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L'autorité des Écritures


par Jean leDuc

  


Introduction


La Bible est suffisante


La Bible est claire


Dérives face à l'autorité de la Bible


Lecture proposée :

 1. La source de l'autorité de la Bible.

 2. La reconnaissance de l'autorité de la Bible.

 3. Les conséquences de l'autorité de la Bible pour le croyant.


Une autorité en matière de foi est nécessaire.


Jésus est notre Autorité.


Jésus a révélé son autorité aux hommes par ses apôtres.


C'est dans la Bible que se trouve l'enseignement et

l'autorité des apôtres.


La Bible contient toute l'autorité de Christ.


La Bible est une autorité compréhensible.

 a. Les Écritures sont là pour être lues et obéies par tous.

 b. Les Écritures ont pour but d'éclairer les hommes.

 c. Mais comment se fait-il que la Bible soit si mal comprise ?


Quelle est la position de la Bible à l'égard des autorités rivales.


La grande illusion


Conclusion


  

Introduction


Au cours des siècles, les conflits autour de la Bible n'ont pas manqué. Le phénomène est particulièrement sensible dans notre génération. Ce rappel préliminaire ramène aussitôt nos pensées à la Réforme et aux huguenots qui, en France, en ont été les tenants. Si l'on avait permis aux huguenots d'exercer leur influence, la France aurait aujourd'hui, sans aucun doute, un autre visage, car partout où la Réforme a prévalu, non seulement des milliers d'individus ont connu la vie nouvelle en Christ, mais l'Église dite Réformée a eu des effets bénéfiques sur la culture. Conséquemment, si tel aurait été le cas de la France, le Canada serait aussi aujourd'hui une nation complètement francophone et de foi chrétienne Réformée puisque les fondateurs de la Nouvelle France, le Québec, étaient tous des huguenots pour la grande part (voir : Le Patrimoine Spirituel des Québécois, par Jean leDuc).


La Réforme a mis tout l'accent sur l'Écriture. Chacun connaît son mot d'ordre : "Sola Scriptura". Ce n'était pas l'Église et l'Écriture, ou l'État et l'Écriture, mais l'Écriture uniquement. Il s'agissait là d'un changement radical, cette affirmation faisant très clairement de la Bible, et d'elle seule, le centre et le fondement de l'autorité souveraine. Une autorité assez forte pour servir de base tout à la fois au salut individuel et à l'édification de la culture, terme qui, pour nous, évoque tous les aspects de la vie personnelle et nationale.


En effet, les protestants traditionnels et les sectes dites évangéliques soulignent que seule l'Écriture a autorité en matière de foi, mais déclarent-ils vraiment la vérité sur cela où s'illusionnent-ils simplement dans les prétentions chimériques de leurs conjectures bibliques ? Au seizième siècle, contre les catholiques, les protestants ne cessent d'opposer l'autorité à la Bible à celle des textes ecclésiastiques ; ils critiquent les enseignements, les doctrines et les pratiques de l'Église Romaine au nom de l'Écriture. L'adjectif sola dans l'expression sola scriptura entend nier tout caractère absolu et normatif aux textes ecclésiastiques comme les Symboles ou Confessions de Foi. D'où le problème. En adoptant des confessions de foi, comme textes de références, auxquels on demande adhésion, les Réformés et autres bestioles à prétentions évangéliques ne réintroduisent-ils pas une interprétation obligatoire ? N'interposent-ils pas, eux aussi, une tradition entre la Bible et les fidèles ? Ne restituent-ils pas à leurs instances ecclésiastiques le rôle qu'ils ont refusé à celles du catholicisme ? La réponse à toutes ces questions est un OUI résonnant.


Ce problème surgit très tôt, dans les années 1537-1545, au cours d'une dispute qui oppose Calvin à Caroli. Caroli, un curieux personnage, assez changeant et versatile, occupe, en 1537, un poste de pasteur à Lausanne. Il accuse Farel et Calvin de ne pas beaucoup tenir au dogme de la Trinité, les soupçonne d'être enclins à l'abandonner et à le rejeter. Il les somme de signer les symboles d'Athanase et de Nicée-Constantinople, qui au quatrième et au cinquième siècle de notre ère ont défini et formulé ce dogme. Calvin s'y refuse. Non pas qu'il se sente en désaccord avec ces symboles, encore qu'il se montre sévère pour celui de Nicée-Constantinople. Il parle de bavardages inutiles, de charabia, et écrit que ce symbole est "un poème fait pour être chanté plus qu'une formule de confession" (autrement dit qu'il peut avoir un usage liturgique, relever de la première catégorie de confession de foi, mais pas de la seconde, car il manque de précision et d'exactitude théologiques). Bien que d'accord sur le fond (mais réservé sur la forme), Calvin n'accepte pas qu'on exige qu'il donne à un texte ecclésiastique l'assentiment que seule l'Écriture a le droit de réclamer. Il ne faut pas, écrit-il, "introduire dans l'Église cet exemple de tyrannie : que soit tenu pour hérétique quiconque n'aurait pas répété les formules établies par un autre". Dans la demande de Caroli, Calvin voit donc une atteinte à l'autorité de la seule Écriture et à la liberté chrétienne, bien qu'il soit responsable lui-même de la mort de Michel Servet pour avoir attaqué le mystère de la Trinité Ontologique du catholicisme qui provient de ces anciens symboles. Dans son livre, la Restitution Chrétienne, il est dit correctement que la trinité n'a pas de fondement biblique. Par conséquent, Servet acceptait l'autorité de l'Écriture, en tant que source de la foi malgré ses autres écarts doctrinaux. Il est évident qu'il y a définitivement une contradiction entre la pensée de Calvin et sa manière d'agir, mais il ne veut pas se lier aux textes de la tradition, même quand ils exposent des dogmes qui lui paraissent justes. Je n'ajouterai qu'un mot sur la Trinité ; c'est que nous avons une décision de Calvin sur ce mystère. La voici : « En cas que quelqu'un soit hétérodoxe, et qu'il se fasse scrupule de se servir des mots Trinité et Personne, nous ne croyons pas que ce soit une raison pour rejeter cet homme ; nous devons le supporter sans le chasser de l'Église, et sans l'exposer à aucune censure comme un hérétique. » Que les églises modernes sont loin de sa pensée, elles ne sont toutefois pas loin de ses agissements, elles se sont fourvoyées dans le labyrinthe de leur intellectualisme pour en venir à imposer avec véhémence ces anciennes formules spéculatives et hérésiarques, et condamnent sans hésitation tous les chrétiens qui s'y opposeraient. De nos jours, il y a définitivement atteinte à l'autorité des Écritures et à la liberté chrétienne par la tyrannie d'un christianisme apostat, qu'il soit traditionnel ou évangélique. Si nous serions encore au temps de l'inquisition et des bûchers, ceux qui refusent de reconnaître l'autorité des symboles de Nicée et d'Athanase serviraient de flambeaux pour éclairer la voie pernicieuse qui mène aux portes de ces prétendues églises.


