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La Bible Authentique

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La Bible Authentique: Quelle Version?

Par Jean Leduc

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Chapitre 9

La Bible Authentique subie trois cent années d'attaques




"Partout où la Contre-Réforme des Jésuites prenait des racines parmi les peuples, la langue commune fut réprimée et la Bible interdite au monde séculier", nous dit Von Dobschutz. "Ils furent tellement pressé de détruire l'autorité de la Bible, le pape de papier des Protestants qu'ils la nommèrent, qu'ils ne s'empêchèrent même pas de critiquer son authenticité ni sa valeur historique".


 


Les ennemis de l'œuvre majestueuse de 1611 aiment raconter l'histoire que la King-James fut imprimé à plusieurs reprises pour enlever les défauts d'impressions, et corriger les mots désuets dont le sens avait changé à travers les années. Ils offrent ces choses comme évidences de sa faillibilité et de ses imperfections.


 


Ils manquent de réaliser le fait que ce travail nécessaire est un argument en faveur de la confiance que nous pouvons avoir en cette traduction. Si chaque mot de la Bible fut incapable de flexibilité, la structure de la langue n'aurait jamais pu être ajustée à travers les siècles. Ceci aurait eu comme résultat d'éliminer la puissance vivante du Saint Esprit, et rendre l'homme et l'Esprit de Dieu coupables de négligence envers ce trésor divin.


 


La position des savants de la Réforme fut clairement établie sur ceci en trois différends aspects. Premièrement, ils déclarèrent que les Saintes Écritures leurs étaient parvenu intactes à travers les siècles. Deuxièmement, ils reconnurent qu'en améliorant les inadvertances ils agissaient salon l'Esprit du Seigneur et non selon le raisonnement humain. La Dr. Fulke déclare:


 


"Quoique Luther, Bèze, ou les traducteurs de la King-James corrigèrent leurs inexactitudes, ceci ne contribue pas à en faire une hérésie".


 


Troisièmement, ils affirmèrent avec exactitude que le Texte Reçu, dans le Hébreu et le Grec, tout comme ils l'avaient en leurs jours, persisterait jusqu'à la fin des temps.


 


Les ennemis du Texte Reçu témoignent même de cette vérité inébranlable. Les partisans de la Haute Critique qui construisirent des engins de guerre élaborés comme leur "apparatus criticus", sont obligé de décrire la puissance et la grandeur des murs qu'ils attaquent, dans le but de justifier leur machine de guerre". D'entre un groupe de critiques sur l'Ancien Testament Hébreu, Gore, le plus radical dit:


 


"De Lagarde trace la source de tous les manuscrits à un seul archétype qu'il attribue au Rabbin Aquiba, mort en l'an 135. Si cette hypothèse est vrai ou non, nous ne le saurons jamais, mais elle représente assurément le fait que depuis ce temps, les variations du texte consonantique cessèrent presque entièrement".


 


En ce qui concerne le Nouveau Testament Grec, le Dr. Hort, apostasié et ennemi du Texte Reçu qui dominait sur le Comité de Révision de 1881, affirme lui-même:


 


"Une proportion écrasante du texte dans tous les manuscrits cursifs connus, sauf quelques-uns, est complètement identique".


 


Ainsi des témoignages puissants supportent, non seulement le Texte Reçu, mais aussi la compétence phénoménale des copistes qui, dans différentes nations, nous préservèrent, sous la providence de Dieu, une Bible identique dans la masse imposante des manuscrits. Nous y trouvons plusieurs variations insignifiantes au niveau grammatical, mais la grande majorité des documents supportent le Texte Traditionnel avec lequel ils s'identifient. Quoiqu'il serait difficile de trouver deux manuscrits complètement identique, les variantes grammaticales n'altèrent point le Texte Primordial préservé par la providence divine dans ses lectures collectives ou majoritaires. Ainsi il faut non seulement peser l'antiquité des évidences, mais aussi compter la valeur du nombre de témoins qui présentent un même texte; car la collectivité, et non l'antiquité, révèle l'authenticité.



Le phénomène présenté par cette situation est tellement frappant, qu'il faut se demander sérieusement qui sont ceux qui imposent au monde les estimations de leur critique ?


 


Dès son apparition, la King-James fut assaillie par les ennemis de la pure Parole de Dieu, tout comme le fut le Texte Grec d'Érasme et la Bible française d'Olivetan. Les apostasiés se ravirent de la critiquer et là discréditer. Comme les années passèrent, les attaques devinrent plus fréquentes et plus furieuses. Ceci est l'évidence même de son authenticité et de son intégralité:


 


"Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite: Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi... (Jean 15: 20)".


 


D'ailleurs, si ce Livre serait un document dangereux et nuisible, il ne serait pas nécessaire de l'attaquer car il périrait de lui-même à cause de ses déficiences, comme nous dit la Parole de Dieu:


 


" ... car si cette entreprise ou cette oeuvre vient des hommes, elle sera détruite; mais si elle vient de Dieu, vous ne pouvez la détruire; et prenez garde qu'il ne se trouve que vous ayez fait la guerre à Dieu" (Ac. 5: 38, 39).


 


Seulement les traductions de la Bible Authentique, comme la King-James anglaise et la Martin et l'Ostervald française, subirent de telles attaques à travers les âges. Les Versions modernes révisées ne subirent jamais de tels assauts, tout simplement parce qu'elles complaisent aux apostasiés, aux tièdes et aux indifférents.


 


Dans plusieurs nations, des Séminaires théologiques réputés, dirigés par des professeurs et des docteurs renommés pour leur érudition biblique, s'occupent sans cesse à diffamer les traductions de la Bible Authentique. Nous ne voyons aucune pratique similaire s'appliquer envers les livres sacrés des autres religions. En effet, les attaques lancées contre la Bible Authentiques par les érudits Catholiques et les savants Protestants apostasiés, devinrent plus violentes depuis la restauration des Jésuites en 1814. Ainsi nous dit William Palmer:


 


"Il faut réaliser que le système de débat Catholique ou Jésuite, depuis le 16" siècle jusqu'au présent, produit un vaste montant de connaissance et de dextérité, une subtilité de raisonnement, de sophismes, et de plausibilités dont le chrétien ordinaire n'est pas conscient... Ceux qui prennent le temps de l'examiner, trouvent qu'il est loin de suivre les règles d'une logique intègre, et que son argument est défectif. Il assume des concepts sans aucune preuve, une logique complètement fausse, qui repose sur des sophismes et des citations qui n'ont aucune authenticité... sur des passages qui, lorsqu'ils sont comparés avec l'original, sont inefficaces comme preuves".


