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La Bible Authentique: Quelle Version?

Par Jean Leduc

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Comme des nids d'insectes venimeuses, toutes sortes d'organisations et d'associations pullulent au sein de l'Eglise Catholique: les Augustins, les Bénédictins, les Capucins, les Dominicains, les Illuminaties, l'Opus Dei, le Club de Rome, les Chevaliers de Colomb, etc. Nous pouvons même y compter ses affiliations secrètes avec la Maçonnerie, la Mafia, la Banque Internationale, et le mouvement Nouvel Age.


 


Les Bénédictins furent fondé vers l'an 540, par l'Italien Benoît de Nursie, qui érigea un monastère au Mont Cassin, au début du 61, siècle. Un moine Bénédictin devait à son abbé une obéissance aveugle comme s'il était Dieu même*, et cela sans aucun délai dans l'exécution d'un ordre. Chaque branche avait des milliers, et même, des dizaines de milliers de membres. Mentionnons les Augustins par exemple, qui, du temps que Martin Luther en faisait parti, avaient environ 35,000 membres. Chaque organisation existe dans un but spécifique et est sous l'ordre direct du Pape. Ils envahissent toutes les nations de la terre et forment l'armée militante de la Papauté. Les Jésuites prédominent sur toutes ces organisations infernales, à un tel point que le général des Jésuites, surnommé souvent "le Pape Noir", les surpasse toutes en autorité.


 


Environ 35 ans après que Luther cloua ses thèses sur la porte de la cathédrale de Wittenberg, et s'attaqua aux erreurs et à la corruption de Rome, la Réforme était solidement enracinée. Le facteur principal de ce soulèvement spirituel fut la traduction Allemande du Nouveau Testament Grec d'Érasme par Luther. Éveillée de sa léthargie, la Papauté réalisa qu'en très peu de temps la Réforme s'était emparé de presque tout l'Europe. Consternée, elle cherchait de l'aide dans toutes les directions. Si les Jésuites ne s'auraient pas présenté pour offrir au Pape de régler la situation, l'Église Catholique n'existerait plus aujourd'hui. Quelle fut l'offre et quelles furent les armes des Jésuites qu'ils forgèrent dans le feu de l'enfer ?


 


Le fondateur des Jésuites fut un Espagnol du nom de Ignace de Loyola (1491-1556), que l'Église Catholique canonisa comme un de ses saints fictifs. Dévoué à la vie militaire, il combattit dans la guerre que le roi Ferdinand livra en Espagne contre les forces Islamiques, au temps que Colomb découvrit l'Amérique. A la suite d'une blessure, ses pensées se tournèrent vers des conquêtes spirituelles, et il voua sa vie au mysticisme et au service du Pape. Il consacra plusieurs années à des études et à un ascétisme terrible d'une rigidité sévère. Ses concepts d'entraînement militaire spirituel se trouvent dans son livre intitulé "Exercices Spirituels" où nous voyons son mysticisme fanatique. Ce livre fit plus que n'importe quel autre pour favoriser et établir l'infaillibilité du Pape. En 1540, le pape Paul III promulgua la Bulle d'institution du nouvel ordre, appelé "Compagnie de Jésus", terme militaire des forces mobiles de la Gestapo de la Papauté, et chaque membre devait faire un vœu d'obéissance absolue au Pape.

Ayant, avec son ordre, fait vœu de pauvreté et d'humilité perpétuelle, Loyola ne recherchaient la fortune et le pouvoir que pour les faire servir à la suppression du Protestantisme et au rétablissement de la suprématie papale sur le monde entier. L'un des principes Fondamentaux de cette horde de scorpions est que "la fin justifie les moyens". En vertu de ce principe, le mensonge, le vol, la parjure, la torture et le meurtre étaient non seulement pardonnables, mais méritoire quand ils servaient les intérêts de l'Église et du Pape.


 


Lorsque Loyola se présenta au Pape pour lui offrir ses services, il lui dit en substance:



"Que les Augustins continuent à faire des monastères pour que les esprits contemplatifs s'y retirent; que les Bénédictins continuent à se donner à l'œuvre littéraire; que les Dominicains maintiennent la responsabilité de l'Inquisition; mais nous, les Jésuites, nous allons capturer les collèges et les universités. Nous prendrons le contrôle de l'instruction sur la loi, la médecine, la science, l'éducation, ainsi nous extirperons tous les livres d'instruction injurieux à Rome. Nous moulerons les pensées et les idées de la jeunesse. Nous nous engagerons comme des prédicateurs Protestants et des professeurs dans les diverses croyances du Protestantisme. Tôt ou tard, nous réussirons à faire discréditer l'autorité du Nouveau Testament Grec d'Érasme, ainsi que les traductions de l'Ancien Testament qui osent s'opposer à la Tradition. De même nous déprécierons la Réforme Protestante".