Une attitude analogue à celle de Calvin se rencontre beaucoup plus tard chez plusieurs protestants libéraux au dix-neuvième siècle. Aux orthodoxes qui les pressent de souscrire à une confession de foi, ils rétorquent que seule fait autorité pour eux l'Écriture. Ils rejettent catégoriquement l'impérialisme d'une église qui imposerait la signature d'un formulaire et qui, se faisant, prétendrait, à l'instar du catholicisme, régenter les consciences et la foi. Au synode de 1872, plusieurs libéraux se déclarent d'accord avec le contenu d'une confession de foi rédigée par Charles Bois, mais ils ne la votent cependant pas parce qu'ils rejettent le principe d'un texte que l'Église imposerait aux fidèles. Ils ne veulent pas reconnaître d'autre autorité que celle de la Bible. Mais subtilement le protestantisme a résolu ce problème en donnant à ses confessions de foi une autorité subordonnée et une valeur contextuelle. Or une Confession de Foi doit servir uniquement à présenter les points doctrinaux primaires et secondaires d'un individuel ou d'un groupe, elle ne s'impose pas mais les identifie par rapport à d'autres qui sont de foi opposée sans qu'elle ne détienne aucune autorité, dominante, subordonnée ou autre. Son rôle est purement consultatif et elle devient de plus en plus nécessaire en ce monde de ténèbres où tous se disent chrétiens bible à la main.



1. La Bible est suffisante


"Cette Parole est la règle de toute vérité et contient tout ce qui est nécessaire au service de Dieu et à notre salut ; il n'est donc pas permis aux hommes, ni même aux anges, d'y rien ajouter, retrancher ou changer." (Confession de La Rochelle, article 5)


La Bible étant achevée, celle-ci est dès lors suffisante comme révélation de Dieu aux hommes. Elle est le moyen de grâce par excellence par lequel Dieu édifie l'Église et rien ne saurait s'y opposer ou s'y ajouter. Malheureusement tel n'est pas le cas au sein du christianisme moderne où on y voit ajouter des rituels, des hypothèses, des règles de discipline, ou des pratiques extatiques de tous genres. On y voit aussi des dénominations qui imposent des interprétations particulières à leurs membres, et ceux qui les refusent se voient rapidement exclus de leur communauté dite chrétienne. Il est de plus en plus évident que la Bible n'est plus suffisante au christianisme Laodicéen des derniers temps (Apocalypse 3:14-17).


Dire que la Bible (révélation spéciale) est suffisante ne signifie pas pour autant que celle-ci dise tout sur tout. Elle nous fournit cependant les clés pour sa propre interprétation et pour analyser la réalité qui nous entoure (révélation générale). La révélation générale et la révélation spéciale sont reliées l'une à l'autre de façon complémentaire et organique, de sorte que s'il est exact que ce n'est qu'à travers les "lunettes" de l'Écriture qu'on peut lire le message de la révélation générale, il n'en est pas moins vrai qu'une juste connaissance du monde et de l'histoire sous la direction de l'Esprit va nous aider à comprendre et à appliquer avec intelligence le message biblique.



2. La Bible est claire


"Tout dans l'Écriture n'est pas également évident, ni également clair pour tous. Cependant, ce qu'il faut nécessairement connaître, croire et observer en vue du salut est si clairement exposé... que la personne peu instruite, et pas seulement la personne cultivée, peut, sans difficulté, en acquérir une compréhension suffisante." (Confession de Westminster, I.7)


Les Réformateurs ont souligné la clarté (perspicuitas) de la Bible en contraste avec les théologiens catholiques de leurs temps, pour lesquels l'Écriture était considérée comme étant trop obscure et difficile pour pouvoir être remise entre toutes les mains.


Étant accommodée à notre capacité, la Bible est suffisamment claire pour tout ce qui a trait aux fondements de la foi, de telle sorte que même les moins instruits peuvent y trouver tout ce qui leur est nécessaire pour leur salut. Les ministères d'enseignement donnés par Dieu au sacerdoce universel de tous les croyants (1 Pierre 2:9) sont néanmoins utiles à l'unité et à l'édification de l'Église (Éphésiens 4:11-14), mais ces ministères ne détiennent aucune autorité et ne peuvent imposer un enseignement quelconque à aucun chrétien. C'est l'Esprit qui instruit et donne la conviction et non les hommes (1 Jean 2:27) qui lui servent de véhicule. Un enseignant peut conseiller un chrétien mais ne peut lui imposer quoi que ce soit et doit faire confiance à la direction de l'Esprit de Christ. Les résultats ne sont pas entre ses mains, mais entre celles du Dieu souverain et Tout-Puissant.



3. Dérives face à l'autorité de la Bible


L'illuminisme :


Nier la spécificité de l'inspiration conduit à l'illuminisme, où chacun — ou bien tel ou tel "maître à penser" — se prétend "inspiré" au même titre que les apôtres. Dans cette perspective, la Bible n'est plus considérée comme la seule norme (Sola Scriptura). Quand d'autres instances ou révélations extra-bibliques viennent s'ajouter, voire s'opposer à la Parole de Dieu, il y a menace de dérive sectaire. L'évidence la plus frappante se trouve au sein des groupes à tendances extatiques comme les Pentecôtistes où nous trouvons de multiples faux prophètes qui se réclament d'un message divin.


Le rationalisme :


Nier le caractère d'infaillibilité à la Bible conduit à placer une autorité humaine à côté de l'Écriture pour déterminer le vrai du faux, le divin de l'humain. La raison humaine prend alors le pas sur l'Écriture, et devient le critère déterminant pour définir ce qu'il convient de croire ou ne pas croire. C'est ainsi que le protestantisme libéral rejette la naissance virginale de Jésus-Christ (sa divinité), la portée sacrificielle de la croix, la résurrection corporelle, la nécessité de la foi pour être sauvé, etc. Le risque est ici de prêcher "un autre Évangile" (Galates 1:6) ! Mais il y a plus, car nier l'infaillibilité et l'inspiration actuelle de la Bible conduit les spécialistes de la Critique Textuel à déterminer pour nous qu'elles sont les vrais paroles du texte authentique sous prétention de restituer l'original, et dominent ainsi sur notre foi par les versions modernes et adultérées qu'ils produisent comme des approximations de la Parole de Dieu. Le rationalisme est aussi la plus grande faille du christianisme Réformé qui a remplacé le Saint Esprit par son raisonnement abusif des Écritures, et plusieurs soi-disant chrétiens sont tombés dans ce piège diabolique.


