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La Bible Authentique

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La Bible Authentique: Quelle Version?

Par Jean Leduc

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Chapitre 4

 

Fondamentalement il existe seulement deux différentes Bibles

 


  Certains croient l'idée étrange que l'enseignement scolastique demande que nous mettions de côté les Versions Autorisées de la Bible Authentique, et que nous adoptions les nouvelles Versions Revissée modernes de la Critique Textuelle. Cette idée n'a toutefois aucune base valide. Ces Versions Révisées sont en grande partie en accord avec ce qui est connu comme le modernisme, et sont particulièrement acceptées par ceux qui pensent que tout changements, n'importe où n'importe comment, est du progrès. Ceux qui ont réellement examiné cette matière et qui sympathisent de cœur avec tout ce qui est évangélique, réalisent que ces Versions Révisées font partie du mouvement qui veut "moderniser la pensée et la foi chrétienne, et enlever complètement la vérité établie".


Dans une de nos publications reconnue, il apparut, lors de l'hiver de 1928, un article qui s'intitula: "Qui a tué Goliath"; et une autre au printemps de 1929 dont le titre fut: "La Dispute à propos de Goliath". L'attention fut portée sur le fait que dans les Versions Révisées, II Samuel 21:19 dit que "Elchanan tua Goliath". -"Cette lecture se trouve dans les anciennes versions de Segond et la N.E.G., dans la Bible de Maredsous et celle de Jérusalem". Un câblogramme spécial venu des "érudits dévoués et plus connaissant" de l'Église d'Angleterre, disait en substance que les Versions Révisées furent plus justes dans l'affirmation que Elchanan et non David avait tué Goliath, contredisant I Samuel 17:50,51; et qu'il y avait plusieurs autres choses dans la Bible qui furent le produit d'exagérations, comme l'histoire de Noé et de l'arche, de Jonas et le grand poisson, du Jardin d'Eden et de la longévité de Méthusela. Le premier article disait ces opinions modernes furent supportées et enseignées dans presque toutes les facultés théologiques réputées en Amérique, et que les jeunes ministres qui en graduent ont rejetés les anciennes croyances sur ces choses, que le public en sait conscient ou non. Ces articles engendrèrent un intérêt national et une multitude de gens voulurent savoir si leurs versions ravisées étaient bonnes, ou s'il fallait continuer à croire avec la Bible Authentique que "David avait tué Goliath" ? Les Versions Ravisées sont-elles meilleures que les versions de la Bible Authentique qui dirigent le monde Protestant depuis la Réforme ? Sont-elles meilleures dans les milliers d'autres changements qu'elles font, au est-ce les Bibles Martin et Ostervald qui le sont ?


Derrière ceci et toutes les modifications du texte de la Bible, sont les motifs et les événements qui, en 1870, amenèrent en existence le Comité responsable de produire les Versions Révisées de la Critique Textuelle. Durant les trois cent années qui suivirent la Réforme, plusieurs tentatives furent entreprises pour mettre de côté le Nouveau Testament Grec, nommé le Texte Reçu, au Texte Majoritaire. Ces divers efforts produisirent des Nouveau Testament Grec différents sur la base d'un Texte Minoritaire.


De même, des attaques furieuses furent lancées contre l'Ancien Testament Hébreu de la Bible Authentique. Toutefois, aucun de ces assauts ne fut couronné de succès avant l'apparition du Comité de Révision, désigné par la partie sud de l'Église d'Angleterre sous la direction de l'Archevêque de Cantebury; quoique la partie nord de la même Église, sous l'Archevêque de York, refusa de collaborer à ce projet. A part des altérations que ce Comité fit dans l'Ancien Testament, nous trouvons 5,000 modifications dans la Texte Reçu du Nouveau Testament que ce Comité altéra pour former un Nouveau Testament Grec complètement nouveau. Ceci permit à toutes les forces hostiles à la Bible de se réunir et de passer par la brèche. Depuis ce temps les portes furent ouvertes et nous sommes inondé de Nouveau Testament Grec et de Bibles modifiées et mutilées traduites sur ces textes corrompus. Le Comité de 9evision prétendit réviser la Bible des Réformateurs Anglais, la célèbre King-James; mais produisit une Bible complètement nouvelle qui n'était point basée sur les mêmes textes que la Version Autorisée de 1611. Ce Comité exerça une influence considérable sur les Sociétés Bibliques qui s'étaient prostituées à ses principes. Depuis, ces Sociétés Bibliques, anglaise comme française, se lancent dans la distribution de versions révisées.  Les Bibles qu'elles produisant ne sont plus la Parole de Dieu mais seulement qu'une approximation de la Parole de Dieu.