 


Cette vague de Haute Critique progressa jusqu'à ce qu'elle devienne un océan qui inonda la France, l'Allemagne, l'Angleterre, l'Écosse, la Scandinavie, et même la Russie. Lorsque le Concile Privé d'Angleterre prit la décision en 1864, de permettre à ceux du clergé qui attaquèrent l'inspiration de la Bible de maintenir leurs postes, un cri d'horreur se fit entendre du Protestantisme Britannique mais non de l'Église Catholique qui supportait le Concile contre ceux qui croyaient dans la suffisance de la Bible seulement".



La Haute Critique changea rapidement son apparence et menaça toute la charpente de la pensée fondamentaliste. La demande pour une révision devint l'ordre du jour. Le sommet de la vague fut aperçu dans ces nations vers l'an 1870. Dès ce moment, les Bibles qui Furent honorées en ces pays subirent des altérations radicales, et une nouvelle signification fut donnée au mot "Inspiration".


 


Trois caractéristiques de ce mouvement sont discernés. Premièrement, le mot de passe devint celui de "Collation", c'est à dire "de rassembler et comparer les textes". Des manuscrits furent placé l'un à côté de l'autre pour déceler les différentes lectures et pour justifier le choix du Critique. Il fut étonnant de voir ceux qui approuvèrent la révision, se détourner de la masse surabondante des manuscrits et investir d'une supériorité tyrannique seulement quelques documents, dont certains furent d'un caractère douteux. Deuxièmement, il fut réalisé rapidement que cette vague de révision fut hostile à la Réforme. Nous trouvons quelques ressemblances saisissantes entre le moderniste qui dénie l'élément miraculeux dans les Écritures, et l'Église Catholique qui donne à la Tradition une inspiration égale à celle de la Bible. Le résultat est qu'on ne peut rendre justice aux Réformateurs et leurs ouvrages. Ainsi dit le Dr. Demaus:


 


"Plusieurs faits réel de la vie de Tyndale ont été disputés et déformés par négligences, par préjudice, et par la malice des écrivains qui considèrent la Réforme comme une erreur, si non un crime, et qui prirent pour mission de faire revivre toutes les anciennes calomnies qui circulèrent contre les Réformateurs, ajoutant de nouvelles accusations de leurs propres inventions".


 


Un troisième résultat de cette vague de révision est que nos Bibles Authentiques sont révisées avec des altérations qui favorisent la doctrine Catholique. Nous sommes dit que la révision de la Bible est un pas en avant; que de nouveaux manuscrits sont maintenant disponibles, et que beaucoup de progrès furent effectués par l'archéologie, la philologie, la géographie, et l'appareil de la critique. Comment ce fait-il donc que nous

nous retrouvons de nouveau dans les bras de Rome avec cette vague de révision ? Si ma conclusion est véridique, donc cette prétendue révision de nos Bibles est une des armes la plus dangereuse dans les mains de ceux qui glorifient l'Age des Ténèbres, et qui cherchent à ramener les nations de l'Ouest aux principes théologiques qui prévalaient avant la Réforme.


 


"Il est important de remarquer que l'ancienne hérésie du Pélagianisme et du Semi-Pélagianisme de la doctrine Arminienne, adoptée officiellement par l'Église Catholique au Concile de Trente (1545), fait de nouveau de grands ravages en nos jours modernes parmi les disciples du "libre choix" du mouvement néo-évangélique qui proclament un salut basé sur une décision personnelle de l'individuel; en d'autres mots, "un salut par les oeuvres" dissimulé subtilement dans la proclamation de l'Évangile. Ces pseudo-chrétiens qui proclament un faux Évangile basé sur le libre choix de croire et d'accepter Christ au non, s'opposent nécessairement à la prédestination absolue, à la négation du libre arbitre, à la grâce irrésistible, à l'assurance du salut, et à la persévérance des saints. Or, n'oublions pas que l'arminianisme est une doctrine Catholique, même si elle est prêchée par des groupes supposément évangéliques, et qu'elle a pour résultat d'annuler toutes les doctrines essentielles du Christianisme Authentique. C'est en effet le principe du libre choix qui est à la base de la Critique Textuelle qui s'attaque à la pure Parole de Dieu dans nos traductions de la Bible Authentique. Ainsi par les principes subtils et subversifs du libre choix, plusieurs sont ramené sous le giron de Rome".

Le Wurtembergeois, John Albert Bengel (1687-1752) et John Mill (1707), furent d'entre les premiers critiques à collectionner les variantes dans les lectures du Nouveau Testament Grec. F.F. Bruce (The Books and the Parchments), mentionne que Brian Walton, John Mill, et Richard Bentley furent ceux qui établirent l'insuffisance du Texte Reçu Grec. Le Dr. Alexander Souter (The Text and Canon of the New Testament) remarque que Richard Bentley avait la vision de restaurer le Texte Grec du 4" siècle, c'est à dire le texte de la Bible de Constantin que nous connaissons comme les Codex Vaticanus et Sinaiticus. La Dr. Kenrick, évêque Catholique de Philadelphie en 1849, affirme avec autorité que Sengel, Mill, et d'autres examinèrent ces manuscrits exaltés comme supérieur tel que Vaticanus, Alexandrinus, Bezae, et Ephraem; et se prononcèrent en faveur de la Vulgate. La raison de ceci est que la Vulgate est une traduction latine du texte grec du 4" siècle qui supporte toutes les hérésies du Catholicisme.


 


Simon, Astruc, et Geddes, avec les critiques Allemands Eichhorn, Semler, et DeWette sont reconnus comme les dirigeants et représentants de cette période entre la publication de la King-James (1611) et le début de la Révolution Française (1789), à cause de leurs labeurs intenses. Simon et Eichhorn furent les co-auteurs d'un Dictionnaire Hébreu. J.M. Nicole nous dit que Richard Simon et Pierre Bayle, dont le "Dictionnaire Historique

et Critique" empreint de scepticisme est devenu l'arsenal des écrivains antireligieux du 18" siècle, ont tous les deux collaboré à la Grande Encyclopédie (publiée entre 1751 et 1772) qui attaque vivement la foi chrétienne et glorifie le progrès humain. Tous ces savants renommés, dont deux Français, un Écossais, et trois Allemands, ainsi que d'autres de moindre réputation, débutèrent l'œuvre de discréditer le Texte Reçu, dans le Hébreu comme dans la Grec, et de mettre en question la croyance générale sur la Bible qui prévalait dans les pays Protestants depuis la Réforme.