Le relativisme :


Refuser à la Bible le statut de Parole de Dieu et d'infaillibilité conduit inexorablement à donner à la vérité et à l'éthique une définition essentiellement subjective, et à relativiser le caractère absolu des doctrines chrétiennes. L'autorité de la Bible étant de ce fait relativisée, il n'existe plus, à proprement parler, de normes permettant de déterminer de façon sûre ce qui et bien et ce qui est mal, ce qui est vrai et ce qui est faux. Mais avec l'éthique nous sommes véritablement de nos jours dans une zone grise, car nous voyons souvent dans notre société moderne dépravée que ce qui est bien est considéré mal et ce qui est mal est considéré bien. Il est mal pour qui que ce soit de voler, d'extorquer ou d'exploiter une autre personne, mais il est bien pour un gouvernement de le faire et les politiciens ne manquent pas de s'enrichir sur le dos des pauvres, et cela avec l'approbation d'un peuple aveugle qui les a élus en pouvoir. Il est bien pour un homme de nourrir sa famille, mais s'il a été dérobé de toute subsistance par un gouvernement crapuleux, est-il mal pour lui de s'accaparer illégitimement de la nourriture pour sa survie et celle de sa famille, ou doit-il laisser périr de faim sa femme et ses enfants ? Tels sont les dilemmes de l'éthique en ce dernier millénaire.


Le littéralisme — ou "fondamentalisme" — :


La dérive consiste ici à négliger l'humanité de l'Écriture, au point de court-circuiter tout travail légitime d'interprétation et d'exégèse sérieuse du texte biblique (herméneutique). En ne tenant pas compte des genres littéraires et des contextes (historiques, culturels), on peut se méprendre sur le sens de certains passages. Mais l'inverse est aussi vrai. L'herméneutique, science réservée aux spécialistes bibliques et non au commun des fidèles, de ces pauvres petits chrétiens minables et ignorants qui doivent plier le genoux devant les maîtres d'une telle érudition, a une forte tendance à rejeter l'aspect divin de l'Écriture et à refuser le ministère d'enseignement du Saint Esprit qui instruit chaque enfant de Dieu dans la connaissance nécessaire de l'Écriture. Le danger réel ici est que l'herméneutique est une branche de l'intellectualisme qui est l'idolâtrie la plus subtile qui puisse exister.


Le Laxisme :


Considérée comme l'infection spirituelle la plus virulente de l'ère moderne qui a contaminée presque tout le christianisme, nous voyons qu'un grand nombre de ceux qui se disent chrétien ont subis son intoxication. Le Laxisme se trouve à tous les niveaux et particulièrement dans les églises de maison qui ont dégénérées en club social à tendances chrétienne sans maturité et sans discernement, et où la Bible n'est plus le centre de leurs réunions. Ses ravages consistes à une tolérance excessive selon laquelle ont peut suivre une opinion du moment qui réduit l'autorité des Écritures à un simple sentiment et qui plus que souvent l'annule complètement. Les opinions de tous et chacun sont estimées au-dessus de la Parole de Dieu, surtout chez ceux où nous voyons régner une indolence répugnante dans des discussions libres qui n'ont aucun rapports avec les Saintes Écritures et qui monopolisent toutes les situations.



Lecture proposée :


Deutéronome 6:4-9


Toute la qualité de la marche chrétienne dépend de la reconnaissance de l'autorité — et donc de l'inspiration — de la Bible. (Hébreux 4:12; 2 Timothée 3:16-17; Jean 8:31-32).


1.        La source de l'autorité de la bible.


L'autorité de la Bible procède de Celui dont elle émane, le Dieu Tout Puissant : Père, Fils et Saint-Esprit qui s'est manifesté dans la chair. Elle n'est pas un livre humain mais la Parole de Dieu (1 Thessaloniciens 2:13) Elle est la vérité pour tous les hommes de tous les temps (Jean 17:17; Matthieu 24:35).


Dieu est à l'origine de toutes choses ; il est souverain et exerce l'autorité (Romains 11:36; Actes 17:24).


Christ est au-dessus de tout nom (Éphésiens 1:20-21) il est Seigneur et Maître (Colossiens 2:10; Jean 13:13). Sa position lui confère une autorité absolue (Matthieu 28:18).


l'Esprit est souverain. Il a inspiré les écrivains sacrés (2 Pierre 1:21; Jean 16:13-15).

2.        La reconnaissance de l'autorité de la bible


La Bible est donc la règle suprême en matière de foi et de vie. Elle possède l'autorité absolue en elle-même, pour tous les hommes.


Pour l'incroyant, elle détermine le jugement (Jean 12:47-48; 5:45; Deutéronome 18:19).


Pour le croyant qui en reconnaît l'autorité par la foi et elle lui apporte le salut et constitue la norme de son comportement. (Jean 5:24; Psaumes 119:105)


a)       Par le peuple d'Israël


C'est la révélation de la volonté divine (Exode 24:4,7; 2 Rois 22:8,13; Néhémie 8:1-3,5-6);


C'est la règle divine pour la foi et le comportement des croyants (Joël 1:8; 1 Rois 2:3).


Ces écrits devaient être connus (Deutéronome 31:9-13) et pratiqués (Deutéronome 27:26). Ils étaient crus (Zacharie 1:3-6; Daniel 9:2).

b)      Par Jésus-Christ, le fils de Dieu


Il citait fréquemment les Écritures (Luc 4:16-21; Matthieu 21:42; 22:31; Luc 24:27; etc.);


Il répondait au diable par : "il est écrit..." (Matthieu 4:1-10; cf Deutéronome 8:3; 6:16,13);


Il opposait l'Écriture aux traditions humaines (Matthieu 15:3-6);.


Il sanctionnait par avance les écrits du Nouveau Testament (Jean 14:26; 16:13-14);


Il affirmait que "l'Écriture ne peut être anéantie". (Jean 10:35).

c)       Par l'Église primitive


Les apôtres et les croyants de l'Église primitive reconnaissaient l'autorité de l'Ancien Testament (Actes 1:16; 4:25; 15:15-18) et établissent l'autorité du Nouveau Testament.


Les paroles d'Ésaïe étaient considérées comme des ordres donnés par le Seigneur (Actes 13:47);


Paul établissait la doctrine chrétienne "d'après les Écritures" (Actes 17:2-3; 28:23; Galates 3:8; Romains 4:3).


C'est par les Écritures que l'on contrôlait si l'enseignement apporté était exact (cf Actes 17:11). P Les écrits des apôtres sont considérés comme "les autres Écritures" (2 Pierre 3:15-16). Leur prédication, reçue comme parole de Dieu, (1 Thessaloniciens 2:13) ne devait pas être remise en question (Galates 1:8).


Les écrits des apôtres devaient être portés à la connaissance de tous les frères et des Églises (1 Thessaloniciens 5:27; Colossiens 4:16). Paul dit que les prophètes du Nouveau Testament révèlent le mystère de Christ (Romains 16:26).

3.        Les conséquences de l'autorité de la Bible pour le croyant.


Affirmer que la Bible est l'autorité suprême ne suffit pas. Son autorité est réellement reconnue lorsque ses affirmations sont mises en pratique et que la vie du croyant est conforme à ses exigences (Jacques 1:22-25; Ézéchiel 33:30-32). Il en découle alors la bénédiction comme on peut le voir, par exemple, dans la vie du roi Josias (2 Rois 22:8,10-11,13,19-20; 23:1-3,24; 2 Chroniques 34:33). VA-T-EN SATAN CAR IL EST ÉCRIT (Matthieu 4:10).