 


Le succès des Jésuites fut fulgurant et dévastateur. En très peu de temps les grands intellectuels de l'Église Catholique se retrouvent tous à l'intérieur de cette Société diabolique. Vers 1582, lorsque la Bible Jésuite fut produite pour détruire la version anglaise de Tyndale et la version française d'Olivetan, les Jésuites dominaient sur 287 collèges et universités à travers l'Europe. Leur système d'éducation et d'entraînement rigoureux était comparé, dans leur Constitution, à réduire un membre comme "un cadavre maniable"; ainsi ils pouvaient tous être manipulé et assujetti à la volonté de leurs supérieurs. Ainsi nous dit, J.M. Nicole (Précis d'Histoire de l'Église)":


 


"Pour être admis dans la société, il faut d'abord passer par un noviciat sévère, ensuite faire des études prolongées comme "scolastique", puis être un certains temps "coadjuteur spirituel". Après cela seulement, le candidat prononce le quatrième vœu, prend le titre de "profès" et est initié aux "règles secrètes". Les profès sont organisés hiérarchiquement; chacun a "une autorité illimitée" sur ses subordonnés et doit être "docile comme un cadavre" en face de ses supérieurs. A la tête de l'organisation se trouve un général nommé à vie, appelé parfois "le pape noir" à cause de son influence, et qui d'ailleurs est étroitement espionné par d'autres Jésuites ... Par l'ordre des Jésuites, Rome pouvait ainsi opposer au Protestantisme conquérant une forme de Catholicisme tout aussi enthousiaste et tout aussi expansif".


 


Sous des déguisements divers, les Jésuites s'insinuaient dans les bureaux de l'État et devenaient conseillers des rois et des chefs des nations et en dirigeaient la politique, comme ils le font encore d'ailleurs aujourd'hui. Ils fondaient des collèges pour les fils des princes et des nobles et, pour le peuple, des écoles, où ils attiraient les enfants de parents protestants, qu'ils accoutumaient à observer les rites de l'Église Catholique. "Cette pratique existe encore dans notre temps moderne, particulièrement ici au Québec" (J.L.). L'ordre des Jésuites se répandit rapidement, comme des "sauterelles" qui se répandant sur la terre; et partout on assistait une renaissance du papisme. Il n'est pas surprenant de voir que la description des Jésuites correspond exactement au symbolisme de l'Apocalypse :


 


"…des sauterelles qui sortent du puits de l'abîme, qui furent donnés le pouvoir des scorpions de la terre; et qui ont au-dessus d'elles, l'ange de l'abîme appelé Abaddon et Apollyon, l'Exterminateur", (Apo. 9: 1-11).


 


Les Jésuites sont les agents les plus discrets et les plus efficaces de la Papauté; ils sont les champions de sa politique et de l'unité Catholique, des maîtres de la déception, l'armée secrète du Vatican. Ils justifient pleinement le terme choisi par le pape Paul III pour décrire cet ordre: "Regimen Ecclésiae Militantis", le Régiment Ecclésiastique Militaire de la Papauté.



Par les "Exercices Spirituels" de Loyola, les Jésuites devinrent des experts dans la distorsion de la volonté. Ce système de mysticisme témoigne de toutes sortes de phénomènes occultes étranges. Les mystères, la méditation, les visions, les apparitions qui proviennent des sensations d'illuminations y jouent un grand rôle. Ces différentes formes d'illuminations occultes furent orchestrées par Loyola dans une idéologie grandiose qu'il nomma "les Illuminaties", c'est à dire "les Illuminés". Un ancien Jésuite, le Dr. Alberto R. Rivera, nous dit:


 


"Lorsque les soupçons se firent entendre que Loyola avait fondé les Illuminaties, les Jésuites utilisèrent un de leurs membres pour enlever toutes suspicions que ce groupe d'Illuminés fut relié à l'Église Catholique. Ainsi, prétendant qu'il n'était pas un Jésuite, Adam Weishaut devint connu aux yeux du monde, comme le fondateur des Illuminaties".


 


Avec l'aide d'un Directeur, les fils de Loyola se dévouent aux "Exercices Spirituels" et deviennent imprégné de ses forces psychiques dans un but très précis, dévoilé par H. Boehmer (Les Jésuites):


 


"Nous injectons dans l'homme des forces spirituelles qu'il trouvera très difficile de se débarrasser plus tard; des forces plus tenaces que tous les meilleurs principes ou doctrines. Ces forces reviendront à la surface même après plusieurs années, et deviendront si importantes que la volonté ne pourra plus s'y opposer et elle en suivra les moindres impulsions".


 


"Pour ajouter à la puissance des Jésuites", nous dit, Edmond Paris (Histoire Secrète des Jésuites): "une bulle papale remit l'inquisition entre leurs mains. Tels étaient les moyens auxquels Home recourait pour éteindre la lumière de la Réforme, et pour enlever aux hommes la Parole de Dieu qui engendrait la liberté de conscience, si longtemps interdite par la Papauté. Ignace de Loyola écrivit lui-même: -Ce que nous voyons noir, nous devons le voir blanc, si l'Église Romaine le dit".