Du côté Français, les assauts contre la Bible Authentique débutèrent justement au sein des Sociétés Bibliques. Le doyen Encontre, de Montauban, prit, en 1809, l'initiative d'une publication de la Bible Martin, dont deux éditions parurent en 1819, l'une à Montauban et l'autre à Toulouse. Mais tous ne favorisèrent point cette entreprise. Encontre se plaint dans une lettre, de ce que la plupart des actionnaires de Momtauban, membres du comité, y prennent un intérêt médiocre, et de ce que certains pasteurs, au lieu de la seconder, travaillent secrètement à la faire échouer. Au sein de la Société Biblique de Paris, supportée par la Société Britannique, deux tendances opposées paraissent très tôt Ceci ne put être autrement, car cette Société fut influencée par les éléments Catholiques subversifs qu'elle tolérait en son sein. La question fut portée d'abord sur les traductions qu'il fallait adopter. Les uns étaient conservateurs et voulaient l'unité des versions en maintenant la Bible Ostervald qui avait édifiée tant de générations. Les autres attachaient plus de valeur à une version innover sur l'exactitude des plus anciens manuscrits (Vaticanus et Sinaiticus). Déjà en 1822, un membre du comité proposa l'adoption d'une révision toute récente d'Ostervald, celle de Lausanne 1822, mais sa proposition fut repoussée. Finalement, le choix s'imposa en 1862, à cause d'une proposition formelle de M. Eichhoff, Luthérien sympathique à la collaboration Catholique, demandant l'adoption du Nouveau Testament de Genève de 1835 qui avait été innové; et parce que la presse religieuse intervint avec vivacité et porta le débat devant les églises. La presse "Le Lien" fit une campagne très vive contre la Bible Ostervald. La presse "l'Espérance" de son côté, condamnait la Nouveau Testament de Genève "qui a affaibli les principaux passages qui se rapportent à la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ et ajoutait que si cette version était publiée, "tous les fidèles attachés à la saine doctrine devraient retirer leur concours de la Société". Les conférences pastorales de 1863 se prononcèrent contre cette version adultérées "qui soulève des objections très graves au point de vue de la fidélité". Soixante-dix églises se prononcèrent dans le même sens. D'autres part, une centaines d'églises avaient exprimé le vœu de recevoir des Nouveaux Testaments de Genève. On peut penser que la lutte fut vive au sein du comité. La majorité était pour l'adoption de la version de l'Ancien Testament de Perret-Gentil et de celle de Genève pour le Nouveau. La minorité était contre cette dernière version, "de tendance socinienne" et pour Ostervald. Elle estimait la liberté réclamée périlleuse pour les églises et pour l'œuvre biblique elle-même. La logique, disait-on, nous entraînera à publier des traductions faites par des incrédules tels que M. Strauss et M. Renan. L'article du règlement en vertu duquel la Société répandait les Écritures dans les versions reçues et en usage dans les églises fut soumis à des interprétations contraires. Au commencement de 1863 une commission conclut à l'adoption du Nouveau Testament de Genève, mais après un long débat M. Guizot refusa de mettre la proposition aux voix, comme contraire au règlement, et il semble bien qu'elle l'était en effet.


La lutte reprit, l'agitation au sein des églises devint plus vive. Deux cent treize églises se prononcèrent, et parmi elles cent quatre-vingt-treize étaient en faveur du Nouveau Testament de Genève et apostasièrent. A la suite de ce vote, six membres, F. Delessert, Berger, Léon de Bussière, Bartholdi, Martin-Rollin, Pelet de la Lozère, donnèrent leur démission. Les deux fractions de ce comité, dit M. Lambert, n'avaient en commun ni les mêmes croyances, ni les mêmes principes, ni les mêmes vues. Elles représentaient deux esprits différents, tranchons le mot, deux partis religieux. La rupture était fatale; deux différentes Bibles, deux différents Christianismes, deux différentes Églises, deux différents saluts, deux différents Dieux.


Ceux qui jouèrent un rôle dans la production des Bibles modernes révisées furent de la Haute Critique la plus prononcée. Certains d'entre eux avaient même renié ouvertement et par écrit la divinité de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.


Depuis la publication du Texte Minoritaire de Nouveau Testament Grec, il nous est souvent dit par les apostasiés que "les changements dans les traductions de cette oeuvre, comme celle de Segond, T.O.B. etc, sont insignifiants au point de vue doctrinal". Ceci est contraire aux faits du cas réel.


La vie chrétienne surpasse la logique humaine. La philosophie, l'érudition académique au théologique, les sciences de toutes sortes, ne sont pas ce qu'il y a de plus important dans la Vie. En ce qui concerne la question de révélation, de discernement, de spiritualité ou de moral, le chrétien commun est aussi compétent comme juge que celui qui gradue d'une Université au d'un Séminaire. En temps de grandes crises, l'histoire nous montre qu'il l'est même-plus.


L'expérience peut jeté aussi de la lumière sur la valeur relative des versions de la Bible. La Bible Vaudoise d'Ostervald, une révision de la Bible d'Olivetan de 1535, fut traduite à son origine lorsque Genève combattait contre la domination du Catholicisme Romain, pour se convertir au Protestantisme. Mais pour ce qui est des versions modernes révisées, elles furent née après une prodigieuse campagne Romanisante de 1800 à 1900, lorsqu'une vague de convulsions ébranla les défenses mentales de Genève, de la France et de l'Angleterre; et brisa la croissance de la mentalité protestante dans ces nations. La version Ostervald fut née de la Réforme; tandis que les versions révisées comme Segond et toutes les Bibles modernes, furent nées de la Critique Textuelle dirigée par Rome.


Nous entendons souvent parler aujourd'hui de la loi du Dimanche qui fut promulguée par l'empereur Constantin en l'an 321. Comment ce fait-il que nous n'entendons jamais parler de la Bible corrompue que Constantin adopta et promulgua; de cette version qui est exploitée par les forces de l'hérésie et de l'apostasie depuis presque 2,000 ans. Nous regrettons de dire que cette Bible est la base de plusieurs versions qui inondant les maisons de publications, les écoles, les églises, et les familles, amenant la confusion et le doute à des millions de gens.