Une autorité en matière de foi est nécessaire


Nous utilisons ici le mot autorité dans le sens de règle, critère ou guide, apte à déterminer ce qui est bon ou mauvais, vrai ou faux, en matière de foi.


Ainsi pour déterminer la longueur exacte d'un objet, les hommes font appel à l'autorité finale en la matière : la règle. Quel est la longueur de ce segment ? _____ L'un dira 2,2 cm, l'autre l'évaluera à 2,8 cm, mais lorsque la règle lit 2,5 cm vous vous inclinez devant sa décision qu'elle qu'ait pu être votre opinion préalable.


S'il n'y avait pas de règle de mesure, on ne parviendrait jamais à trancher justement les questions de mesure. Dans ce domaine, comme dans tous les autres, il faut une autorité suprême et définitive. Tout le monde est d'accord là-dessus.


Dans le domaine de la religion, le principe est le même. L'homme a besoin d'une autorité, d'une règle qui puisse l'aider à différencier le bien du mal, la vérité de l'erreur. Le croyant peut constater autour de lui, non sans une certaine perplexité, la présence de diverses Églises dont les doctrines respectives se contredisent souvent les unes les autres, tout en affirmant chacune être dans le vrai. Lorsqu'on prend conscience de cette division et de cette confusion, le croyant conçoit plus que jamais la nécessité d'une autorité suprême à laquelle tous devraient se rallier et se soumettre. Mais choisira-t-on n'importe quelle autorité ?


Individuellement le croyant se pose cette question logique : "Qui est autorisé à être mon guide suprême en matière de foi chrétienne ?"



Jésus est notre Autorité


Jésus est la seule personne ayant les qualités requises pour être l'autorité suprême de l'homme. N'a-t-il pas dit : "Toute autorité m'a été donnée dans le ciel st sur la terre" (Matthieu 28:18).


Dieu lui-même lui a rendu témoignage dans ce sens, lorsqu'il dit : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j'ai mis toute mon affection (ou qui a toute ma faveur), écoutez-le" (Matthieu 17:5). Dès lors, quand Jésus parle, ses paroles doivent être entendues comme les paroles de Dieu même (Jean 3:34; 7:17; 14:10) car elles le sont.


En matière de foi chrétienne, l'homme ne doit s'appuyer sur d'autres autorité que celle du Christ, car Lui et Lui seul détient toute autorité dans les cieux et sur la terre. Cependant, une question se pose encore : "Comment l'homme peut-il connaître la volonté de Dieu ?"


Après sa résurrection et son ascension comment pouvait-on prendre connaissance de ses enseignements ?



Jésus a révélé son autorité aux hommes par ses apôtres


C'est par l'autorité dont il était investi que le Christ a envoyé ses apôtres en mission de par le monde, pour enseigner toutes les nations "leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit" (Matthieu 28:20).


C'est donc par la bouche des apôtres que ces nations devaient apprendre à connaître les commandements du Christ. Pour les garantir contre toute erreur, Jésus leur promit l'assistance spéciale du Saint-Esprit qui les guiderait dans toute la vérité, leur enseignant toutes choses et leur rappelant tout ce qu'il leur avait enseigné (Jean 14:26; 16:13). Ainsi c'est sous l'impulsion et la direction de l'Esprit que les apôtres se mirent à enseigner (1 Corinthiens 2:12-13). C'est pourquoi l'Église des premiers chrétiens reçut leur enseignement non pas comme la parole des hommes, mais ainsi qu'elle est véritablement, comme la parole de Dieu (1 Thessaloniciens 2:13). Les apôtres étaient le Christ continué. Leur message avait autant d'autorité que les propres paroles du Christ.


Sachons en outre que les apôtres ont révélé le message complet du Christ. Selon la promesse, ils étaient guidés "dans toute la vérité" (Jean 16:13). Paul dira plus tard "Car je vous ai annoncé en son entier le conseil de Dieu, sans rien en cacher" (Actes 20:27; voir aussi 2 Pierre 1:3).


Les apôtres étaient conscients de l'autorité dont ils étaient investis. Ils déclarent que rejeter leur parole équivaut à rejeter Dieu (1 Thessaloniciens 4:8), et que même un ange serait maudit s'il s'avisait de les contredire (Galates 1:6-9). Si l'homme d'aujourd'hui pouvait avoir accès à cet enseignement des apôtres, il connaîtrait toute la volonté du Christ à son égard. Mais où se trouve consigné l'enseignement des apôtres ?



C'est dans la Bible que se trouve l'enseignement et l'autorité des apôtres


S'il est vrai que l'Évangile fut d'abord parlé, les apôtres et les autres hommes éclairés ont heureusement couché par écrit la substance de leur enseignement pour les générations futures. Par exemple, l'apôtre Pierre déclare qu'il agit de telle sorte qu'après sa mort l'Église puisse toujours se souvenir de ses enseignements (2 Pierre 1:12-15).


Luc écrit son Évangile afin que ses lecteurs puissent "reconnaître la certitude" des enseignements qu'ils ont reçus de vive voix. Jean déclare que ce qu'il vient d'écrire a été composé afin que les hommes puissent croire au Christ et trouver en Lui la vie (Jean 20:30-31). "Je vous écris [dit-il encore] afin que vous ne péchiez point" (1 Jean 2:1). De même l'apôtre Paul dit qu'en lisant les choses qu'il a écrites "vous pouvez vous représenter l'intelligence que j'ai des mystères du Christ" (Éphésiens 3:3-4). Il n'est donc pas étonnant que ces hommes éclairés de Dieu aient exigé "que l'on reconnaisse leurs écrits comme un commandement du Seigneur" (1 Corinthiens 14:37).


Les hommes éclairés ont donc pris soin de préserver par des écrits l'autorité du Christ, écrits dont l'ensemble forme le Nouveau Testament. Une question se pose à ce point qui peut avoir valeur d'objection. Sachant que ces hommes n'ont pas pu transmettre par écrit absolument tout ce que le Christ a pu dire ou faire (Jean 20:30), comment pouvons-nous savoir si oui ou non les Écritures contiennent néanmoins toute l'autorité du Christ ?



La Bible contient toute l'autorité de Christ


Avant même que le Nouveau Testament ne soit complet, Paul écrivait : "Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l'homme de dieu soit accompli et propre à toute bonne oeuvre" (2 Timothée 3:16-17). Il importe de remarquer que Paul attribue ici l'inspiration aux écrits de l'Ancien Testament et que ces écrits étaient des copies des originaux. Nous avons ainsi l'évidence par ces paroles de Paul que l'inspiration des Écritures n'est pas statique mais dynamique, qu'elle n'est pas limitée aux originaux mais qu'elle s'étend dans les copies, et conséquemment dans les traductions et versions fidèles. C'est en effet l'inspiration dynamique, nommée aussi inspiration perpétuelle et inspiration actuelle, qui donne l'autorité aux Écritures. Si les copies des originaux ne seraient plus inspirées, comme le prétend les réprouvés, la Bible actuelle n'aurait aucune autorité ni infaillibilité, et c'est cela que désire les ennemis de la vérité.