 


L'influence insidieuse de leurs théories néfastes accomplit très peu en France, puisque cette nation ne fut pas Protestante, et ses Sociétés Bibliques subissaient déjà les ravages de l'édition du Nouveau Testament de Genève basé sur le Codex Vaticanus. Ainsi nous dit Emmanuel Pétavel (La Bible en France)... les Sociétés bibliques de France et, avec elles, nos sœurs, les Églises de France, sont dans le trouble et la perplexité. L'Union libérale est décidée à faire prévaloir, dans les troupeaux soumis à son influence, un Nouveau Testament qui n'a été, depuis trente ans, qu'un brandon de discorde. Son plan est celui-ci: le Nouveau Testament de Genève étant réimprimé, plusieurs pasteurs (apostats) l'adoptant et le mettant en circulation, les Sociétés bibliques auront la main forcée; elles seront contraintes, en vertu même du premier article de leur règlement, de distribuer la nouvelle édition à toutes les Églises qui la demanderont". Ainsi, comme nous voyons, le poison de la Critique Textuelle apostasiée avait pénétré très tôt en France pour discréditer la Bible Ostervald basée sur le Texte Reçu. Ce ne fut pas ainsi en Angleterre et en Écosse où une mentalité contraire prévalait, et où la grande majorité supportait la King-James. C'est en Allemagne que nous voyons l'entrée soudaine et importune des théories de la Critique Textuelle prospérées le plus. Ce fut ainsi, lorsque les nations Européennes, en 1773, demandèrent que le Pape supprime l'ordre des Jésuites. Mais ils agirent trop tard, et ne purent empêcher la fureur qui, seize ans après, aboutit à la Révolution Française.


 


Ce grand soulèvement attira l'attention de l'humanité pour un quart de siècle. Certains érudits bibliques y voyaient l'accomplissement d'une prophétie de Daniel lorsque les armées de la Révolution et de Napoléon marchèrent sur les territoires de l'Europe Continentale, l'ancien régime s'écroula. Même du Vatican on entendait le cri: "la Religion est détruite". Après que Napoléon fut emprisonné en 1812, le monde regardait un nouvel Europe complètement transformé. L'Angleterre échappa à l'invasion, quoiqu'elle avait joué un rôle prédominant dans le renversement de Napoléon. La France restaura ses monarques Catholiques, les Bourbons; et en 1814 la Pape restaura promptement l'ordre des Jésuites.


 


Il fut manifesté alors dans le monde Protestant, deux courants de pensée qui prévalaient: le premier engendrait une foi plus forte dans les Saintes-Écritures, principalement dans les grandes prophéties qui semblaient s'accomplir dans l'avènement d'une nouvelle dispensation. L'autre courant prit la forme d'une réaction, d'un scepticisme face aux doctrines de la Bible généralement acceptées, puisqu'elles semblaient inutiles et impuissantes pour prévenir la Révolution Française. Or, comme dans les jours avant la grand soulèvement de l'Europe, l'Allemagne qui avait beaucoup souffert, devint un territoire fertile pour une croissance rapide de la Haute Critique.


 


Griesbach et Mohler:


 


D'entre les plus renommés qui mirent en pièces la Texte Reçu dans l'Ancien Testament, nous trouvons Hollander, Kuenen, et les savants Allemands Ewald et Wellhausen. Kuenen (1828-1891), professeur à Leyde, en Hollande; et Reuss (1804-1891), théologien libéral et professeur à la Strasbourg, élaborèrent davantage l'hypothèse des apostasiés Richard Simon et Jean Astruc sur le fait que Dieu est appelé tantôt Elohim, tentât Yahweh. Pour ce qui est de Wellhausen, J.M. Nicole nous dit:



"Graf (1815-1869) et Wellhausen (1844-1918) donnèrent l'hypothèse des sources du Pentateuque sa forme classique. Ils admettent un auteur Elohiste (E), un Jahwiste (J), un Deutéronomiste (D) contemporain de Josias, un auteur sacerdotal (P) postérieur à l'exil, enfin un rédacteur (R). Ils datent tous les autres livres de l'Ancien Testament de façon à les faire cadrer avec ce schéma ... La critique s'est attaquée au Nouveau Testament comme à l'Ancien. Nous avons déjà parlé des deux principaux mouvements négateurs, l'école de Tubingue au XIX" siècle, la Formgeschichte au XX". On peut encore mentionner Paulus (1761-1851) qui niait la possibilité du miracle et cherchait à expliquer ceux du Nouveau Testament comme des phénomènes naturels; de Wette, Reuss, Wellhausen qui ne se sont pas limités dans la critique de l'Ancien Testament, mais ont appliqué leurs principes au Nouveau; Julicher, très négatif lui aussi. En France Goguel (1880-1955) est le représentant le plus marquant de la critique du Nouveau Testament".


 


Les hypothèses de ces antagonistes insidieux furent réservées au cercle des érudits. La publique ne fut pas affecté immédiatement de leur orientation négative. "Il fallut attendre l'ère moderne de la télévision et de l'informatique pour que leur poison s'infiltre parmi les peuples. Aujourd'hui même, en Octobre 1998, Jean-Pierre Pothier, chrétien authentique et ami personnel de l'auteur de ce livre, combat vaillamment contre ce venin toxique qui est enseigné au "Bishop University" dans les environs de Sherbrooke au Québec. Les professeurs de cette université sont axé sur une critique destructive de la Parole de Dieu dans le but de détruire son autorité et son inspiration. Que le Seigneur Jésus nous accorde dans sa grâce plus de chrétiens fidèles, comme mon frère Jean-Pierre, pour résister à l'ennemi et tenir ferme pour la foi".


 


Les deux critiques Allemands qui rapprochèrent le moment de la Révision qui produisit les Versions modernes de la Bible, furent le Protestant apostasié Griesbach et le Catholique Mohler.


 


Mohler (1796-1838) n'épuisa point ses ingéniosités sur le texte de la Bible comme fit Griesbach. Il se concentra plutôt sur les différences doctrinales entre les Protestants et les Catholiques, d'une telle manière qu'il put convaincre les érudits Catholiques aux principes de la Haute-Critique, et ouvrir les portes aux Protestants qui trouvèrent un refuge dans le Catholicisme et s'intéressèrent à cette science subversive. Hagenbach nous dit de lui dans son "Histoire de l'Église":


 


"La vigueur essentielle de la science théologique Catholique la plus récente est due aux labeurs de cet homme".Dans son "Histoire de la Réforme" Kurtz dit de Mohler: "Son esprit envoya des lueurs dans la profondeurs des coeurs et du raisonnement d'une centaine de ses élèves par ses écrits et ses discours. Ce que l'Église Catholique possède maintenant de ses capacités scientifiques fut implanté par lui, ou du moins réanimé... Aucun travail du camp Catholique ne produisit autant d'agitation chez les Protestants du temps de l'opposition entre ces deux Églises".