A travers les siècles, la seule Bible Authentique, la Parole vivante de Dieu, a souvent fait face aux descendants de cette version corrompue, enrobée de splendeur et assise sur la trône du pouvoir comme un pape infaillible. Des combats s'engagèrent l'un après l'autre. La Sainte Parole de Dieu a toujours au la victoire; à ses succès nous devons l'existence même de la civilisation chrétienne et tout le bonheur et l'espérance que nous avons pour l'éternité. Et maintenant, en ces derniers jours, la bataille est renouvelée encore une autre fois entre ces deux rivaux.


La dévotion à l'erreur ne produira jamais la vrai justice. Je propose de suivre la situation de la présente confusion des Bibles jusqu'à son origine, pour que notre cœur sait remplis de louanges et de gratitudes envers Dieu qui a préservé pour nous les Saintes Écritures d'une manière merveilleuse.


1.L'Apostasie de l'Église primitive prépara le chemin pour la corruption des manuscrits.


Inspirés par l'Esprit du Dieu infaillible, des hommes furent choisis pour rédiger les différents livres du Nouveau Testament originellement écrit en Grec. Pendant quelques années, sous la direction des apôtres, les croyants en Christ furent privilégiés d'avoir la Parole de Dieu non diluée et dans toute son intégrité.


Mais très tôt la scène changea; la fureur de Satan, dérobé de l'opportunité d'accabler de nouveau les Fils de Dieu, se tourna sur la Parole écrite. Des sectes d'hérétiques qui combattaient pour la suprématie, altérèrent des copies des manuscrits originaux pour atteindre leur but. Épiphane, dans son traité de polémique "le Panarion`, décrit non moins de quatre-vingts mouvement d'hérétiques. D'entre ceux-ci, l'Église Catholique Romaine au plutôt l'Église Mithraique Universelle, fut victorieuse. La vrai Église fuyait dans les montagnes alpines et les lieux sauvages, amenant avec elle les purs manuscrits de la Parole de Dieu avec elle. L'Eglise Catholique persécutait l'Eglise Vaudoise qui avait pour mission de nous préserver intact la Parole de Dieu.


L"apôtre Paul prophétisa la venue d'une grande apostasie (litt. un abandon de la foi), dans sa deuxième épître aux Thessaloniciens et ajouta que "le mystère de l'iniquité agissait déjà". Nous voyons dans 2 Cor. 2: 17, que déjà plusieurs avaient commencé à falsifier la Parole de Dieu. Dans son adieux aux anciens de l'Église d'Éphèse, Paul leur déclara- "Car je sais qu'après mon départ, il s'introduira parmi vous des loups ravissants, qui n'épargneront point le troupeau. Et qu'il s'élèvera parmi vous des hommes qui annonceront des doctrines pernicieuses, afin d'attirer les disciples après eux. Veillez donc, vous souvenant que durant trois ans je n'ai cessé, nuit et jour, d'avertir chacun de vous avec larmes" (Ac.20: 29-31). Quoiqu'il y a plusieurs choses importantes dans la vie de Paul dont nous n'avons aucun record, le Saint Esprit trouva d'une grande importance que cette prophétie fut écrite, pour nous avertir, que même d'entre les anciens il sortirait des dirigeants pervertis. Cette prophétie était pour être accomplie, et elle le fut pleinement dans la perversion des Écritures. Jusqu'à ce que nous voyons l'importance de cette grande prophétie du Saint Esprit, et venons à reconnaître son accomplissement colossal, la Bible demeurera un livre fermé sur plusieurs sujets pour les chrétiens indifférents.

Lorsque Paul fut averti de l'apostasie qui viendrait, il suscita les Thessaloniciens à ne se laisser point ébranlé ni troublé dans l'esprit "par quelque parole, ou quelque lettre qu'on dirait venir de nous" (2 Thes. 2: 2) Il aurait été audacieux qu'une personne écrive une lettre à une Église et la signe du nom de Paul après sa mort. Comment plus audacieuse fut l'iniquité qui fit une telle falsification du vivant de l'apôtre.  Même dans le temps de Paul, l'apostasie agissait par des fausses représentations.

Toutefois, Paul nous spécifia trois manières par lesquelles l'apostasie oeuvrait: 1) en exaltant la connaissance de l'homme au-dessus de la Bible; 2) en spiritualisant les Écritures pour les rendent inefficaces; 3) en substituant la philosophie pour la révélation.  Ceci dit, nous procédons à regarder ces trois manières:

 

2.La fausse connaissance exaltée au-dessus des Écritures:

 

Sur le premier de ces dangers, nous lisons: "0 Timothée, garde le dépôt, fuyant les discours vains et profanes, et les disputes d'une science faussement ainsi nommée" (1 Tim. 6: 20).