Si les Écritures sont capables de réaliser l'accomplissement d'un homme et de l'équiper spirituellement "pour toute bonne oeuvre", elles sont donc à la fois nécessaires et suffisantes au salut de cet homme. Aucun autre enseignement, aucune autre source de connaissance ne peut prétendre compléter les Écritures en se superposant à elles. Il est important de spécifier cela face aux vaines tentatives d'hommes pervertis qui cherchent à lui superposer d'autres écrits comme le livre de Mormon, le livre de l'Agneau, et plusieurs autres fables insensées.


En outre, les Écritures ne constituaient pas qu'un "germe" appelé à se développer au cours des siècles vers une prétendue maturité, car elles contenaient déjà, et contiennent encore tout ce qui est nécessaire et suffisant au salut de l'homme. C'est pourquoi selon la recommandation même des apôtres, l'Église ne devait pas aller au-delà de ce qui est écrit pour autorité (1 Corinthiens 4:6). Elle devait se retirer de celui qui refusait d'obéir "à ce que nous disons par cette lettre" (2 Thessaloniciens 3:14). L'Apocalypse avertit en outre "quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre", c'est-à-dire si quelqu'un ajoute ou retranche quelque chose, le châtiment tombera sur lui (Apocalypse 22:18-19).


Ce principe est évidemment valable, non seulement pour l'Apocalypse, mais pour toutes les parties de l'Écriture. Tous ces textes nous apprennent clairement que :


1)      ce que les apôtres avaient "lié" par leur parole écrite, devait être retenu "tel que je vous l'ai annoncé, autrement votre foi serait vaine" (1 Corinthiens 15:1-2);

2)      que ni les hommes ni les anges n'étaient autorisés à y changer quoi que ce soit (Galates 1:8-9).


Le caractère complet de la Bible et l'autorité qu'elle représente en font la règle suprême en matière de foi et de démarche chrétienne, c'est-à-dire que tout acte, toute doctrine, dans le domaine de la foi, doivent trouver dans la Bible leur raison d'être. C'est la seule manière de savoir si telle doctrine vient de Dieu ou des hommes. Mais il faut se garder des subtilités raffinées des réprouvés qui introduisent à la Bible des conjectures sophistiquées qu'ils prétendent être des vérités absolues comme nous voyons avec plusieurs doctrines comme celle de la Trinité ontologique, et celles des ordonnances du baptême et de la Cène.


Mais peut-on comprendre la Bible ? N'est-elle pas sujette à de multiples interprétations ? N'est-elle pas, en fin de compte, un livre hermétique accessible à une minorité de spécialistes ?



La Bible est une autorité compréhensible


Certaines tentatives ont été faites pour prouver que la Bible n'est pas un livre accessible à l'esprit moyen. On ne manque pas alors de citer un texte où Pierre dit que les écrits de Paul contiennent "des points difficiles à comprendre" (2 Pierre 3:15-16). Cependant loin de prouver que toute l'Écriture est "difficile à comprendre" ce texte ne signale que "quelques points obscurs" dans les lettres de Paul, expliquant par là que le reste est parfaitement compréhensible.


En outre, si ces points sont "difficiles à comprendre" cela ne signifie pas qu'il est impossible de les comprendre. Ils peuvent être compris sauf précisément par les personnes "ignorantes et mal affermies" que Dieu condamne parce qu'elles "tordent le sens" de ces passages difficiles "comme d'ailleurs celui des autres Écritures, pour leur propre ruine". En fait, les 17 et 18 clôturent le chapitre en encourageant le lecteur à grandir dans sa connaissance du Christ et de sa Parole. La raison d'être même des Écritures prouve qu'elles peuvent être comprises. En effet elles sont là :


1)      pour être lues et obéies,

2)      pour éclairer le monde !


a)        Les Écritures sont là pour être lues et obéies par tous. Jean écrivit à l'intention des incroyants (Jean 20:30-31). Paul adressa ses épîtres à chaque membre de l'Église (Romains 1:7; 2 Corinthiens 1:1-2; Philippiens 1:1). Il donna des instructions pour que ses épîtres soient lues "à tous les frères" (1 Thessaloniciens 5:27), et aux Églises (Colossiens 4:16).


La lecture des Écritures avait donc pour but d'inciter à l'obéissance (Deutéronome 31:12; 2 Thessaloniciens 3:14). Ainsi, nous voyons que les Écritures sont là pour tous comme autorité, afin que tous puissent lire et obéir. Quelle serait leur valeur si personne ne pouvait les comprendre ? Si Dieu nous communique sa volonté par ce moyen, c'est que ce moyen de le connaître est parfaitement accessible et compréhensible à chacun de nous.

b)       Les Écritures ont pour but d'éclairer les hommes, non pas de les plonger dans la confusion. Jean écrivit son Évangile pour que ses lecteurs croient, non pour alimenter leur incrédulité (Jean 20:30-31). Paul dit clairement aux Éphésiens qu'en lisant ses lettres "vous pouvez représenter l'intelligence que j'ai du mystère du Christ" (Éphésiens 3:4).


Les Écritures servaient parfois à clarifier ou à confirmer un enseignement oral. Par exemple, Luc écrivit son Évangile afin que son lecteur puisse reconnaître la certitude des enseignements qu'il avait reçus oralement (Luc 1:4). Les Béréens (en Macédoine) lisaient les Écritures pour vérifier l'enseignement oral que l'apôtre Paul leur donnait (Actes 17:11). Ce dernier écrivit aux Thessaloniciens en partie pour clarifier un enseignement qu'il avait préalablement donné oralement sur le sujet de l'apostasie de l'Église (2 Thessaloniciens 2:1-5).


Un enseignement prodigué par écrit peut être lu, étudié, approfondi. C'est pourquoi il est souvent mieux compris et assimilé qu'un enseignement oral. Il ressort donc clairement de ces remarques que l'objectif des Écritures est d'éclairer et que chacun peut les comprendre. Tout homme capable de lire ou d'entendre la Bible est à même de connaître toute la volonté du Christ. La Bible est vraiment une autorité complète et suffisante.

c)        Mais comment se fait-il que la Bible soit si mal comprise ?


Premièrement :


En ce qui concerne beaucoup de personnes, c'est d'abord une question d'attitude. Certains n'ont pas en eux l'amour de la vérité (2 Thessaloniciens 2:10-12), et par conséquent refusent de se soumettre à ses exigences (2 Timothée 3:8). D'autres prennent des passages difficiles qu'ils interprètent à leur manière dans un sens qui contredit les textes les plus simples (2 Pierre 3:16), et d'autres le font malicieusement en manipulant les textes et les consciences pour détourner les gens de la vérité ou pour obtenir une gloire personnelle.