 


J.J. Griesbach (1745-1812) est un des plus grands noms dans l'histoire de la Critique Textuelle. Edward F. Hills, nous dit de lui (The King James Version Defended):


 


"J.J. Griesbach, disciple de Semler et professeur à Jena, se déclara très tôt comme un sceptique en ce qui regarde la texte du Nouveau Testament. En 1771 il écrivit: "Le Nouveau Testament, plus que n'importe quel autre livre, abonde de gloses, d'additions, et d'interpolations introduit de propos délibéré". Il ne changea jamais sont point de vue sur ceci durant tout le temps de sa carrière. Il fut renommé pour ses éditions critiques du Nouveau Testament, et pour sa méthode de classification des manuscrits en trois recensions ou groupes ancestraux. Il amplifia le principe de la règle de Bengel: "Les lectures difficiles doivent être préféré à celles qui sont plus faciles". Comme Bengel il interpréta cette règle comme signifiant que les chrétiens orthodoxes avaient corrompu le texte de leur propre Nouveau Testament. Selon Griesbach, lorsque les manuscrits du Nouveau Testament ne s'accordent point l'un avec l'autre, les lectures orthodoxes doivent être rejeté comme fausses. "Les lectures les plus suspectes", écrivit Grieshach, "sont celles qui donnent un sens favorable à la piété". Il ajouta à ceci: "Où nous avons des lectures variantes, celles qui favorisent les dogmes orthodoxes doivent être regardé comme suspectes". Le scepticisme de Griesbach fut supporté par J.L. Hug (1765-1846) qui, en 1808, proposa la théorie que le texte du Nouveau Testament fut tellement corrompu et dégénéré au deuxième siècle, que tous les manuscrits que nous avons ne sont que des révisions éditoriales de ce texte dépravé.


 


Carl Lachmann (17931851) continua dans cette même ligne de pensée. Il croyait que ce fut impossible de construire un texte à partir des manuscrits que nous avons qui daterait d'avant le quatrième siècle. Pour établir un lien entre ce texte du quatrième siècle reconstruit et le Texte Original, Lachmann proposa de recourir à des "émendations conjecturales" (c'est à dire "faire des corrections par suppositions", établir des opinions sans preuves positives en admettant comme vrai des déductions hypothétiques imaginées). En 1831, Lachmann publia une édition du Nouveau Testament Grec qui reflétait ses opinions".


 


Griesbach attaqua le Texte Reçu du Nouveau Testament par une nouvelle méthode. Il ne s'arrêta point à mettre l'emphase sur les variantes dans les manuscrits grecs, mais il les classifia en trois familles sous les noms de "Constantinopolitain" pour ceux du Texte Reçu, "Alexandrien" et ceux de "l'Ouest". Quoiqu'il utilisa le Texte Reçu comme niveau, le Nouveau Testament Grec qu'il produisit suivait les manuscrits Alexandriens, c'est à dire qu'il suivait le texte d'Origène. Son travail fut tellement prodigieux, que les critiques déclarèrent son Nouveau Testament Grec comme étant conclusif. Toutefois, d'autres savants bibliques reprirent la théorie de classification de Griesbach, et démontrèrent qu'il était dans l'erreur.


 


Wetstein, Matthaei, et Scholz:


 


J.J. Wetstein fut l'ancien assistant de Richard Bentley (1662-1742) de l'Université de Cambridge. Edward F. Hills nous dit que "la méthode moderne de cataloguer les manuscrits du Nouveau Testament fut introduite par J.J. Wetstein dans son édition de 1751-52 du Nouveau Testament". Wetstein se sépara d'avec Bentley à propos de la restauration du texte d'Origène que ce dernier croyait être "un texte pur" dont l'autorité était confirmé par les manuscrits Latin. Frédéric G. Kenyon (Handbook to the Textual Criticism of the New Testament) nous fait remarquer que "Wetstein soutenait la théorie que les plus anciens manuscrits (Vaticanus et Sinaiticus) avaient été contaminés à partir d'un texte Latin perverti, et que conséquemment les autorités plus tardives du Texte Reçu contiennent le Texte Authentique". Quoique nous n'avons aucun écrits d'Origène en Latin, nous pouvons conjecturer qu'il connaissait très bien cette langue, puisqu'il visita Rome vers l'an 213. Nous pouvons conclure facilement qu'il se procura d'une version latine qui supportait ses notions hérétiques, et qu'il consulta dans la rédaction de sa Septante Grecque. Il est donc fort probable que ceci est la source de la contamination du Vaticanus et du Sinaiticus qui reflètent le texte de l'Hexapla d'Origène. Quoique cette position de Wetstein fut condamnée par la majorité des critiques à cause de son hostilité face à l'autorité du Vaticanus et du Sinaiticus, elle retrouva des échos favorables en notre temps.



C.F. Matthaei produisit un Nouveau Testament en douze volumes entre 1782 et 1788. Son texte grec provient des manuscrits tardifs, c'est à dire du Texte Reçu. Même Alexander Souter, ennemi du Texte Reçu nous dit que "Matthaei était extrêmement diligent et précis dans sa collation des manuscrits du Nouveau Testament et des commentaires de Jean Chrysostome. Comme Wetstein, il était entièrement opposé aux théories de la critique textuelle de Griesbach, maintenant avec autorité que le texte des manuscrits tardifs du Texte Reçu doit être préféré à celui des plus anciens. Kenyon confirme même que Matthaei "avait accès à plusieurs manuscrits qui n'avaient jamais été vérifiés auparavant, et que ses collations sont généralement bonnes et précises".

  

J.M.A. Scholz publia une édition du Nouveau Testament Grec entre 1830 et 1836. Il voyagea à travers l'Europe, examinant avec sagacité tous les manuscrits du Nouveau Testament qu'il pouvait trouvé. Sa clairvoyance le dirigea à sélectionner la famille des manuscrits Byzantins qui inclue la grande masse des autorités tardives. Il découvrit que l'uniformité du type de texte dans ces manuscrits était l'évidence de son authenticité. Il réalisa ainsi que les plus anciens manuscrits et les plus anciennes versions qui supportent la famille Alexandrienne du texte d'Origène, survécurent à travers l'histoire tout simplement à cause qu'ils furent moins utilisés que ceux du Texte Authentique. Cette position fut reprise un siècle plus tard par le grand champion du Texte Traditionnel, J.W. Burgon, qui s'opposa aux théories subversives de Westcott et Hort.


 


Lachmann, Tischendorf, et Tregelles:


 


Nous savons que ces trois apostasiés succombèrent à l'influence des théories du Cardinal Wiseman. Plusieurs des critiques textuels font le saut de Griesbach à Westcott et Hort, prétendant que ces deux derniers ne firent que reprendre la classification des premiers. Toutefois, puisqu'ils insistent, nous regarderons de plus prêt les labeurs de Lachmann, Tischendorf, et Tregelles considérés comme des grands savants de la critique biblique.