 

Dans la Grec, le mot "science" est "gnosis" et signifie "connaissance". L'apôtre Paul ne condamne pas ici la connaissance en générale, mais la fausse connaissance des docteurs qui donnèrent leurs interprétations des vérités chrétiennes, n'y voyant que des concepts humains. Cette tendance augmenta jusqu'à ce que la système de Gnosticisme, qui porta le nom de Chrétien, fut fondé. Pour montrer que cette religion ne fut pas une théorie sans organisation, mais qu'elle fut répandue dans plusieurs communautés, je cite Milman: "Les Gnostiques qui suivirent furent plus audacieux, ils persistèrent à innover sans cesse la simplicité du christianisme... Dans toutes les grandes villes de l'Est dans lesquelles le Christianisme avait établit des communautés florissants, on vit surgir ce rival qui aspirait à un plus haut degré de connaissance que fut révélé dans l'Évangile, se vantant d'être plus élevé que la Christianisme et le Paganisme vulgaire. J.M. Nicole, nous rapporte: "Les gnostiques prétendaient connaître les mystères de l'existence. Leur principe fondamental consistait à identifier le bien avec l'esprit, et le mal avec la matière. En conséquence, ils étaient obligés de nier:

 

a) La Création. Un Dieu esprit ne peut créer un monde matériel. Ils admettaient entre Dieu et les hommes une multitude d'éons, esprits ou anges intermédiaires, dont l'un, très inférieur, pouvait être la démiurge au créateur. Aussi n'avaient-ils pas foi en l'autorité de l'Ancien Testament qu'ils considéraient parfois comme l'oeuvre du Diable.

 

b) L'incarnation. Un Dieu esprit ne peut devenir chair, Jésus n'est qu'un éon et son corps n'était qu'une apparence, ce qui est nommé "le docétisme".

 

c) La rédemption par le sang. Pour les gnostiques, on est sauvé par la connaissance, Jésus n'est qu'un révélateur. Comme les doctrines gnostiques étaient compliquées, seuls quelques-uns, les spirituels (les érudits au les élites), étaient admis à les connaître. Les autres, les psychiques (ou partisans), ne pouvaient espérer qu'un salut inférieur. Les matériels Cou opposants) étaient perdus.

 

d) La morale chrétienne. Sur ce point les gnostiques se répartissaient en deux classes. Les uns, pour mâter la matière mauvaise, se livraient à l'ascétisme; ils jeûnaient, condamnaient le mariage, etc. Les autres, considérant que la matière importait peu, se livraient aux débordements de la chair.


Il y eut, surtout en Égypte, de multiples écoles gnostiques. Les principales furent celles de Basilide celle de Valentin qui propagea ses idées jusqu'à Rome, celle de Carpocrate, celle des Ophites ou Nassériens qui vénéraient le serpent (comme étant celui qui éclaire l'intelligence et qui donne la connaissance). En Syrie, nous pouvons mentionner Bardesane et Tatien, ce dernier d'abord disciple de Justin Martyr".

 

En ce qui concerne Justin Martyr, Bruce Pringle nous dit: "Ses enseignements furent de nature hérétique. Nous réalisons que le ruisseau de la pure doctrine chrétienne fut pollué par ses enseignements-- Après sa mort, Tatien retourna en Palestine pour propager l'hérésie gnostique. Il écrivit une harmonie des Évangiles nommée "la Diatessaron", les quatre Évangiles en un seul. Son oeuvre fut tellement corrompue, qu'un évêque de Syrie trouva nécessaire de la bannir de son église, de peur que les fidèles la prennent pour le vrai Évangile. Plus près de nous, au milieu de la confusion qui existe parmi les chrétiens sur les versions modernes, une nouvelle "Diatessaron" est en voie d'être rédigée par Charles Templeton, ancien évangéliste du camp de l'apostasié Billy Graham. Selon Templeton, "les Évangiles sont remplis de mythes et d'erreurs" ... Tatien trouva son plus grand disciple dans Clément d'Alexandrie". Or, il, est à remarquer que Clément fut le maître d'Origène d'où nous avons la source de la corruption des Écritures.


J.M. Nicole ajoute, que "le plus redoutable des gnostiques fut Marcion, originaire d'Asie Mineure, qui vint s'établir à Rome et se joignit à l'église. Il s'en sépara pour fonder une église rivale, avec un clergé bien organisé, un Canon des Écritures bien délimité qui excluait l'Ancien Testament et une partie du Nouveau Testament. Il gardait Luc, en y faisant des coupures, et dix épîtres de Paul". Les théories de ces gnostiques réapparaissent de nos jours dans la théologie et la science des Critiques Textuels. Westcott, un des esprits dominants du Comité de Révision, plaida en faveur que le Nouveau Testament soit lu à la lumière des théories modernes sur "les éons" maintenues par les réviseurs.


Le Dr. S. Parkes Cadman, nous dit du Cardinal Newman qui participa au Comité de Révision: "Newman a aussi dérivé des Pères une angéologie spéculative qui décrivait l'univers invisible comme étant habité d'êtres intermédiaires qui furent les agents spirituels entre Dieu et la Création ... En effet, la cosmogonie de Newman fut essentiellement gnostique. Elle reflétait les enseignements de Cérinthe, qui est le mieux considéré comme le lien entre les sectes Judaisantes et les sectes Gnostiques".