Deuxièmement :


Il arrive que l'on comprenne mal la Bible si l'on n'a pas compris la distinction fondamentale qui existe entre les deux "Testaments". Nous avons souvent souligné que le chrétien n'est plus sous la loi de l'Ancien Testament mais sous la loi du Nouveau Testament (Hébreux 8:6-13; 9:15; Colossiens 2:14-16), et cela est d'une importance capitale pour obtenir le sens réels de plusieurs passages dans les Écritures.


Troisièmement :


Avant de tirer une conclusion sur quelque sujet que ce soit, il faut d'abord s'assurer qu'on en a examiné toutes les données. C'est en négligeant ce principe que certaines personnes ont été induites en erreur. Chaque texte doit être étudié dans son contexte littéraire et historique. Les passages parallèles doivent être relevés. Par exemple, la grande mission mondiale que Christ confie à ses disciples se trouve en trois endroits différents : Matthieu 28:18-20; Marc 16:15-16 et Luc 24:46-48, et Romains 10:18 indique que cela est un fait déjà accomplit avec le ministère des apôtres. En négligeant ce dernier point, les églises modernes ont érigées toute une structure d'évangélisation sous prétexte que la recommandation de Christ à ses apôtres s'applique à elles aussi, s'attribuant ainsi le ministère apostolique qui ne leur est pas réservé. Or l'Écriture nous dit que tous doivent « annoncer les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière» (1 Pierre 2:19), et cela se fait naturellement de bouche à bouche et non en montant des organisations pour répandre l'Évangile. Christ est assez puissant pour diriger les siens à répandre sa Parole sans l'aide sans l'aide de telles organisations.


Aussi, si l'on prenait, par exemple, le texte de Luc 24, l'on pourrait conclure que la foi n'est pas nécessaire au salut puisque ce texte n'en fait pas expressément mention. Si l'on ne prenait que le texte de Marc 16:15-16, l'on pourrait conclure que la repentance n'est pas exigée puisqu'il n'en est pas question dans le texte. En réalité, la foi, la repentance et le baptême sont tous trois nécessaires au salut, mais il faut spécifier que ce n'est pas le baptême d'eau qui est nécessaire au salut mais le baptême de l'Esprit par lequel nous sommes introduit par la foi en la mort et la résurrection de Christ. Il faut considérer ces trois textes ensembles ainsi que tous les autres sous cette même rubrique du salut.


Quatrièmement :


La Bible est mal comprise par ceux qui la considèrent comme un livre hermétique, mystérieux, réservé aux seuls initiés, une oeuvre qui ne livre son message profond qu'à ceux qui possèdent la "clé".


En fait, dans ses grandes lignes, la Bible comme beaucoup d'autres livres, est un document qui transmet des informations et prodigue un enseignement, à la différence, évidemment, que ce qu'il veut communiquer c'est la volonté du Créateur à l'égard de sa créature et qu'il a été inspiré de Dieu dans ce but précis.


Dans la Bible, Dieu nous fait connaître sa volonté de trois manières :


1)      Par un commandement direct ou par une déclaration précise. C'est ainsi que l'on conçoit le mieux la manifestation de l'autorité.

2)      L'autorité de Dieu s'impose à nous par ce qu'il convient d'appeler la déduction logique. Par exemple, si vous receviez une lettre vous annonçant qu'un ami arrivera à la gare de votre ville le 1er janvier à 17h30, par déduction logique vous pourriez conclure que ce jour-là, à cette heure-là, il sera inutile d'essayer de le joindre chez lui car il n'y sera pas. Il ne vous l'a pas dit expressément, mais les renseignements qu'il vous a donnés vous permettent de faire cette déduction. Néanmoins les déductions logiques n'ont pas autorité sur l'Écriture et il existe un danger réel de leur en donner une. Il faut se garder de tomber dans le piège des suppositions et d'en faire des hypothèses qui sont élevées au même niveau que la vérité révélée dans les Écritures.

3)      La Bible nous instruit, nous renseigne et nous dirige au moyen d'exemples (voir : 1 Corinthiens 10:6).


Ainsi le récit des "Actes des apôtres" rapporte que les premiers chrétiens s'étaient réunis le premier jour de la semaine (dimanche) pour prendre le repas du Seigneur ou repas de communion (Actes 20:7). En l'absence de commandement exprès, cet exemple suffit et il nous suffit de le suivre pour être agréable à Dieu, mais il ne faut pas tomber dans les absurdités d'un littéralisme extrême qui souvent contredit le sens réel et spirituel de l'enseignement donné dans l'Écriture. Par exemple, en regardant attentivement les textes sur le repas du Seigneur on s'aperçoit qu'il consiste en un partage émancipé entre les fidèles, et non en une pratique littérale de prendre un morceau de pain et une coupe de vin. Dans plusieurs de ces cas l'enseignement spirituel s'impose sur le littéralisme afin que les gens ne tombent pas dans des pratiques idolâtres.


Lorsque nous étudions la Bible, nous devons nous laisser gouverner par ce principe : parler quand la Bible parle et se taire quand la Bible se tait (1 Pierre 4:11). Toute doctrine n'est légitime que lorsqu'elle a été autorisée par la Bible, soit par un ou plusieurs commandements, par un ou plusieurs passages, mais jamais par déduction logique.


Il nous reste à examiner ce qui constitue sans doute la cause principale de l'erreur et de la division, à savoir : promotions d'autorités autres que la Bible qui viennent s'ajouter à la Bible, la supplanter ou la dominer.



Quelle est la position de la Bible à l'égard des autorités rivales


En dépit des nombreux textes de la Bible qui soulignent avec force que les saintes Écritures constituent la seule autorité suffisante et nécessaire en matière de foi chrétienne, de nombreux "chrétiens pratiquants" sont soumis consciemment ou non à d'autres autorités comme leur conscience charnelle, les traditions, leur pasteur, ou leur dénomination particulière ; il en résulte l'erreur, la confusion, la division, mais aussi la diffamation, l'intimidation, et la discrimination. Ces choses sont de plus en plus évidentes parmi ceux qui se disent défenseurs d'une prétendue orthodoxie dont le but est la domination de la foi.


Les sens ou la conscience !


Tout en prétendant rester soumises à l'autorité du Christ, de nombreuses personnes, souvent sincères et pieuses, sont en réalité plutôt attentives aux stimulations de leurs consciences ou aux élans spontanés de leur coeur. Certains identifient ces sentiments avec "le témoignage intérieur du Saint-Esprit" comme autorité. En se laissant gouverner par ce "témoignage intérieur" qui n'est, en définitive, que la conscience quelque peu exacerbée, il arrive souvent que leurs activités et leurs enseignements ne soient pas en parfait accord avec les données de l'Écriture. Néanmoins il ne faut pas négliger qu'une conscience soumise à Christ et éclairée par son Saint Esprit ne contredira jamais les Écritures et que l'Esprit est le seul qui puisse nous instruire et qu'il témoigne à notre esprit de la vérité révélée dans son contenu sacré.