 


La Contre-Réforme:


 


Établissement du Concile de Trente (1545-1563) et du règne des Jésuites contre la Réforme Protestante et l'autorité de la Bible Authentique:


 


Vers le milieu du 1611 siècle, le pape Paul Ill convoqua un Concile d'évêques présidé par les Jésuites, dans le but de Faire cesser les progrès de la Réforme Protestante et de réorganiser intérieurement le Catholicisme. La formation de ce mouvement d'opposition contre le Christianisme Biblique des Réformateurs est connu sous le nom de "Contre-Réforme". Le Pape manipula la programme des thèmes et l'assistance des délégués d'une telle manière, que la conception des Jésuites d'une théocratie Papale fut incorporée dans les Canons de l'Église Catholique. On reconnut ainsi au Pape le droit de confirmer et d'expliquer les décisions du Concile. Sa supériorité était donc établie et trois siècles après le Concile de Vatican I mit le point final à l'œuvre du Concile de Trente, en proclamant l'infaillibilité Papale.



"Les sessions se prolongèrent pendant vingt ans, avec deux interruptions. La première session (1545-1547) prit fin, parce qu'à la suite d'une peste, la Concile avait été transféré à Sologne, oÙ les évêques allemands refusèrent de se rendre. La seconde session (1551-1552) fut interrompue par l'arrivée d'une armée protestante dans le Tyrol. La troisième (1562-1564) mena les travaux du Concile à chef.


 


Le vote par tête donnait la prépondérance aux évêques italiens et espagnols, très nombreux; tandis que les évêques français et allemands, partisans de changements énergiques, étaient en minorité. D'ailleurs les séances étaient présidées par les légats du Pape et eux seuls pouvaient transmettre des propositions à l'assemblée.

Au point de vue doctrinal, le Concile précisa le dogme Catholique sur les points controversés. Il affirma l'inspiration des livres apocryphes et interdit la lecture de la Bible en langue vulgaire sans autorisation spéciale. Il mit la Vulgate latine sur le même niveau que les Textes Originaux. Il proclame la justification par la foi par la moyen des oeuvres et des mérites de ces dernières. Les livres dangereux, comme les écrits des Réformateurs et les traductions de la Bible Authentique, sont mis à l'index. Aucune concession ne fut faite à la Réforme".


 


La première proposition discutée avec grand intérêt était reliée aux Écritures. Le Concile condamna ces quatre points essentiels à la foi Chrétienne retrouvé dans les écrits de Luther:


 


        1. Que les Saintes Écritures contiennent tout ce qui est nécessaire à notre salut, et qu'il fut blasphématoire de placer la Tradition au même niveau que l'Écriture.


        2. Que certains livres acceptés comme canonique dans la Vulgate sont apocryphes et non inspirés.


        3. Que l'Écriture doit être étudié dans ses langues originales, et que la Vulgate contient des erreurs.


        4. Que la signification de l'Écriture peut être comprise simplement avec l'aide de l'Esprit de Christ.


       


Quelques articles de foi de ce Concile de guerre infernal nous dévoilent son arrogance et sa subversion:


 


"Je reconnais fermement et j'embrasse les traditions apostoliques et les autres coutumes et règlements de l'Église. De même, je reconnais l'Écriture Sainte, dans la sans où notre Sainte Mère l'Église l'a tenue et la tient encore. A elle appartient le jugement sur le véritable sens et l'explication des Saintes Écritures. Jamais je ne l'interpréterai et ne l'expliquerai autrement que d'après l'interprétation unanime des Pères.


 


Je confesse aussi qu'il y a, au sens propre et véritable du terme, sept sacrements de la Nouvelle Alliance... qui sont nécessaires pour le salut du genre humain.


 


Je confesse encore que dans la messe est consommé un sacrifice véritable et expiatoire pour les vivants et pour les morts, que dans le très saint sacrement de l'Eucharistie le corps et le sang, en même temps que l'âme et la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ, sont réellement et véritablement présents, qu'il se produit une transformation de toute la substance du pain dans le corps et de toute la substance du vin dans le sang. Cette transformation, l'Église Catholique la nomme "transsubstantiation". Je confesse en outre que le Christ tout entier et le véritable sacrement sont présents même sous une seule espèce.


 


Si quelqu'un dit que l'impie est justifié par la foi seule, en sous-entendant que rien d'autre n'est exigé qui coopère à l'acquisition de la grâce de la justification; et qu'il n'est nullement nécessaire que le pécheur sait préparé et disposé par l'impulsion de sa volonté, qu'il soit anathème (damné).