La citation suivante d'une revue d'autorité, donne une description de cette espèce de Gnosticisme moderne; montrant ses tendances au Catholicisme Romain. Elle révèle aussi comment Westcott tenait à cette philosophie, tout en nommant la Dr. Philip Schaff, comme étant d'avantage l'apôtre de ce Gnosticisme moderne:

"Les chemins qui mènent à Rome sont très nombreux ... Une voie mains fréquentée et moins évidente, mais non moins dangereuse, est la voie philosophique. Il existe une forte affinité entre la système de développement spéculatif, selon lequel, tout ce qui existe est vrai et rationnel; et l'idée Romaine d'une Église infaillible qui évolue d'elle-même ... Personne ne peut lire sous l'influence de la philosophie spéculative, sans s'apercevoir qu'une simple modification dans la terminologie, tourne cette philosophie et lui donne un caractère Romain. En Allemagne (comme en France), plusieurs hommes distingués ont déjà traversé le pont de la philosophie sceptique à l'Eglise Romaine. Le Dr. Nevin avait pris cette voie longtemps avant que le Dr. Scharff la lui montra".

 

3.Spiritualiser les Écritures pour les annuler.


Cette autre phase éminente qui annonçait la venu de l'apostasie, fut annoncée d'avance par l'apôtre Paul en ces mots:


"Mais évite les discours profanes et vains; car ceux 'qui les tiennent' tombant toujours plus dans l'impiété; et leur paroles rongera comme la gangrène. De ce nombre sont Hyménée et Philète, qui se sont détournés de la vérité, en disant que la résurrection est déjà arrivée, et qui renversent la foi de quelques-uns" (2 Tim. 2: 16-18).


La Bible enseigne que la résurrection est un événement futur. Le moyen par lequel ces docteurs éminents, plein de vanité, pouvaient dire ceci, tout comme leurs descendants modernes, fut de dire que la résurrection est une procédure graduelle qui débute à la conversion. La prophétie de l'apôtre fut placée ainsi dans l'accomplissement d'un vaste système de spiritualisation et de mystification de la Bible qui renversa la foi primitive. Tourner l'Écriture en une allégorie fut une passion en ce temps. Aujourd'hui, allégoriser est non seulement une passion, mais aussi un refuge contre la vérité pour plusieurs dirigeants que nous rencontrons.


Cette tendance d'allégoriser les Écritures nous provient de nul autre que d'Origène d'Alexandrie, le fondateur du Culte de l'intelligence et de la Critique Textuelle. J.M. Nicole nous dit, que pour Origène, "les textes bibliques peuvent, salon lui, avoir trois sens, un sens littéral, un sens moral, et un sens allégorique, correspondant aux trois parties de l'être humain: corps, âme et esprit". Mais nous ne pouvons nous fier à Nicole pour nous dire toute la vérité sur Origène, puisqu'il est un de ses admirateurs ainsi que de Westcott et Hort.  Bruce Pringle nous dit: "Origène s'est tellement donné à la fureur de tourner en allégorie tout ce que la Bible dit, qu'il disait: - Les Écritures sont peu utile à ceux qui les comprennent comme elles sont écrite (McClintock and Strong Encyclopédia). Pour estimer Origène justement, nous devons nous rappeler qu'il fut un élève de Clément, et qu'il fut éduqué par lui dans les hérésies du Gnosticisme; et comme son maître, il estima très peu la base historique de la Bible ... Il étudia aussi sous Ammonius Saccas, la fondateur du Néo-Platonisme, dont la philosophie consistait en un mélange des idées de Platon avec le mysticisme oriental".

 

4.Substituer la philosophie pour l'Écriture.


La troisième manière par laquelle l'apostasie arriva fut ainsi prédite par l'apôtre Paul:

 

"Prenez garde que personne ne vous séduise par la philosophie et par de vaines tromperies, selon la tradition des hommes, selon les rudiments du monde, et non selon Christ" (Col. 2: 8).


La philosophie qui est condamnée dans ce passage n'est pas celle que l'on trouve dans la Parole Sacrée, mais celle qui est "selon la tradition des hommes". Même avant le temps de Christ, l'existence même de la religion juive fut menacée par la subtilité et la fascination de la philosophie païenne. Cette même tentatrice a prit dans son plage des multitudes qui partent le nom de Chrétien.

 

Les philosophes grecs exercèrent une très grande influence sur la pensée chrétienne et sur les institutions de l'Eglise à travers les siècles. Presque tous les Pères de l'Église furent infesté de leur philosophie mondaine et mystique.

 

Les plus grands ennemis de l'Église de Christ dans son enfance, ne furent pas trouvé dans le paganisme triomphant qui remplissait le monde, mais dans le déluge des hérésies qui, sous le nom de Christianisme, envahit la vérité pour de longues années. Ce déluge, comme nous allons voir, avait multiplié une abondance de copies des Écritures avec des changements subtils qui désorientèrent la sens des versets et des passages; tout ceci dans l'espace de cent ans après la mort de l'apôtre Jean. Ceci est la cause primaire qui engendra l'ère des ténèbres du moyen-âge. Comme Irénée disait à propos de Marcion, le Gnostique: "Ainsi Marcion et ses disciples ont pris sur eux-mêmes de mutiler les Écritures, n'acceptant pas certains livres, et ayant retranché des passages dans l'Évangile de Luc et dans les épîtres de Paul, affirmèrent que seulement ceux qu'ils avaient condensé furent authentiques". Or celui qui empêche la lumière produit des ténèbres.

 

5.Toutes les Bibles proviennent fondamentalement de deux seules sources.

 

Tous ceux qui ont l'intérêt, la motivation et la patience pour lire la grande masse de littérature sur ce sujet, vont être d'accord pour dire qu'il n'y a que deux sources de manuscrits.