 


Lachmann (1793-1851) était déterminé de rejeter le Texte Reçu et de construire un nouveau texte grec pour le Nouveau Testament à partir des manuscrits qu'il endossait. Il publia sa première édition d'un Nouveau Testament Grec complètement différent en 1831. Cette édition contenait une courte note dans laquelle il disait avoir refusé entièrement les évidences qui supportent le Texte Reçu. Selon Kenyon, "Lachmann croyait qu'il pouvait restaurer, non les mots actuels des auteurs des livres sacrés, mais la forme ancienne du texte qui était en circulation dans les Églises vers la fin du quatrième siècle". Il est évident que ce qui était d'une importance capitale pour Lachmann n'était pas la vérité, mais un texte qui pouvait supplanter "les paroles" véridiques du Texte Authentique des Apôtres. Kenyon est rempli d'éloges pour Lachmann et le félicite pour son courage d'avoir rejeté le Texte Reçu Grec, et d'avoir délibérément appliqué les principes de la critique pour la restauration du texte des plus anciennes autorités*. Il s'identifie ainsi comme un partisan du Texte Minoritaire et un ennemi de la pure Parole de Dieu. Malgré les efforts de Lachmann, son système de critique fut abandonné par Ellicott et le Dr. Hort. L'évêque Ellicott nous dit:


 


"Le texte de Lachmann est basé seulement sur quelques manuscrits, dont environ quatre jouant un rôle déterminant. Son texte est en réalité qu'une recension critique plutôt qu'un texte critique.  Il est composé sur des principes très étroits et complètement exclusifs".


 


La déclaration du Dr. Hort est très révélatrice, considérant qu'il utilisa lui-même une méthode de critique similaire à celle de Lachmann:


 


"Jamais une autre fois, dans nos rapports avec un ensemble d'attestations documentaires si varié et si complexe, il sera avantageux d'entreprendre comme Lachmann d'allouer la distribution d'un très petit nombre de documents à construire d'eux-mêmes un texte provisoire des plus anciennes autorités".


 


Hort est très subtil dans cette déclaration. Ce n'est pas un texte provisoire de quelques anciennes autorités qu'il désire, mais un texte permanent basé sur une seule autorité. Ce qu'il reproche à Lachmann est de ne pas avoir isolé le Codex Vaticanus du reste de la famille des manuscrits Alexandriens; ce qu'il fit lui-même par après en le déclarant "Neutre", c'est à dire "Pur". Une telle classification a eu comme résultat d'établir la texte du Vaticanus comme l'autorité suprême parmi les critiques textuels et de fixer un texte permanent pour les révisions à venir. Telle fut l'astuce machiavélique de Westcott et Hort pour renverser le Texte Reçu.


 


Tischendorf (1815-1874) réclama sa place dans l'histoire par sa découverte du Codex Sinaiticus. Toutefois, son jugement fut renversé brusquement par cette découverte. Avant ceci, il avait publié sept différents Nouveau Testament Grec, déclarant publiquement que le septième était parfait et qu'il ne pouvait être détrôné .  Mais après sa découverte du Codex Sinaiticus, il scandalisa la science de la critique textuelle en publiant un huitième Nouveau Testament Grec qui différait de son septième en 3,572 places. En plus, il démontra comment les critiques textuels pouvaient produire des Nouveau Testament Grec artificiels lorsque, à la requête d'une maison de publication française, il publia un Nouveau Testament Grec pour les Catholiques qui était conforme à la Vulgate Latine. Il n'est donc pas surprenant de voir Kenyon dire que "Tischendorf détestait le Texte Reçu, et comme Lachmann il attacha une valeur prépondérante au témoignage des plus anciennes autorités?.


 


Tregelles (1813-1875) suivit les principes de Lachmann en s'attachant à ce qu'il considérait être les plus anciens manuscrits, et comme lui il refusa de considérer le Texte Reçu et la grande masse des manuscrits cursifs. Il publia entre 1857 et 1872 un Nouveau Testament Grec en parties. Cette édition contenait avec le texte grec, celui de la Vulgate Latine d'après le Codex Amiatinus. Kenyon nous dit:


 


"En général, son texte est construit d'après les principes adoptés par Bentley, Lachmann, et Tischendorf, particulièrement dans sa dépendance des plus anciennes autorités sans faire aucune référence aux Texte Reçu".


 


Ellicott ajoute: "Ses principes de la critique, principalement sa méthode d'estimer et de comparer les manuscrits modernes, sont questionné à juste titre par plusieurs savants compétents, en ce que son texte est rigide et mécanique, et manque de montrer cet instinct critique et particulière de sagacité académique, si nécessaire pour accomplir cette oeuvre responsable de construire un texte critique du Nouveau Testament Grec".


 


Dans son oeuvre remarquable qui persuada Gladstone que la Version Révisée "qui engendra les Bibles modernes" fut un fiasco, Edmund Beckett déclare dans son livre (The Revised New Testament), les principes qui contrôlèrent les élites de la Critique Textuelle comme Lachmann, Tischendorf, Tregalles, ainsi que Westcott et Hort dans leurs règles modernes de la Critique:


 


" ... Je me méfie de leur jugement sur la "prépondérance de l'évidence" pour les nouveaux rendements du Grec qu'ils nous donnant, ainsi que de leurs règles modernes de critique par lesquelles ils professent établir la valeur relative des manuscrits".


 


Le Compte de Shaftebury, prévoyant le futur obscur de l'heure dangereuse qui avançait le moment de la Révision de la Bible Authentique, déclara en Mai, 1856:



"Lorsqu'une personne est confuse et perplexe à propos des différentes versions de la Bible, elle ira voir un érudit en lequel elle a confiance, et lui demandera quelle version il recommande; et lorsqu'elle aura adopté sa version, elle sera lié par ses opinions. Je considère ceci comme le plus grand danger qui nous menace présentement. Ce péril redoutable provient de l'Allemagne et nous est imposé par l'esprit néologique de notre ère. Je maintiens qu'il est plus dangereux que le Tractarianisme et la Papauté, les deux dont je déteste du fond de mon cœur. Cette dépravation est dix fois plus dangereuse, dix fois plus subtile que les deux ennemis dont j'ai mentionné".


 


La lumière obscure de Westcott; et Hort:


 


L'influence des théories de B.F. Westcott, évêque de Durham, et de F.J.A. Hort, professeur de Divinité à l'Université de Cambridge, couronna l'époque de la Critique Textuelle et lui donna une direction à suivre pour les temps à venir. Kenyon nous donne' un aperçu de cette direction moderne de la Critique Textuelle:


 


"Nous avons vu... que la tendance de la critique moderne fut de discréditer et de détr6ner le type de texte... connu comme la Texte Reçu ou Texte Traditionnel. Quoique cette doctrine est acceptée en commun parmi les érudits, sa réalisation est encore loin de nous puisque sa popularité n'est pas encore généralisée; et comme nous avons vu précédemment, le point de vue contraire trouve encore des défenseurs tenaces... comme Burgon et Miller... Il sera donc évident que le but principal de la théorie de Westcott et Hort est la rejet total de la grande masse des autorités et la confiance absolue en un petit groupe de manuscrits onciaux les plus anciens...".