 


Si quelqu'un dit que la foi qui justifie n'est rien d'autre que la confiance en la miséricorde divine qui remet les péchés à cause de Christ, ou que cette confiance est la seule par laquelle nous soyons justifiés, qu'il soit anathème (damné)".


 


"La secte Catholique Romaine est la plus grande ennemie de l'Église Chrétienne", nous dit J.T. Mueller (La Doctrine Chrétienne) "en effet-, tous les chrétiens vivent, se meuvent et reçoivent leur être de la doctrine de la justification par la foi. L'Église de Rome a tué physiquement des milliers d'hommes à cause de leur fidélité à la doctrine de la justification par la foi, et spirituellement des millions d'autres en leur enseignant à se confier dans leurs oeuvres. La vicieuse doctrine de la justification par les oeuvres atteint son plus haut degré de corruption lorsqu'elle est présentée par les Jésuites qui enseignent que les transgressions les plus manifestées cessent d'être des fautes et deviennent des bonnes oeuvres lorsqu'elles sont ordonnées par les supérieurs de l'ordre... C'est de cette manière que la Pape, l'homme du péché et le fils de la perdition, et tous ceux qui le suivent accomplissent des bonnes oeuvres".


 


La Bible anglaise des Jésuites:



Les décrets du Concile de Trente établirent la voie à suivre pour des siècles à venir. Ils indiquèrent le front de la bataille que le Catholicisme livrait contre la Réforme. Premièrement il fallait que la Bible soit discrédité afin de détruire l'enseignement et la doctrine Protestante.



Depuis l'ouverture des sessions du Concile de Trente en 1545, jusqu'à l'apparition de la première Bible Jésuite en 1582, quarante années s'écoulèrent dans lesquelles les Jésuites se préparèrent en s'instruisant dans cette science particulière de subversion. La première attaque sur la position des Réformateurs concernant la Bible devait être déclenchée. Ces scorpions venimeux réalisèrent très rapidement qu'en semant la confusion sur l'origine et l'authenticité des Écritures, que la certitude des Réformateurs sur ces choses qui confondirent la Papauté, pouvait être dévalorisée afin qu'elle soit négligée et abandonnée. Avec la temps, la Réforme serait brisée et balayée par le vent de l'indifférence, engendrant une multitude d'apostasiés. La bataille de la Réforme passa de l'Allemagne en Angleterre. Les principes de la Réforme gagnèrent beaucoup de terrain en ce lieu, grâce à la nouvelle Bible de Tyndale qui libérait les consciences de l'esclavage de la Papauté. Ainsi les érudits Jésuites produisirent une Bible anglaise dans le but de supplanter celle de Tyndale et semer la confusion.


 


En cette période, lorsque les premiers Pèlerins débarquèrent en Amérique, l'Angleterre n'était plus une nation Catholique mais un peuple biblique attaché sincèrement aux Écritures. A l'apparition de la Bible de Tyndale en 1525, les Écritures furent circulée largement sur le territoire Anglais. Tout comme Tyndale avait prévu, l'influence de la Parole de Dieu avait détaché le peuple des vanités, des faux prestiges et des cérémonies de la religion. Toutefois, ceci ne fut pas sans plusieurs années de conflits et de sacrifices personnels pour la Vérité. En ce temps, l'Espagne ne fut pas seulement la nation la plus puissante du monde, mais elle fut aussi la plus fanatique dans son support pour le Catholicisme. Le nouveau monde des Amériques appartenait à l'Espagne, elle régnait sur la mer et dominait l'Europe. Les souverains de l'Espagne unirent leurs efforts à la Papauté pour envoyer en Angleterre des troupes de Jésuites qui avaient reçu un entraînement spécial. Complot après complot furent désignés dans le but de placer un dirigeant Catholique sur le trône d'Angleterre.


 


En même temps, les Jésuites cherchèrent à détourner le peuple de la Bible Authentique et le ramener sous le joug de la Papauté. Pour atteindre ce but diabolique, ils produisirent leur propre Bible anglaise pour s'opposer à la pure Parole de Dieu. Rappelons-nous que la Bible de Constantin fut en Grec, que celle de Jérôme fut en Latin, mais que celle des Jésuites fut en Anglais. Si l'Angleterre pouvait être retenu dans le giron du Catholicisme, l'union de l'Espagne et de l'Angleterre aurait assuré que tout l'Amérique devienne Catholique. Partout où l'influence de la race anglaise s'étendrait, le Catholicisme dominerait. Pour empêcher ceci, il fut nécessaire d'affronter le danger engendré par la version Jésuite.


 


Le grand soulèvement contre la Bible Jésuite:



Si puissant fut le Protestantisme lors du règne de la reine Élisabeth, et si fort l'amour pour la version de Tyndale, qu'il ne se trouvait aucune place ni aucun érudit en Angleterre pour produire une Bible Catholique. Les prêtres furent emprisonné pour avoir participé au complot des Jésuites et plusieurs s'enfuirent sur le Continent. Ils y établirent des collèges où ils instruisirent des adolescents anglais naïfs qu'ils renvoyèrent en Angleterre comme prêtre. Deux de ces collèges y envoyèrent environ trois cent prêtres dans l'espace de quelques années.