 

La première source qui porte la Texte Reçu dans l'Hébreu et le Grec, débute avec les Églises apostoliques, et réapparaît de temps en temps à travers l'ère chrétienne chez les chrétiens éclairés de l'Esprit de Dieu. Cette source fut protégée de la pollution et de la falsification, par la sagesse et l'érudition de la vrai Église dans ses différentes phases: les précieux manuscrits furent préservé par les fidèles à l'Église de Pella en Palestine, où les chrétiens prirent refuge en l'an 70, lorsque les Romains détruisirent Jérusalem; par l'Église Syrienne d'Antioche qui produisit une éminente érudition et d'où les premières traductions des Originaux furent faites en Syriaque et en Vieux Latin; par l'Église Italique au nord de l'Italie qui devint connue comme l'Église Vaudoise; par l'Église Gallicane au sud de la France; par l'Église Celtique en Grande Bretagne; et par les Églises de la Réforme.

Cette première source apparaît avec très peu de changements dans les Bibles Protestantes Allemande, Française, Anglaise etc. Nous la retrouvons dans la Bible Martin et la Bible Ostervald qui furent utilisées, dès leurs origines avec la Bible d'Olivetan de 1535, pour 463 ans par les chrétiens authentiques de langue française. Toutes ces Bibles des Réformateurs sont supportées par la grande majorité des copies des Textes Originaux.  Si vaste est cette majorité que même les ennemis du Texte Reçu admettant que dix-neuf vingtième de tous les manuscrits grecs sont de cette catégorie.

 

Pour ce qui est des textes en vieux latin, nous en trouvons aussi deux catégories, tout comme dans les autres versions:  la forme du Texte Traditionnel que nous trouvons dans la Vestus Itala traduite par les Vaudois en l'an 157, et la forme du texte corrompu que nous trouvons dans la Vulgate Latine de Jérôme. Augustin écrivit: "Lorsque la foi fut dans sa première jeunesse, tous ceux qui avaient une mince familiarité du Grec et du Latin furent assez audacieux pour entreprendre une traduction des Codex Grecs qui tombèrent dans leurs mains". Mais en ce qui concerne la Vestus Itala des Vaudois, Augustin avait dit: "La traduction de l'Itala doit être préférée au-dessus de toutes les autres, car elle se rapproche plus du sens original des mots sans aucun préjudice à la clarté d'expression". Les évidences des textes en vieux latin varient tellement, qu'il semble certain que plusieurs anciennes traductions représentent les différents Codex Grecs d'où elles proviennent. Plusieurs des évidences en vieux latin sont favorables au Texte Traditionnel, mais non pas tous.

 

La deuxième source est très petite et contient très peu de manuscrits: a) dans le Grec: Le manuscrit du Vatican nommé aussi le Codex Vaticanus ou Codex "B" et le Sinaitique nommé aussi le Codex Sinaiticus ou Codex Aleph, le frère du premier. b) dans le Latin: La Vulgate Latine de Jérôme. c) dans l'Anglais: La Bible Jésuite de 1582, la Rheims Douay. d) dans le Français: La Bible de Sacy traduite sur la Vulgate.

 

Ainsi la présente controverse entre la Bible Ostervald et les versions modernes comme la Bible Segond et la Bible en Français Courant, est le même vieux combat qui se déroule depuis l'Église primitive, le même que nous retrouvons entre les Vaudois et les Papistes, et le même que celui entre les Réformateurs et les Jésuites.

 

6.Paul se prépare à préserver la vérité contre l'Apostasie à venir.

 

Dans ses dernières années, l'apôtre Paul passa plus de temps à préparer l'Église pour la grande apostasie à venir qu'à développer l'œuvre. Il savait d'avance que cette apostasie surgirait dans l'Ouest. Ainsi il passa plusieurs années à travailler pour ancrer les Églises d'Europe aux Églises de la Judée. En l'an 177, les martyrs de Lyon témoigne de son succès par l'adresse de leur épître "Épître des Églises de Lyon et de Vienne à celles d'Asie et de Phrygie" (Bibliothèque Choisie des Pères de l'Église, Tome 5, 1828, par: M. Guillon).  A travers les siècles, Dieu avait formé le cerveau Juif pour qu'il soit capable de saisir le concept du péché, d'un Dieu invisible, de la condition sérieuse de l'homme, et du besoin d'un Rédempteur divin.

 

Mais à travers les mêmes siècles, le monde rebelle des Gentils avait descendu encore plus profondément dans la frivolité, le paganisme, et la débauche. Il vaut la peine de remarquer que Paul écrivit presque toutes ses épîtres aux Églises des Gentils à Corinthe, à Rome, à Philippes, etc. Il écrivit presque rien aux chrétiens Juifs sauf l'Épître aux Hébreux. Ainsi le grand fardeau de ses derniers jours fut de lier solidement les Églises des Gentils en Europe aux Églises de la Judée, et non point de lier toutes les Églises à celle de Rome. Ce fut pour assurer l'accomplissement de ce but qu'il perdit la vie.


Paul fit de son mieux pour maintenir une amitié et une alliance avec l'Eglise de Jérusalem. Pour bien faire envers eux, il voyagea à Jérusalem chaque fois que des nouveaux champs de mission s'ouvraient pour lui dans l'ouest. Ce Fut pour ce but qu'il se soumit à plusieurs jours de restrictions dans le Temple, et ceci résulta à justifier sa détermination.  Ainsi les Églises de Judée servaient de base d'opération à Paul:

 

"En effet, frères, vous êtes devenus les imitateurs des Églises de Dieu qui, dans la Judée, sont en Jésus-Christ; et vous avez souffert, de la part de ceux de votre propre nation, les mêmes choses qu'elles de la part des Juifs" (1 Thes.2:14).