 


D'eux-mêmes, Westcott et Hort ne firent aucune édition ni aucune collation des manuscrits. Ils se dévouèrent plutôt à l'étude du matériel collectionner par les autres critiques, et surtout à l'élaboration d'une théorie sur l'histoire de la transmission du texte du Nouveau Testament basée sur la concept du naturalisme. Cette théorie, contraire à la Foi, débute par l'exercice du libre choix dans une préférence résolue pour un seul manuscrit (Vaticanus) qui est numériquement insignifiant en comparaison de la masse imposante des évidences contenues dans tous les manuscrits, anciens comme tardifs, ainsi que dans toutes les anciennes versions et citations des Pères.


 


Or, dans sa base, une "théorie" n'est qu'une connaissance spéculative qui ne peut être vérifiée par aucun fait; c'est à dire une "hypothèse" par laquelle on "suppose" quelque chose qui ne peut être prouvé, et qu'on "assume" être vrai pour justifier ce qu'on ne peut comprendre, et par laquelle on arrive à une "conclusion" absolue de ce qu'on a imaginé et qu'on impose comme la vérité. Ceci est la procédure par laquelle les apostasiés de la Critique Textuelle prétendent restaurer la texte sacré du Nouveau Testament. La spéculation et non la Foi est la source de son existence, l'imagination et non la Révélation est sa vérité, la conclusion et non l'Inspiration est sa règle de restauration. Bref, tout le système est complètement anti-chrétien et entièrement diabolique.


 


Selon Hort, la corruption commença très tôt à laisser sa marque sur "la tradition". La précision absolue dans la transcription du texte ne fut pas considérée, et les copistes se ressentaient libre de modifier ou de prolonger le texte par des additions ou des supposées corrections. Il est à remarquer que par le terme "tradition", Hort signifie le Codex Vaticanus, et conclut que la type de texte contenu dans le Texte Reçu s'écarta librement de cette "vrai tradition" à partir de l'Église Syriaque d'Antioche vers le quatrième siècle, pour se rendre de l'Est vers l'Ouest dans la Version en Vieux Latin ou Vestus Itala. Il déduit comme conséquence, que le témoignage du Texte Reçu ne doit pas être considéré. Ainsi il dit: "Les seuls cas dans lesquels ont peut donner de la considération au témoignage de ce type de texte, sont dans les omissions". En d'autres mots, les lectures dans la Texte Reçu qui ne se trouvent pas dans le Codex Vaticanus, ne peuvent point être considérées comme des témoignages valides. Si nous poursuivons cette logique insensée à sa conclusion, nous pourrions dire: "plus un texte a des omissions, plus il est considéré pur"; c'est à dire qu'une feuille blanche qui ne contient rien, a plus de valeur qu'une feuille écrite. C'est exactement cela que propose la Dr. Hort, car à partir d'une feuille qui ne contient rien, il reconstruit à sa façon ce qu'il "assume" être la Parole de Dieu.


 


Pour donner du poids à sa théorie, Hort "spécule" qu'une révision fut faite dans la texte Syriaque à Antioche vers les années 300 et 350; ce qui, selon lui, donna naissance à la célèbre version de la Peshitta dont le texte supporte le Texte Reçu. Il n'a aucune preuve de ceci, mais il est conscient que sa suggestion portera du poids à cause de la renommée de son érudition. Ainsi nous dit Kenyon:


 


"Hort admit ouvertement que l'ancienne littérature chrétienne ne contient aucune mention d'une telle révision; il ne cherche point à lui assigner aucun auteur spécifique, sauf une référence à peine suffisante de la "possibilité" d'une recension faite par Lucien sur la Septante Grecque".

Chapitre 9

La Bible Authentique subie trois cent

années d'attaques.

  

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7.

table

Il est évident que Hort place la source du Texte Reçu dans les environ d'Antioche vers la fin du quatrième siècle. Il donne à la famille de ce type de texte le nom de "Syrien", qui pour lui est un terme honteux à l'extrême. Sa haine pour ce Texte pur de la Parole de Dieu, provient du fait que sa popularité à travers l'histoire parmi les chrétiens fidèles, dérange sa théorie dans laquelle il prétend trouvé dans la Codex Vaticanus tous les signes "probables" d'authenticité, car il spéculait que son texte était "neutre" et substantiellement pur. Ceci nous indique qu'il était un homme entêté et extrêmement orgueilleux qui ne voulait point changer d'idée, même si les faits étaient contraires à ses opinions. Il n'avait aucune utilité pour la vérité; tout ce qui l'importait était sa propre gloire.


 


J'ai prouvé amplement à travers ce livre que le Texte Reçu est le Texte Authentique des Apôtres qui fut traduit en Syriaque vers l'an 150 (la Peshitta) et en Vieux Latin vers l'an 157 (la Vestus Itala). Ceci est supporté par tous les Réformateurs et tous les savants chrétiens fidèles de notre temps. L'existence du Texte Reçu est donc antérieur à celle du Codex Vaticanus; ce dernier étant composé au quatrième siècle par Eusèbe sur le texte d'Origène pour l'empereur Constantin. Mais Hort refuse catégoriquement de prendre en considération ce fait historique qui nous indique la source du Vaticanus et du Sinaiticus. Ceci nous donne un point d'appui supplémentaire pour déloger sa théorie.


 


Selon Kenyon, la clé de toute la théorie de Hort repose sur sa proposition que "aucune lecture qui appartient strictement à la famille du Texte Reçu se trouve dans les citations des Pères avant Jean Chrysostome (fin du quatrième siècle)". Kenyon affirme: "S'il peut être démontré (dans les citations des Pères) que des lectures Syriennes existèrent avant la fin du quatrième siècle, toute la fabrique (de la théorie) serait détruite". Kenyon a sûrement quelque chose à s'inquiéter ici. Comme partisan de la théorie de Westcott et Hort, il avait déclaré: "Le Texte Traditionnel ou Texte Reçu, contient l'hérésie d'impliqué la Divinité de Christ dans plus de passages que dans le Vaticanus et le Sinaiticus". Or, la Divinité de Christ est "la pierre de l'angle" de toute l'Écriture; et comme le Seigneur Jésus dit lui-même:


 


"La pierre que ceux qui bâtissaient ont rejeté, est devenue la principale pierre de l'angle. Quiconque tombera sur cette pierre sera brisé, et elle écrasera celui sur qui elle tombera" (Luc 20: 17,18).