 


Le plus distingué de ces collèges, nommé des Séminaires, se trouva dans la ville de Reims en France. En ce lieu, les Jésuites assemblèrent toute une compagnie de savants; et ils informèrent la Pape de tout changements dans la situation qui se déroula en Angleterre. Ils dirigèrent ainsi tous les mouvements de Philippe II, roi d'Espagne, qui prépara l'invasion de l'Angleterre. La pape Sixte-Quint fit cadeau de l'Angleterre Philippe II. Celui-ci arma une flotte formidable, appelée orgueilleusement "l'Invincible Armada", pour attaquer l'Angleterre et la ramener aux pieds du Pape.


 


Ce fut le désir ardent de donner au peuple commun la pure Parole de Dieu qui incita Tyndale de la traduire en Anglais; mais ce ne fut pas cette raison qui motiva les Jésuites à Reims, tout comme ce n'est point ce motif qui incite les apostasiés à produire les Bibles modernes. Dans la préface du Nouveau Testament de Reims, les Jésuites affirment que leur traduction fut faite pour rendre hommage à leur mère patrie. Cette version fut désigné spécifiquement pour faire les mêmes ravages à l'intérieur de l'Angleterre, que la flotte de Philippe II ferait à l'extérieur du pays. La première fut désignée comme une attaque morale, la deuxième comme une attaque physique. La même préface exhorta ces lecteurs à mémoriser les passages "qui s'opposent le plus aux hérétiques".


 


"Le but principal des traducteurs de Reims, fut non seulement de répandre leurs doctrines à travers le pays, mais aussi da déprécier le plus que possible les traductions anglaises de la Bible Authentique", nous dit Brooke dans son livre sur Cartwright.



La publication du Nouveau Testament Jésuite en 1582 engendra une grande consternation en Angleterre. Il fut réalisé immédiatement que cette version fut une menace contra l'unité anglaise nouvellement établi, et les érudits d'Angleterre furent aussitôt alarmés. La reine Élisabeth lança l'appel pour un David qui pourrait faire face à ce Goliath. Ne pouvant trouver personne d'un tel calibre dans son royaume, elle envoya un messager à Genève pour demander de l'aide à Théodore de Bèze, collègue de Calvin, afin qu'il monte une opposition contre la Bible Jésuite. A l'étonnement de la reine, Bèze répliqua modestement que sa majesté avait dans son propre royaume un savant plus en mesure que lui pour entreprendre cette tâche. Il se référa à Thomas Cartwright, le grand Puritain. Bèze déclara: "Le soleil ne se lève point sur un plus grand savant que Cartwright".


 


Mais Élisabeth détestait les Puritains autant que les Catholiques. Elle voulait un Épiscopalien ou un Presbytérien pour entreprendre ce travail, et Cartwright fut ignoré. Mais les érudits Protestants insistèrent et demandèrent Cartwright. Les universités de Cambridge et d'Oxford, quoiqu'elles furent Épiscopaliennes, envoyèrent une requête à Cartwright signée par leurs plus grands savants. Ce dernier accepta d'entreprendre ce travail d'opposition. Ce champion de Dieu s'accapara d'une main de toute la puissance des témoignages des manuscrits Latins; et de l'autre, de toute la vaste littérature Hébreu et Grec. D'une logique invincible, il assembla les éléments de son grand savoir, et administra coup après coup au plus dangereux produit de la théologie subversive du Catholicisme.


 


Entre temps, 136 navires espagnoles, dont plusieurs furent armés de 50 canons, naviguèrent vers l'Angleterre pour l'assujettir au Catholicisme. Le parlement Britannique accorda à la reine Élisabeth 30 navires de guerre qui, sous la direction de Francis Drake, s'attaquèrent à la plus grande force maritime de ce temps. Par la souveraine providence de Dieu, l'invincible armada de l'Espagne fut mise à mal par des tempêtes et vaincue par la flotte anglaise composée de navires plus petit et plus maniables. Quelques débris seulement purent regagner l'Espagne. La Contre-Réforme avait complètement échoué grâce à l'intervention divine de notre Dieu Souverain et Tout-Puissant.


