de Dieu pour apaiser ses douleurs mais ne la trouvant point. Souvent, dans des moments de découragements, s’en remettant à Dieu dans la prière, il se releva avec la joie et la paix seulement pour les voir s’évanouir dans des fausses espérances devant les épreuves constantes de la misère qui revenait l’entourer. Où était Christ dans tout cela, où était l’accomplissement de ses promesses dans lesquels il se confiait, où était la toute-puissance de sa providence ?


  Le Seigneur Jésus dit à ses disciples : «Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie demeure en vous, et que votre joie soit accomplie.» (Jean 15 :11).

Mais de quelles choses parlait-il ? Simplement de garder son commandement de demeurer dans son amour (Jean 15 :9,10). C’est dans ceci que se trouve la joie même de Dieu, dans le fait de demeurer dans l’amour de Christ, et comme nous savons, Christ est Lui-même l’amour de Dieu qui demeure en nous. Pouvons-nous désirer mieux que cela ? Évidemment que s’Il habite en nous et vit sa vie en nous que nous avons SA JOIE, il ne peut en être autrement


À partir de ce soir Seigneur


  Un petit garçon, tout excité, monta un soir sur les genoux de son père, et lui dit : «Père, à partir de ce soir, je vais faire tout ce que tu demandes de moi.» Comment le père réagit-il ? A-t-il pensé en lui-même : «Finalement, j’ai cet enfant en mon pouvoir. Alors, voilà ma chance de rendre sa vie misérable.» Ceci est impensable. Il amena le garçon plus prêt de lui, et le caressant tendrement, il fit le serment qu’il ferait tout en son pouvoir pour rendre son garçon heureux.

Un Dieu d’amour va-t-il prendre avantage de nous si nous abandonnons tout à Lui ? Serait-t-il en notre dette ? Rappelez-vous que Dieu a non seulement la volonté mais aussi la puissance de nous rendre extrêmement heureux. Pour ce qui est de nos plans pour le futur, Dieu ne sait-il pas ce qui est mieux pour nous ? Mais trop souvent les croyants refusent de mettre leur confiance en Lui, préférant agir d’eux-mêmes dans la planification de leur existence comme s’ils savaient mieux que Dieu qui est Souverain sur toutes choses.