 


Kenyon prouve lui-même que le Texte Reçu est celui qui supporte le plus la Divinité de Christ, et que ce Texte Sacré que les critiques ont rejeté est celui qui va les écraser.


 


Face aux citations des Pères d'avant le quatrième siècle qui supporteraient le Texte Reçu et détruiraient la théorie de Westcott et Hort, Edward Miller, associé de J.W. Burgon, en trouva 2,630 qu'il publia dans un livre, "The Traditional Text". Malgré ceci, nos critiques textuels modernes et leurs partisans persistent à supporter la théorie de Hort, quoiqu'elle fut prouvée fautive par plusieurs grands hommes de Dieu. Mais il est vrai qu'on peut amener une mule à l'eau

et qu'on ne peut la faire boire.


 


Dans les années 1860, les manuscrits "Aleph" (Sinaiticus) et "B" (Vaticanus) furent rendu disponibles par les labeurs de Tregelles et Tischendorf. En 1881, Westcott et Hort publièrent leur célèbre "Introduction", dans laquelle ils proposèrent de stabiliser, une fois pour toute, le texte du Nouveau Testament sur la base des nouvelles informations qu'ils présentèrent. Ils proposèrent la théorie que le texte original du Nouveau Testament avait survécu presque en parfaite condition dans ces deux manuscrits, principalement "B". Cette théorie devint immédiatement très populaire chez les libéraux et les conservateurs. Les libéraux l'apprécièrent énormément parce que elle représentait la dernière nouveauté de la science de la Critique Textuelle. Les conservateurs l'apprécièrent car elle semblait leur donner cette sécurité qu'ils cherchèrent depuis longtemps. Mais, puisque cette sécurité n'avait aucune fondation dans la Foi, elle ne fut pas durable; car dans l'élaboration de leur théorie, Westcott et Hort suivirent une méthode essentiellement naturaliste. En vérité, ils se vantèrent d'avoir traité le texte du Nouveau Testament comme un livre bien ordinaire, sans presque aucune considération pour l'inspiration et la providence de Dieu. "Pour nous", écrivit Hort, "nous désirons ne pas introduire des considérations qui ne peuvent raisonnablement s'appliquer à d'autres textes de la littérature ancienne, supposant qu'ils ont des attestations documentaires d'un même niveau de variété et d'antiquité".


 


Mais, peu après, la théorie de Westcott et Hort commença à perdre sa prise dans les camps libéraux et radicaux. En 1899, Burkitt réanima la théorie de Hug, selon laquelle tous les manuscrits qui existent ne sont que des révisions éditoriales d'un texte primitif perdu, position qui fut adoptée quelques temps après par Streeter et d'autres critiques textuels. Le scepticisme de Griesbach ainsi que d'autres critiques fut aussi réanimé. Aussitôt que 1908, Mandel Harris déclara que le texte du Nouveau Testament était loin d'être stabilisé et qu'il fut plutôt irrésolu. Deux ans après, Conybeare proclama son opinion que "le texte ultime (du Nouveau Testament), si jamais il en existe un qui peut être ainsi nommé, est irrécupérable pour toujours. En 1941, Kirsopp Lake, après avoir étudié toute sa vie le texte du Nouveau Testament, rendit ce jugement suivant:


 


"Malgré les affirmations de Westcott et Hort, ainsi que de von Soden nous ne savons pas quelle est la forme originale des Évangiles, et il est très probable que nous le saurons jamais".


 


Westcott et Hort professèrent de "vénérer" le nom de Griesbach au-dessus de tous les autres critiques textuels du Nouveau Testament. Comme Griesbach, ils croyaient que les copistes chrétiens orthodoxes avaient altéré les manuscrits du Nouveau Testament dans l'intérêt de l'Orthodoxie. Or, comme Griesbach, ils rejetèrent d'avance toute possibilité de la préservation providentielle du texte du Nouveau Testament par l'utilisation des croyants qui possédèrent l'Esprit de Christ en eux pour les diriger. Mais, en même temps, ils étaient très ardents pour rejeter la possibilité que des hérétiques firent des altérations intentionnelles dans le texte du Nouveau Testament (signifiant le Vaticanus).


 


"Ce ne sera point hors contexte ici", ils écrivirent, "d'ajouter l'expression distincte de notre croyance que même d'entre les nombreuses lectures falsifiées dans le Nouveau Testament, il n'existe aucun signe d'altérations délibérées dans le texte qui porte des intentions dogmatiques". L'effet de cette théorie partiale fut de condamné la majorité des manuscrits du Nouveau Testament et exonérer celui du Vaticanus ainsi que le Sinaiticus. Cette partialité évidente n'intéressa pas Rendel Harris (1926) qui condamna tous les manuscrits, incluant Vaticanus et Sinaiticus. Il déclara: "Ils sont tous empestés de falsifications dogmatiques".


 


Comme le 20" siècle progressait, d'autres savants distingués devinrent de plus en plus sceptique. En 1937, F.G. Kenyon réanima la controverse de Griesbach que le texte du Nouveau Testament ne fut pas aussi bien préservé que celui d'un autre livre ancien de la littérature classique.


 


Depuis la deuxième guerre mondiale, l'attitude des critiques textuels naturalistes a très peu changée. En ce qui concerne la restauration du texte original du Nouveau Testament, le pessimisme est l'ordre du jour. Comme G. Zuntz (1953) remarqua:  "L'optimisme de récupérer "le texte original" a cédé au scepticisme qui regarde ceci comme "un mirage inaccessible". H. Greeven (1960) a reconnu aussi l'incertitude de la méthode naturaliste de la critique textuelle du Nouveau Testament- "En général, tout cela est limité à des jugements de probabilités; salon la nature de ce concept, le texte original du Nouveau Testament doit demeurer une simple hypothèse". Et, selon Kurt Aland (1970), un des éditeurs du Nouveau Testament Grec moderne le plus utilisé de nos jours (voir pg. 8), le texte du Nouveau Testament est "fortement" caractérisé par des variations.


 


Il n'y a donc aucun doute que la Critique Textuelle naturaliste engendre le Modernisme qui dénie les miracles de la Bible, présume des différents auteurs pour l'Ancien Testament, invente un document fictif qui serait à la base des Évangiles qu'on nomme le document "Q", et lance toutes sortes de critiques contre la Seigneur Jésus.


 


Or, il est clair que Westcott et Hort érigèrent leur théorie sur un lit de sable mouvant, leur approche étant basé sur de pures spéculations. Il ne suffit pas de la modifier, elle doit être rejeté au complet; car aucun progrès ne saura fait dans la science de la critique textuelle avant de reconnaître que la Bible est la Parole de Dieu, verbalement inspirée perpétuellement et providentiellement préservée.