La Bible recommande, par ailleurs, "d'éprouver les esprits pour savoir s'ils sont de Dieu" (1 Jean 4:1), et avertit en outre que "telle voie paraît droite à un homme mais son issue est la voie de la mort" (Proverbes 14:12). Soulignons que pour « éprouver un esprit » ce sont les paroles et l'attitude d'une personne que nous éprouvons et non quelques démons imaginaires. Il est vrai que "L'homme ne doit pas avoir confiance dans son propre coeur" (Proverbes 28:26), mais tout chrétien réel a reçu un nouveau coeur, il ne faut pas avoir confiance au coeur charnelle mais au coeur spirituel, et ce coeur ou centre de notre existence comme enfant de Dieu est nul autre que Christ qui habite en nous par son Saint Esprit. Si le témoignage de la conscience correspond avec le témoignage de l'Écriture nous avons de l'assurance d'être dans la vérité, autrement le témoignage de la conscience ne peut être à lui seul une autorité sûre. Aussi il ne faut jamais oublier que nous sommes seul à répondre pour notre foi à Christ, nous n'avons à répondre à personne autre pour notre foi, non pas à un pasteur, ni à une une église, dénomination ou groupes quelconques et nous devons refuser de nous laisser imposer un système de foi ou de croyances qui en proviendrai. Personne n'a l'autorité de dominer sur notre foi, nous pouvons écouter des conseils, mais avec prudence, nous devons demeurer vigilant pour que notre foi individuelle demeure solidement ancrée sur les Écritures. La responsabilité est la nôtre et non celle des autres, elle fait partie du sacerdoce universel de tous les croyants et chacun d'eux marche selon la loi de liberté qui est en Christ.


Tradition de l'Église :


Comme tradition, nous signifions toutes les doctrines enseignées par une Église et tous les rites qu'elle pratique, qui sont étrangers à la Bible. Ces choses peuvent avoir une apparence biblique subtile mais contredisent la grâce souveraine et la liberté que nous avons en Christ. Depuis le premier siècle le corps de la tradition et son autorité s'est considérablement développé, s'accroissant de siècle en siècle de données nouvelles. De nombreuses doctrines n'ayant aucun fondement dans les Écritures ne se justifient que par l'autorité de tradition comme nous voyons surtout au sein du catholicisme et même du protestantisme.


Aussi la tradition est-elle considérée comme une autorité indispensable que l'on place au même niveau que la Bible. L'on constate en pratique que l'autorité de la tradition est plus souvent invoquée que celle de la Bible. C'est ce qui se passait déjà du temps du Christ. Une tradition s'était échafaudée parmi les Juifs qui supplantait en fait les écrits de l'Ancien Testament. L'on se souvient avec quelle sévérité Jésus les condamna, déclarant que par cette promotion de leur tradition, ils abandonnaient le commandement de Dieu : "Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu pour garder votre tradition" (Marc 7:9).


Paul prédit que l'Église s'écarterait de la foi, c'est l'apostasie (2 Thessaloniciens 2:1-12; 1 Timothée 4:1-3). Il mit en garde contre la possibilité qu'un homme s'arroge la place même de Dieu dans l'Église (2 Thessaloniciens 2:3-4). On se demande parfois si la place qu'occupe aujourd'hui la tradition (qu'on appelle l'autorité de l'Église) ne justifie pas pleinement les craintes de l'apôtre Paul. Aussi faut-il comprendre que l'apostasie ne signifie pas « abandonner la foi » comme plusieurs le prétendent, mais plus précisément « renverser la foi », c'est à dire l'inverser subtilement en lui donnant une autre signification que celle que lui attribue les Saintes Écritures. L'exemple la plus frappante est que les Arminiens ou disciples du libre choix inverse la justification par la foi avec la justification par le choix. Parmi ceux-ci on entend souvent dire qu'une personne a le choix de croire, qu'elle doit prendre une décision personnelle et accepter Christ comme son Sauveur. L'emphase est toujours placé sur l'individuel faisant ainsi de la foi une faculté intellectuelle et du salut un salut par les oeuvres.


Ces paroles du Christ et des apôtres doivent servir d'avertissement à tous ceux qui recherchent hors des Écritures la justification de leurs croyances. Car seules les Écritures nous révèlent incontestablement l'autorité de Dieu sous la direction du Saint Esprit, et non des conjectures sur ce que dit l'Écriture. L'intellectualisme est l'idolâtrie la plus subtile qui existe au sein du christianisme moderne et plusieurs sont tombés dans le piège.


Les pasteurs :


Nouvelles vaches sacrées du christianisme moderne, les pasteurs sont élevés comme des autorités sur l'Écriture par la grande majorité des membres de leurs dénominations qui gobent tout ce qu'ils disent sans questions demandées. Ces gens prennent plaisir à glorifier leur érudition sur le commun de leurs membres, et cela souvent en utilisant des techniques de manipulations psychologiques. En regardant attentivement, on voit que la grande majorité des pasteurs sont des faux chrétiens, des gens assoiffé de gloire personnelle, de pouvoir et d'argent. Un vrai pasteur n'enseigne pas pour de l'argent, il travaille comme le commun des fidèles à gagner son pain de tous les jours. Son ministère consiste plutôt à soigner les brebis qui ont le coeur brisé, et non à répandre ses influences. Il ne domine pas sur la foi mais est le serviteur de tous, car il est comme tous et prend place avec tous. Quoiqu'il agisse comme conseiller, il n'a aucune autorité et ne détient aucune place spéciale dans un groupe, ni ne doit-il être favorisé au-dessus du plus pauvre d'entre eux.


Révélations modernes :


On trouve certains mouvements religieux qui sont fondés sur les prétendues révélations de quelques faux docteurs et "prophètes modernes", et leur autorité. citons par exemple, John Nelson Darby, C.I. Scofield, Joseph Smith, Ellen G. White, Hal Lindsey, et toute une gamme de faux prophètes issus des mouvements extatiques comme les Pentecôtistes, les Charismatiques, le Vignoble, etc. Puisque les Écritures contiennent "toute la vérité" révélée dès le premier siècle (Jean 16:13), de nouvelles révélations ne peuvent qu'ajouter à ce qui a été transmis "une fois pour toutes" (Jude 1:3), et viennent par conséquent altérer le message de l'Évangile (2 Jean 1:9-10; Galates 1:8-9). En fait, l'Évangile même a tellement été altéré qu'il n'est presque plus reconnaissable de nos jours. Ce qu'on y prêche est le faux évangile du libre choix et non plus l'Évangile de la Souveraineté de Dieu.