 


Le fils de Marie Stuart, Jacques (James) roi d'Écosse, devint aussi roi d'Angleterre, après la mort d'Élisabeth (1603-1625). En 1604, il ordonna la traduction d'une Bible "autorisée" pour l'Angleterre. Il convoqua 48 érudits, dont la majorité furent des Puritains, pour entreprendre cette oeuvre sacrée. Cette nouvelle alarma le Vatican qui envoya des espions Jésuites dans le but d'introduire secrètement dans le Texte Reçu des passages du Codex Vaticanus. Mais leur projet échoua, car par la grâce et la providence de Dieu, des gardes furent employés pour surveiller les moindres gestes des traducteurs. Ils tentèrent aussi d'introduire les Apocryphes dans l'Ancien Testament; mais lorsqu'on découvrit leur complot, on condamna les Apocryphes comme un blasphème contre la Parole de Dieu et ils furent rejetés. C'est alors que parut en 1611, l'arme la plus puissante contre Rome, la Bible autorisée de la King-James. Ce fut la victoire de Dieu sur le complot des Jésuites, et Rome trembla de peur devant la Parole inspirée de Dieu dont le texte intégral mettait en ruine toutes les superstitions de la Papauté (The Attack, par: Jack T. Chick).

La Bible King-James fut publié une trentaine d'années après celle de la Reims-Douai et garda la suprématie depuis ce temps. La Reims-Douai fut modifié à plusieurs reprises pour devenir une approximation de la King-James. Le résultat est que la Reims-Douai des années 1600 et celle de 1900 ne se ressemblent point.


 


"Le Nouveau Testament fut publié à Reims en 1582. L'université déménagea à Douai en 1593, où l'Ancien Testament fut publié en 1609-1610, complétant la Bible originale de Reims-Douai. Deux révision furent faites dans l'Ancien Testament et huit dans le Nouveau, représentant des altérations si extensives qu'une autorité Catholique affirma: -La version que nous utilisons maintenant fut tellement altérée que nous ne pouvons la considérer identique à celle qui porte le nom de Douai".


 


"Quoique les Bibles utilisées aujourd'hui par les Catholiques d'Angleterre et d'Irlande se nomment la Version Douai, ceci est inapproprié, car elles sont fondé sur une série de révisions entreprises en 1749-1752 par l'évêque Challoner qui en fit plusieurs altérations. Son but fut de rencontrer le besoin des Catholiques de ce temps pour une Bible d'un format et d'un prix raisonnable...  Il y fit tellement de modifications que, selon le cardinal Newman, la texte présenta plutôt une nouvelle traduction. De même, le cardinal Wiseman écrivit: "C'est une exagération que de nommer cette Bible la Reims-Douai, car elle fut tellement altérée et modifiée qu'elle ne ressemble aucunement à l'originale, telle qu'elle fut publié. Dans presque tous les cas, les altérations que fit Challoner prirent la forme d'une approximation de la Version Autorisée (la King-James)".


 


Dans le combat entre la Bible en Grec et celle en Latin dans leurs traductions anglaises respectives, la Vulgate Latine de Jérôme fut vaincue par le Texte Reçu des Réformateurs. Les Jésuites furent obligé de changer leur stratégie de subversion. Réalisant que le Latin fut impuissant pour combattre contre le Texte Reçu, ils se lancèrent dans l'étude du Grec et en devinrent des maîtres accomplis. Ils étaient conscient que des manuscrits Grecs de la Bible de Constantin leurs étaient disponibles, et ceci dans l'Ancien comme dans le Nouveau Testament. Utiliser ces manuscrits pour renverser et vaincre la Texte Reçu demandait un entraînement intensif et un travail gigantesque, car le Texte Grec des Réformateurs se présentait invincible. Non seulement ceci, mais il fallait qu'ils confrontent le chef-d'œuvre du Protestantisme anglais, la plus célèbre version jamais publiée en aucune langue, le pilier de la foi chrétienne authentique, la King-James.


 


La tâche des Jésuites était donc double: a) supplanter l'autorité du Grec dans la Texte Reçu en produisant un autre Nouveau Testament Grec; b) produire une nouvelle version anglaise à partir de ce nouveau texte falsifié qui s'apposerait à la King-James et la rendrait complètement inutile. Ceci était nécessaire pour redonner du prestige à la Vulgate. Il fallait donc qu'ils utilisent les même manuscrits Grecs que Jérôme employa dans sa traduction Latine pour produire une nouvelle traduction anglaise, tout comme ils avaient fait avec la Reims-Douai.


 


La Bible française des Jésuites:


 


En France, la situation ne fut pas de même qu'en Angleterre. "La France", nous dit Edmond Paris (The Secret History of the Jesuits), "fut le berceau de la Société des Jésuites. En effet, celle-ci fut fondée le jour de l'Assomption 1534, dans la chapelle de Notre-Dame de Montmartre. La France fut aussi la foyer d'une multitude de Sociétés Secrètes telles que les Rose-croix et la Franc-maçonnerie, tous sous le contrôle des Jésuites pour atteindre leur but d'une domination mondiale de la Papauté. Ce fut dans le but de cet idéal que fut formé sous leur instigation en 1882, l'organisation si bien connue des Chevaliers de Colomb; afin que tous puissent servir aux intérêts du Vatican et à la plus grande gloire de Satan qui siège comme Souverain Pontife.