 


Scrivener, Burgon, et Miller:


 


Ces grands champions du Texte Traditionnel ou Texte Reçu ne publièrent aucune recension mais firent beaucoup de travail dans la collation des manuscrits. Burgon produisit une collection formidable sur les citations des Pères qui est préservée aujourd'hui au "British Museum". La défensive de Burgon sur le Texte Traditionnel trouva un représentant vigoureux dans la personne de E. Miller.


 


Le Dr. Scrivener publia en 1864 une complète collation du Codex Sinaiticus avec une introduction dans laquelle il dit: "Ce Codex est plein d'altérations faites par au moins dix différents scribes du 6" et 7" siècle qui tentèrent de le corriger". Il édita le Codex Bezae et le Codex Augiensis, et fit la collation d'environ cinquante manuscrits, en plus d'examiner en profondeur toutes les éditions du Nouveau Testament Grec imprimées qui sont à la base des Bibles King-James et Ostervald. Il fut considéré comme le meilleur instructeur et guide dans la science de la Critique Textuelle, qu'il approchait d'une différente manière que Westcott et Hort, s'opposant à eux personnellement à plusieurs reprises. Burgon dit de lui qu'il était "un critique textuel de première classe".  Son édition du Texte Grec d'Étienne reconstruit en 1894 est la meilleure et la plus précise que nous avons de nos jours. Cette forme du Texte Reçu est définitivement la plus populaire à cause de sa supériorité et de son excellence. Présent au Comité de Révision, Scrivener était délégué pour évoquer les revendications du Texte Byzantin contre Westcott et Hort et leur Texte Alexandrien.


 


J.W. Burgon, Doyen de Chichester, fut la voix dirigeante de l'opposition contre Westcott et Hort. Il publia au-dessus de cinquante oeuvres littéraires et contribua considérablement aux diverses éditions de l'œuvre de Scrivener. D'après Edward Miller, Burgon "contribua des renseignements sur 374 manuscrits inconnus auparavant". Il était un critique textuel d'un calibre supérieur. Il croyait que la Bible ne pouvait être considéré au même niveau qu'un livre ordinaire, qu'elle "est" inspirée de Dieu et qu'elle doit sa préservation à la protection du Saint-Esprit. La construction de sa méthode de critique textuelle était plus consciencieuse, puisqu'il se basait sur l'inspiration de l'Écriture, et non sur une théorie remplie de fabulations comme firent Westcott et Hort. Sa proposition se résume en deux points: 1) Que l'acceptation universelle du Texte Traditionnel par l'Église, à partir du 4" siècle jusqu'au 1911, est en soi-même la preuve de sa supériorité; puisque l'Église (dans son ensemble) fut divinement dirigée dans ses rapports avec la Parole de Dieu; 2) Que indépendamment de cette considération, il peut être démontré que le Texte Traditionnel est plus ancien et intrinsèquement meilleur que son rival qui se nomme le Texte Néologique.


 


Concernant l'antiquité antérieure du Texte Reçu, Jay R. Green Sr. nous donne de nouvelles informations à propos de certaines découvertes récentes:

"Dû partiellement au fait que les anciens manuscrits contenant le Texte Reçu subirent les ravages de l'usure, lorsque les manuscrits Alexandriens (Vaticanus, Sinaiticus+) furent préservés à cause de la température sec de l'Égypte, certains ont cherché à discréditer le Texte Reçu en-mettant en doute son ancienneté antérieure. Mais, maintenant, la portion des manuscrits du deuxième siècle surgie des nouvelles fouilles, et quelle surprise, car plusieurs des lectures du Texte Reçu qui avaient été désignées comme tardives par le consentement unanime des savants de la Critique Textuelle, sont à la vue de tous dans ces manuscrits antérieurs. Des lectures qui avaient été considérées tardives et fausses sont maintenant découvertes dans ces manuscrits préexistant. Par exemple, le Papyrus Chester Beatty contient soixante-cinq lectures qui avaient été rejeté de la Bible par les critiques. Et, le Papyrus Bodmer II, du deuxième siècle, révéla treize pourcent de toutes les lectures que les critiques avaient en aversion dans le Texte Majoritaire (Texte Reçu). Mais, aussi étrange que cela est, ces découvertes sont dissimulées dans les classes où on enseigne la Critique Textuelle, et les étudiants n'en reçoivent aucun rapport. Toutefois, comme les jours passent, nous voyons les conjectures de ces experts renommés s'évanouirent avec leurs hypothèses. Prochainement, et nous en avons la certitude, leurs versions seront discréditées".


 


Edward Miller, éditeur des travaux de Burgon opposa le Texte Reçu au Texte Grec rapiécé par le corps des réviseurs qui produisit la Version Révisée de 1881, que Miller appela avec justesse "le Texte Néologique". Wilbur N. Pickering (The Identity of the New Testament Text) nous dit que Miller voyait clairement la nature cruciale de la proposition de Hort que le Texte Néologique était antérieur au Texte Reçu:


 


"Il est évident que le point tournant de la controverse entre nous et l'école Néologique se trouve dans les siècles avant Chrysostome. Si, comme le Dr. Hort maintient, le Texte Traditionnel remporta non seulement la suprématie dans cette période, mais n'existait pas auparavant notre contention serait donc vaine ... Mais, s'il est prouvé que le Texte Traditionnel recule jusqu'au temps des Évangélistes, ou jusqu'à une période aussi prêt d'eux que les évidences qui existent peuvent prouver, donc la théorie du Dr. Hort qu'un "Texte Syrien" fut formé par une recension ou par un autre moyen, vient de s'écroulée".


 


Miller sonda à fond cette question des témoignages des Pères d'avant le quatrième siècle, utilisant pleinement l'index massive de Burgon sur les citations des Pères tirées du Nouveau Testament. Or voici les résultats de ses recherches minutieuses:


 


"Prenant les Pères Grecs et Latins (non Syriaques) morts avant 400 ad. leurs citations se trouvent à supporter le Texte Traditionnel en 2,630 places, et le Texte Néologique en 1,753 places... si nous prenons seulement les écrivains à partir de Clément de Rome jusqu'à Irénée et Hippolyte, la majorité des citations qui favorisent le Texte Traditionnel est encore plus vaste, 151 à 84. L'égalité des évidences entre les deux textes, se trouve uniquement dans les écrivains de l'Ouest et d'Alexandrie. En plus, si nous rédigeons une liste de trente passages importants pour les examiner en détail, la prépondérance des évidences patristiques antérieures qui favorisent le Texte Traditionnel, n'est pas moins que 1330 à 170, ce qui est une majorité écrasante en faveur du Texte Traditionnel".  Il est clair que ces figures mettent une fin tragique à la théorie insensée de Westcott et Hort.