La grande illusion


Comme il fut mentionné au début de ce document « les protestants traditionnels et les sectes dites évangéliques soulignent que seule l'Écriture a autorité en matière de foi, mais déclarent-ils vraiment la vérité sur cela où s'illusionnent-ils simplement dans les prétentions chimériques de leurs conjectures bibliques ? » Malheureusement nous n'avons pas une bonne nouvelle à ce niveau. Après une analyse minutieuse du sujet nous y trouvons que prétention sur prétention, hypocrisie sur hypocrisie. Le fait réel est que malgré les belles paroles de plusieurs églises et dénominations, dans leurs confessions de foi, aucune d'elles ne croit réellement en l'inspiration des Écritures et conséquemment ni à son infaillibilité et ni à son autorité. Les membres de ces groupes ce sont fait dupés royalement par une rhétorique subtile et raffinée qu'ils ont entendus tellement de fois qu'elle est devenu une vérité absolue dans leur conscience égarée. Cette grande illusion dont ils sont victimes consiste à dire qu'ils croient que la Bible est la Parole de Dieu et qu'elle fut inspirée et libre d'erreurs dans les autographes.


Or il y a ici plusieurs problèmes sérieux et même dangereux, car le verbe « être » dans cette phrase soulignée en caractères gras se trouve au passé et non au présent. Simplement dit cette déclaration de foi dit que la Bible fut inspirée mais qu'elle ne l'est plus actuellement. Regardez de nouveau les confessions de foi de vos églises et vous le verrez très bien. Avec un verbe au passé ils vous montent un beau bateau, ils érigent une fausse doctrine sur l'inspiration des Écritures qui contredit carrément ce que la Bible affirme elle-même. Pour justifier cette fausse doctrine de l'inspiration des Écritures ils déclarent que les prophètes et les apôtres furent inspirés pour rédiger le contenu des livres sacrés, que Dieu a soufflé dans leur esprit toutes les paroles qu'ils écrivaient. Cela est ce qu'on appelle un trompe l'oeil digne des plus grands illusionnistes par lequel on renverse l'autorité des Écritures pour la transmettre à des hommes malicieux et hypocrites qui s'érigent en maîtres sur la Parole de Dieu et sur notre foi, et ces hommes sont vos pasteurs, vos dirigeants spirituels qui ont les accréditations de quelques universités ou séminaires. Mais vous direz « ce sont des gens qualifiés » et oui ils le sont, ils sont qualifiés pour vous tromper. « Maudit soit l'homme qui se confie en l'homme... » dit la Parole de Dieu (Jérémie 17:5), et elle ajoute : « Le coeur est rusé et désespérément malin par-dessus toutes choses ; qui le connaîtra ? (Jérémie 17:9).


Mais revenons à nos oignons, comme on dit souvent ici au Québec. Ces séducteurs nous disent que « l'Écriture fut inspirée... » mais la Parole de Dieu dit clairement : « Toute l'Écriture est divinement inspirée... » (2 Timothée 3:16). Remarquez que le verbe « être » est au présent et non au passé. Le mot Grec pour Écriture ici est « GRAPHÉ » et désigne les caractères ou lettres qui forment des mots et des mots qui forment des phrases et des concepts. En plus, le mot inspiré ou THÉOPNEUSTOS en Grec signifie littéralement « souffle ou respire de Dieu ». Nous voyons ainsi que les lettres et les mots de l'Écriture respirent de Dieu, qu'ils sont vivants de l'Esprit et que Dieu habite dans ses paroles. Tout cela nous indique que Dieu habite dans un temple de mots et de préceptes qui sont vivants de sa Sainte Présence et qui donnent la vie à ceux qui en reçoivent la foi (Jean 6:63; Romains 10:17). Il n'y a absolument aucun passage dans toute la Bible qui dit que ce sont les rédacteurs qui sont ou furent inspirés. Le texte est clair et précis pour nous dire que ce sont les Écritures mêmes qui sont inspirées et non les rédacteurs. On ne peut attribuer le terme inspiration aux rédacteurs. Ceci n'est pas pour discréditer les prophètes et les apôtres qui rédigèrent le Texte Sacré, mais nous désirons simplement indiquer que notre temps moderne détient une différente signification du terme inspiration qui ne s'accorde aucunement avec celle qui fut connue des premiers chrétiens, et cela est le piège astucieusement monté par une élite dite chrétienne composée de pasteurs, d'exégètes et de théologiens qui se glorifient dans leur érudition en séduisant le commun du chrétien qui les honore au point de l'idolâtrie même. Tant qu'aux rédacteurs des textes de l'Écriture, la Bible affirme clairement que ceux-ci ont été « poussés par le Saint-Esprit » (2 Pierre 1:19-21) pour accomplir ce travail, ils ont été attirés d'une manière irrésistible et ils ont répondus joyeusement à leur appel.


Puisque le christianisme moderne ne reconnaît pas l'inspiration actuelle de la Bible mais seulement celle d'une Bible fantôme qui n'existe plus, les autographes, il en advient que la Bible que vous avez entre vos mains actuellement n'est plus inspirée ni libre d'erreurs et conséquemment elle ne détient plus aucune autorité sauf dans les prétentions conjecturales qu'ils ont monté pour vous jeter du sable dans les yeux. Il en advient aussi puisque la foi vient des Écritures (Romains 10:17) et que selon eux ces Écritures sont les Autographes qui n'existent plus, que leur foi est une fausse foi, une foi non existante qui a seulement l'apparence de sa réalité intangible. La question qu'il faut se poser maintenant est celle-ci : Allez vous croire à ce que la Bible dit, ou allez vous croire à ce que vos pasteurs ou vos églises vous disent de ce qu'elle dit ?



Conclusion


Dieu a donné au Christ toute autorité dans le ciel et sur la terre. Par le moyen de l'Esprit-Saint, Jésus révéla sa volonté aux apôtres. Ces derniers, par la puissance d'un appel irrésistible, consignèrent par écrit l'autorité du Christ à l'égard de tous les hommes, afin que tous puissent lire, comprendre, obéir et recevoir la vie éternelle selon le plan d'élection de Dieu. Insistons sur le fait que ce ne sont pas tous les hommes qui vont être sauvé, mais que Dieu a choisi d'entre tous genres d'hommes ceux qui sont pour être sauvé depuis avant la fondation du monde, et cela selon sont bon plaisir et non selon quelques capacités qu'il prévoyait en l'homme. Il est Dieu sur tout ou il n'est pas Dieu du tout.


Pour les chrétiens, il ne doit exister d'autre règle de foi que la Bible qui est l'autorité de Jésus-Christ, mais attention car ce ne sont pas toutes les différentes versions de la Bible qui font autorité, mais seules celles qui sont basées sur le Texte Massorétique Hébreu pour l'Ancien Testament et le Texte Reçu Grec pour le Nouveau Testament. Nous trouvons celles-ci dans la Bible Olivétan, la Bible de l'Épée, la Bible de Genève, la Bible Martin, et la Bible Ostervald. Méfiez-vous des versions modernes de la Bible comme la Louis Segond, la Darby, la TOB, ou autres car celles-ci portent un texte dénaturé sur lequel est érigées un grand nombres de fausses doctrines.


À Christ seul soit la Gloire