 

Il n'indique aucunement ici que l'Église de Rome devait être le modèle sur lequel les autres Églises seraient formé, car elle ne possédait pas cette prééminence et ne l'a jamais possédée. Cet honneur appartenait aux Églises de la Judée; ce fut selon elles et non l'Église de Rame que les Églises Asiatiques devaient être formées. La plus pure des Églises apostoliques fut celle des Thessaloniciens, et celle-ci fut formée d'après les Églises chrétiennes de Judée. Si la prééminence aurait appartenue à l'Église de Rome, Paul l'aurait proposée comme modèle à toutes celles qu'il forma, soit en Judée, en Asie Mineure, en Grèce, au en Italie. Nous savons d'ailleurs, selon Alexandre Hislop (Les Deux Babylones), que la prétendue succession apostolique de l'Église de Rome, ne provient pas de l'apôtre Pierre dont le nom est Simon; mais de Simon le magicien (Ac. 8: 9) qui s'était rendu à Rome et fut connu sous la nom de "Petra Roma" le Grand Interprète des mystères-Chaldéen du Culte du Soleil.

 

7.Début de la corruption des manuscrits de la Bible.

 

Le dernier des apôtres fut Jean. Sa mort est généralement placée vers l'an 100. Dans ses derniers jours, il s'occupait dans la collection et la formation des écrits que nous appelons le Nouveau Testament. Une lecture attentive du chapitre 15 du livre des Actes donne la preuve du soin méticuleux par lequel l'Église primitive garda ses écrits sacrés. or le vrai peuple de Dieu à travers les âges fut tellement d'accord sur ce que fut l'Écriture Authentique et sur ce qui ne la fut pas, qu'aucun concile d'Église à part le Concile de Trente (1545) qui fut dominé par les Jésuites, osa dire quelque chose sur quel livre devrait faire partie de la Bile ou sur quel texte fut faux ou non.


L'hérésie ne pouvait faire aucun progrès du temps que Jean vivait. Mais aussit6t après sa mort, des docteurs pervertis infestèrent l'Église Chrétienne. La force dominante du paganisme vit sa ruine devant les vérités supérieures du Christianisme; ceci fut prévue par tous. Ce fut en ce temps qu'on vit la corruption des livres du Nouveau Testament.  Eusèbe de Césarée est un témoin de ce fait. Il rapporte que les manuscrits corrompus furent tellement répandus, que l'accord entre les copies fut sans espérance; et que ceux qui falsifiaient les Écritures affirmaient plutôt les corriger. Il est à remarquer qu'il utilisa la même excuse pour faire les 50 Bibles de Constantin à partir de l'Hexapla d'Origène. En effet, ceci est l'excuse préférée de tous les Critiques Textuels à partir d'Origène jusqu'à Westcott et Hort et leurs adhérents.


Lorsque les sectes guerrières furent consolidées sous la main de Constantin au Concile de Nicée (325) ce souverain hérétique adopta la Bible qui combina toutes les versions contradictoires en une seule. Ainsi les différentes corruptions se mélangèrent avec la masse des enseignements purs pour sanctionner la grande apostasie assise sur le trône du pouvoir:

 

"Et on lui donna une bouche qui disait de grandes choses et des blasphèmes; et on lui donna le pouvoir de faire la guerre pendant quarante-deux mois. Et elle ouvrit la bouche pour blasphémer contre Dieu, pour blasphémer contre son nom et son tabernacle, et contre ceux qui habitent dans le ciel. Il lui fut aussi donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre:.. Et il lui fut donné puissance sur toute tribu, langue, et nations" (Apo. 13: 5-7).

 

Débutant quelques temps après la mort de l'apôtre Jean, nous trouvons quatre noms renommés qui ressortent et qui ont contribués par leurs enseignements à la victoire de l'hérésie, et à mettre en circulation des manuscrits corrompus du Nouveau Testament: 1) Justin Martyr, 2) Tatien, 3) Clément d'Alexandrie, 4) Origène. Dans les enseignements de Justin Martyr, nous commençons à voir comment la source polluée de la pure doctrine chrétienne se répandait chez les sectes d'hérétiques, cinquante ans après la mort de Jean. Ce fut par Tatien, élève de Justin Martyr, que ces doctrines regrettables furent mise par écrit et portées d'une manière alarmante sur toute l'étendu de l'empire. Après la mort de Justin Martyr à Rome, Tatien retourna en Palestine et embrassa l'hérésie Gnostique qu'il répandit. Ce même Tatien écrivit une Harmonie des Évangiles nommée la Diatessaron, signifiant quatre en un. Les Évangiles furent si notoirement corrompus par ses mains, que plus tard un évêque de Syrie fut obligé de jeter en dehors de son Église pas moins de deux cent copies de cette Diatessaron à cause des erreurs qu'elle contenait, et à cause que les membres de son Église la prenait pour le vrai Évangile. Nous arrivons maintenant à l'élève de Tatien le plus connu, Clément d'Alexandrie. Clément est allé beaucoup plus loin que Tatien, en ce qu'il fonda une école en Alexandrie qui institua une propagande sur les mêmes lignes d'hérésies. Il dit lui-même qu'il refusait de transmettre les doctrines chrétiennes dans un état pur et non mélangées; il préférait les couvrir des préceptes qui venaient de la philosophie païenne. il possédait tous les écrits des docteurs hérétiques renommés, et il citait librement de leurs manuscrits corrompus comme s'ils furent les pures paroles de l'Écriture. Mais sans aucun doute, sa plus grande contribution, fut la direction qu'il donna aux études et aux activités d'Origène, son élève le plus renommé.