 


"Le but des Catholiques était d'exterminer le Protestantisme", nous dit J.M. Nicole: "ils étaient soutenus dans cette voie par le pape Pie V et par Philippe II, roi d'Espagne. T[ot après la mort de François II, son frère Charles IX lui succéda (156O-1574). La tutelle passa à sa mère Catherine de Médicis, Italienne sans scrupules et dévorée d'ambition. Elle convoqua à Poissy un colloque pour voir s'il y aurait un moyen de concilier le Catholicisme et la Réforme. Face au cardinal Charles de Guise et au général Jésuite Lainez, Théodore de Bèze était le porte parole des Protestants, et son discours fit grande impression.  On se rendit compte que l'union était impossible ...  L'entrevue de Bayonne entre Catherine de Médicis et la duc d'Albe

orienta la politique française dans un sens hostile à la Réforme ... Le fait le plus marquant de cette histoire est la massacre de la Saint-Barthélemy. La nuit du samedi 23 au dimanche 24 août 1572, à trois heures du matin, le tocsin sonna à l'Église Saint-Germain l'Auxerrois. Les archers Catholiques commencèrent par assassiner l'amiral Gaspard de Coligny. Puis, pendant trois jours, ce ne fut qu'une série de massacres, outrages, viols, pillage. La cour du Louvre ruisselait de sang. Les eaux de la Seine étaient rougies, tant on y jetait de cadavres ensanglantés.  Le nombre des victimes atteignit, d'après la martyrologe de Crespin, 10,000. Les jours suivants, des scènes analogues se produisirent dans presque toutes les grandes villes de province, où, suivant les statistiques, 30,000 à 100,000 personnes furent mises

à mort. La nouvelle de ces atrocités fut accueillie avec joie à Madrid, et à Rome où la pape Grégoire XIII fit frapper une médailla de souvenir. Le Protestantisme était meurtri, mais cependant pas exterminé".


 


Par après, sous l'instigation des Jésuites, un prêtre Catholique français, Richard Simon (1632-1712), fonda l'école de la Critique Textuelle destructive. J.M. Nicole nous dit:


 


"Le mouvement rationaliste français débute avec le prêtre oratorien Richard Simon qui ouvre la voie à la critique biblique. Simon ne croyait pas que le Pentateuque fut de Moise. L'initiateur de cette critique fut le Français Jean Astruc (1684-1766), qui se basait sur le fait que Dieu est appelé tantôt Elohim, tantôt Yahweh. Eichhorn, de Wette, Kuenen et Reuss élaborèrent toujours plus cette hypothèse".


 


Jay P. Green ajoute "Interlinear Greek-English New Testament": "Jean Astruc développa la théorie de classification des manuscrits qui ruina un siècle d'érudition théologique. Cette théorie fut développée d'avantage par un autre prêtre Catholique du nom d'Alexandre Geddes (1737-1802). Les Jésuites utilisèrent des Protestants sans scrupules pour accomplir leur sale besogne, tel que- Johann Griesbach (1745-1812), C. Lachmen (1793-1851), F. Tischendorf (1815-1874), S.P. Tregelles (1813-1875); et couronnèrent leur oeuvre diabolique avec B.F. Westcott (1825-1901) et F.J.A. Hort (1828-1892)".


 


Le début du 17" siècle vit naître le mouvement du Jansénisme au sein du Catholicisme. Ce mouvement fondé par l'évêque d'Ypres, Jansénius (1585-1638), déplorait que l'Église Catholique en général et les Jésuites en particulier avaient abandonné les doctrines d'Augustin, principalement la dépravation totale de l'homme, la grâce irrésistible accordée indépendamment de toute mérite, et ceci en vertu de la prédestination. Blaise Pascal (1623-1662) s'était converti aux idées du Jansénisme. Il mit son génie à les défendre dans ses "Lettres Provinciales", où il dénonçait, textes à l'appui, la doctrine et surtout la morale des Jésuites. Les jansénistes s'établirent à Port-Royal, près de Paris. Ils vivaient en solitaires, étudiaient les Écritures, et y ouvrirent des institutions d'enseignements. La Maître de Sacy publia sa traduction de la Bible sur la Vulgate. Les Jésuites surtout s'acharnèrent contre aux. Ils obtinrent du Pape la condamnation de cinq propositions qui, selon eux, résumaient certains enseignements de l'Augustinus, sans d'ailleurs s'y trouver textuellement. Les Jésuites ne fléchirent point et persistèrent dans leur rage contre eux. Louis XIV haïssait les jansénistes. Il fit chasser les dernières nonnes de Port-Royal, où les jansénistes habitèrent, et détruire les bâtiments.



Cette controverse intérieur du Catholicisme succomba dans la lutte. Son rapprochement à la théologie Réformée sur la prédestination et ses assauts contre les Jésuites, ne purent être toléré par la Papauté. Quoiqu'ils furent persécuté par les Jésuites, il faut remarquer qu'ils étaient soumis aux directives du Concile de Trente qui interdisait le recours aux textes originaux dans la traduction des Écritures. La Bible de Sacy, traduite sur la Vulgate Latine, s'avérait donc être une Bible Jésuite.


 


Historique de la Bible de Sacy:



Isaac Louis Lemaistre, plus connu sous le nom de "de Sacy", était bien préparé pour travailler à la traduction de la Bible. Les traductions faites par les Protestants ne comptaient pas pour les Catholiques, et demeuraient suspectes d'interprétation non orthodoxe. Déjà vers 1640 les solitaires de Port-Royal s'étaient proposé de traduire le Nouveau Testament. La plupart des solitaires de Port Royal, y compris Pascal, collaborèrent à ce travail. Les principaux traducteurs furent Isaac Lemaistre, son frère Antoine, Arnauld, Nicole, et le duc de Luynes. La part principale revient aux deux premiers, descendants des Huguenots élevé dans le Catholicisme, lorsque leur père fut enfermé dans la Bastille comme hérétique pour s'avoir converti à la religion Réformée. Ces cinq savants s'assemblaient pour travailler ensemble. Jean Racine, faisait le schéma, et il ne le présentait presque jamais comme il l'avait fait, mais il avait lui-même la plus grande part aux modifications. Arnauld était presque toujours celui qui déterminait le sens. Nicole avait toujours devant lui les écrits de Chrysostome et de Théodore de Bèze, ce dernier afin de l'éviter. "Voila, pour finir, un détail piquant", nous dit Daniel Lortsch. Ceci nous indique carrément que les traducteurs s'opposèrent au Texte Reçu de Bèze. Cette attitude néfaste semble s'avoir propagée chez leurs descendants.


 


La persécution contre Port-Royal recommença en 1660, et les traducteurs furent obligés de se disperser. Le travail ne put être repris qu'en 1666. Un commissaire civil, instruments des Jésuites, avait obtenu contre eux un décret d'emprisonnement.


 


De Sacy fut enfermé à la Bastille, mais non pour les mêmes raisons que son père. Lors de son emprisonnement, il traduisît l'Ancien Testament sur la Latin de la Vulgate. Cette traduction l'occupa pendant toute sa captivité. Il l'acheva la veille même de son élargissement, le 1 Novembre 1668.


 


Pendant que de Sacy était à la Bastille, les Jansénistes firent imprimer leur Nouveau Testament à Amsterdam, car on leur en refusait l'autorisation en France. Il partait le nom d'un libraire de Mons, Migeot, et était revêtu des approbations de l'archevêque de Cambrai, de l'évêque de Namur, d'un privilège de Charles II, roi d'Espagne, et d'une approbation de l'Université de Louvain, propre à désarmer la Sorbonne. Ce Nouveau Testament fut favorablement accueilli par tous les Catholiques et les apostasiés. Il fut imprimé en bons caractères pour les riches, en caractères très commun pour les pauvres; avec des notes pour les savants, sans notes pour le simple peuple; en petit format pour être porté plus facilement, en plus grand pour être gardé dans les bibliothèques; en français seulement pour ceux qui n'entendent que cette langue, et avec la Grec et le Latin, pour ceux qui sont capables de confronter les textes.


 


Quant à l'Ancien Testament, de Sacy, salon la vieille tradition romaine, il se vit imposer comme condition pour le publier, d'y ajouter des explications. Ce fut un retard de plus de vingt années. Commencée en 1672, l'impression de la Bible annotée de "de Sacy" ne fut terminée qu'en 1696, c'est à dire douze ans après sa mort, survenue en 1684. De Sacy put cependant achever les explications de l'Ancien Testament. L'édition de 1701 est revêtue des approbations de l'abbé Courcier, théologal de Paris, de quatre docteurs en théologie de la Faculté de Paris, et du cardinal de Noailles, archevêque de Paris.


 


"Malheureusement cette version a été faite sur la Vulgate, et elle en reproduit certaines erreurs", nous dit Daniel Lortsch. "De Sacy suivit la Vulgate parce qu'elle était, dit-il, "plus en usage dans l'Église", sans doute aussi parce que c'était la version ecclésiastique, et qu'il croyait à l'autorité de l'Église Catholique".


 


Il faut stipuler que la Bible de Sacy n'a aucune ressemblance avec la Reims-Douai des Jésuites, sauf pour son texte de base qui est la Vulgate. Toutefois, son rôle de subversion a été le même. On a contesté aux chrétiens évangéliques, et même très vivement, le droit de répandre la version de Sacy. D'ardentes controverses ont eu lieu à ce sujet, soit en France, sait en Angleterre. Répandre cette version, a-t-on dit, c'est répandre une Bible qui enseigne les erreurs romaines, une Bible qui n'est pas la Parole de Dieu.

Chapitre 7


La Bible des Jésuites.

  

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