 

Ainsi nous parvenons maintenant à Origène, celui qui fit plus que tous les autres pour créer et donner une direction aux forces de l'apostasie au travers les siècles. C'est lui qui influença puissamment Jérôme, l'éditeur de la Bible latine connus comme la Vulgate. Eusèbe aussi adorait aux pieds de l'autel des enseignements d'Origène, comme tous les apostasiés le font depuis en suivant son exemple. Il affirma avoir collectionné huit cent des lettres d'Origène, et d'avoir utilisé sa Bible à six colonnes, l'Hexapla, dans ses travaux bibliques. Assisté de Pamphile, il restaura et préserva la librairie volumineuse d'Origène. Les manuscrits des Écritures, corrompus par Origène, furent disposés et balancés subtilement. Les dernières centaines d'années de notre siècle, ont vue beaucoup de cette soi-disant érudition du Christianisme Français et Anglais, qui est dominée par l'influence subtile et puissante d'Origène.

 

Origène s'était tellement abandonné à l'enthousiasme de renverser tous les événements de la Bible en des allégories, que lui-même disait: "Les Écritures sont très peu utile à ceux qui les comprennent comme ils furent écrites". Pour être capable d'estimer Origène correctement, nous devons nous rappeler que lorsqu'il fut un élève de Clément, il apprit toutes les doctrines de l'hérésie gnostique; et comme son maître, il donna très peu d'importance au contexte historique de la Bible. Comme Schaff dit: "Sa préférence pour Platon la dirigea dans de grandes erreurs qui furent d'un attrait irrésistible pour lui. Il se familiarisa avec les hérésies variées et étudia sous le païen Ammonius Saccas, le fondateur du Néo-Platonisme.

 

Ainsi fut l'homme qui depuis ce temps, domine les efforts de la critique textuelle destructive. Le plus grand résultat que sa vie produisit, fut que ses enseignements devinrent la fondation d'un système d'éducation nommé la Scolastique, système qui fut le guide de l'Europe pour environ 1,000 ans lors des ténèbres du Moyen Age.  L'Origénisme inonda l'Église Catholique à travers Jérôme, le père de Christianisme Latin- "J'aime... le nom d'Origène", disait ce grand théologien renommé de l'Église Catholique. "Je refuse de croire la notion qu'une si grande âme fut perdue".

 

Un dernier mot du savant Scrivener, indiquera comment tôt et profonde fut la corruption des manuscrits sacrés: "Que cela sonne paradoxal, il est toutefois vrai selon les faits, que la pire corruption qui entra dans le Nouveau Testament, débuta dans les premières centaines d'années après qu'il fut composé; et que Irénée, les Pères Africains, et toute l'Église de l'Ouest avec une partie de l'Église Syrienne, utilisèrent des manuscrits beaucoup plus inférieurs que ceux employés par Stunica, Érasme et Estienne, lorsque treize siècles plus tard, ils compilèrent et formèrent le Texte Reçu.

Ainsi la base fut fondée pour opposer une Bible mutilée à la Bible Authentique. Les pages suivantes décriront comment ces corruptions trouvèrent leur chemin à travers les siècles, pour réapparaître de nouveau dans nos Bibles modernes révisées.

 

"Le Texte Traditionnel Hébreu et Grec de la Bible Authentique, est considéré par les Critiques Textuels de l'hérésie du modernisme, comme étant un Texte faible. Hort, le collègue de Westcott avait même déclaré que le Texte Reçu Grec fut "un Texte vile". Les Vaudois furent considérés comme insensés dans leur mission de nous préserver la Parole de Dieu intacte. Et le simple chrétien fidèle de nos jours, qui n'a point la soi-disant érudition académique des apostasiés pour discerner l'intégrité de la Parole de Dieu, est méprisé par ces élites d'un Christianisme bâtardisé, pour son manque de sagesse. Mais voici ce que dit la Parole de Dieu Authentique:

 

"Considérez, Frères, que parmi vous, qui avez été appelés, il n'y a pas beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages, et Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes. Et Dieu a choisi les choses viles du monde et les plus méprisées, même celle qui ne sont point, pour anéantir celles qui sont" (1 Cor. 1: 26-28).

Chapitre 4

Fondamentalement il existe

seulement deux différentes Bibles

  

1.L'apostasie de l'Église primitive

préparera le chemin pour la

corruption des manuscrits

 

2.la fausse connaissance exalté

au-dessus des Écritures


3.Spiritualiser les Écritures pour

les annuler

 

4.Substituer la philosophie pour

l'Écriture

 

5.Toutes les Bibles proviennent fondamentalement de deux

seules sources


6.Paul se prépare à préserver la

vérité contre l'Apostasie à venir


7.Début de la corruption des

manuscrits de la Bible.

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