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Le Gouvernement : Ennemi exécrable du Chrétien

  Jean LeDuc

  

  

  

  


Chapitre 1 : Démocratie ou Démoncratie?


Chapitre 2 : Le Culte de l'Empereur et les élections

TABLE DES MATIÈRES

Chapitre 3 :

Les Jésuites et le Socialisme

 

Chapitre 4 :

Le Christianisme et l'État

 

Chapitre 5 :

Le Chrétien et les Impôts

Chapitre 1

Démocratie ou Démoncratie?


  Nous entendons par "Gouvernement", la forme politique qui régit un État et détient le pouvoir exécutif ou administratif. La forme de pouvoir pratiquée dans l'État moderne qui régit les lois civiles et économiques de la Société se nomme la Démocratie, définit comme: "le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple". Elle est un système politique dans lequel les citoyens sont supposés être égaux devant la loi telle que proclamée dans la Constitution. Ceux-ci sont appelés par toutes sortes d'impressions trompeuses, à désigner par vote lors des élections, les titulaires de l'autorité publique qui ont réussit à les duper le plus. Il nous est dit que la Démocratie, quoique déficiente, soit la meilleure forme de gouvernement qu'on puisse avoir. Considérant le piètre état de notre société, les abus de pouvoir et la corruption des politiciens avides de richesses et de gloires; nous devons regarder la Démocratie comme "un fléau" plutôt qu'un bienfait. Celui qui refuse de voir ceci est vraiment aveugle et sans espérance. Le pouvoir économique des grandes entreprises en vient infailliblement à dominer le pouvoir politique et, malgré les apparences, on est en réalité en face d'une "ploutocratie" où les riches oppriment les pauvres sans relâche.

 

Généralement, "les marginaux" de la société, sont les pauvres; tellement que nous pouvons dire: "si la nécessité est la mère de l'invention, la pauvreté est la mère des marginaux". Qu'il existe différentes catégories de marginaux est incontestable. La société les appelle des criminels, mais la Bible les appelle des pécheurs, comme tous le sont sans exception selon qu'il est écrit: "Il n'y a point de juste, pas même un seul. Nul n'est intelligent; nul ne cherche Dieu. Tous sont égarés, tous sont pervertis; il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul" (Rom.3:10-12). Aujourd'hui dans notre monde dit civilisé et illuminé, notre système de Démocratie a créé une nouvelle distinction de marginaux considérés comme les pires indésirables d'une société: les malheureux réduits à dépendre de l'AIDE-SOCIALE. Dépersonnalisé par les Élites politiques qui exercent l'autorité, ceux-ci sont traité pire que des animaux par les agences du Gouvernement qui en font les esclaves de la société, par les soi-disant "bons citoyens", et honteusement, par ceux qui ont l'audace de se dire Chrétien.

 

On classifie les assistés sociaux injustement et peut être même envieusement, comme des parasites de la société qui délibérément et effrontément vivent au crochet d'autrui; lorsqu'en réalité, ce sont les politiciens qui en sont les parasites et qui ont créés la situation déplorable dans laquelle se trouve les défavorisés. Les assistés-sociaux sont montré du doigt et méprisé par les Élites et ceux de la classe moyenne. L'opinion publique les écrase; ils savent qu'ils sont devenus un objet de dégoût pour leurs semblables. Plusieurs de ces infortunés vivent dans des conditions de vie les plus abjectes, à cause qu'ils sont poussé dans une existence honteuse et dégradante propice aux crimes et aux péchés. Il n'y a aucun doute que dans notre société démocratique, les pauvres sont discriminés et n'ont aucun droit ni aucune protection. En effet, ici même au Canada qui se veut le champion des droits de la personne, les droits des pauvres ne sont même pas enchâssés dans la loi (Journal "Le Droit", Samedi 4 Janvier, 1997).  Ainsi les politiciens ou "poli-ti-chiens", comme dit un artiste québécois, rendent le pauvre responsable de sa situation pour éviter que les gens questionnent les structures sociales et économiques qui font du défavorisé un être non productif. En fait, le plus grand crime de la société n'est pas le meurtre ou le viol, mais la pauvreté. Celui qui a commis un meurtre est mis en prison, souvent seulement pour quelques années, où il est logé, chauffé, nourri, couché, habillé gratuitement. Mais le pauvre a de la difficulté à se loger convenablement, même souvent il est refusé ce droit essentiel à son existence et se retrouve sur la rue. Il se procure sa nourriture de peine et misère et souvent il doit s'en passer. Il porte des vêtements qui sont parfois tellement usé qu'ils tombent en lambeaux. Il est délaissé aux inquiétudes constante d'être sans revenu, tout en étant harcelé par le gouvernement pour payer ses impôts sous peines d'être enlevé ses piètres moyens d'existence. En hiver, plusieurs de ceux qui n'ont pu résister et qui ont été complètement abandonné sont retrouvé mort sur la rue, gelé par le froid.

 

 

 

Le combat de simplement exister dans une société corrompue, déboussolée et spirituellement banqueroute; porte les plus tenaces des marginaux à la rébellion et à la révolution pour survivre. Ceci ne peut être autrement, car le Gouvernement n'est que la structuration systématique de l'injustice de l'homme qui s'est rebellé contre Dieu. Puisque le cœur de l'homme est tortueux par-dessus tout, et désespérément malin (Jer.17:9); il est évident que le Gouvernement récolte ce qu'il sème et que la Démocratie est plutôt une "Démon-cratie", un système où règne les démons d'un État. Le Dictionnaire Grec-Français de J. Planche, nous dit que le mot "Démon" ou "Daimon" signifie: "un esprit qui, suivant les idées des anciens, présidait à la destinée d'un homme, d'une ville, d'un État: le Démon, le Diable";  tant qu'à "cratie", ce terme vient de "Kratos" et signifie: "force, dureté, violence, empire, et domination". Nous ne nous faisons donc plus aucune illusion face au Gouvernement de ténèbres qui domine sur nous et se veut le maître de notre destin.  Nous le reconnaissons comme ennemi de Dieu, antichrétien, et adversaire de la liberté de la Grâce en Christ.

 

Ainsi le marginal de la société qui se converti personnellement à Jésus-Christ, selon l'appel de la Grâce irrésistible, et devient un Chrétien Marginal; est plus apte à reconnaître l'ennemi que le soi-disant bon citoyen de la société. Chaque Chrétien authentique est appelé à combattre spirituellement contre cet ennemi exécrable malicieux:

 

«Revêtez-vous de toute l'armure de Dieu, afin que vous puissiez tenir ferme contre les artifices de l’accusateur. Car ce n'est pas contre la chair et le sang que nous avons à combattre, mais contre les autorités politiques et religieuses, contre les dirigeants pervers, contre les chefs de ce monde de ténèbres, contre les malices spirituelles dans les positions élevées." (Eph.6:11,12).»

 

Ainsi nous dit A.R. Kayayan, (Révolution ou Rédemption): "Il est vrai que le refus du mal comme une fatalité inévitable et la révolte contre les maux qui accablent les hommes et les injustices dont ils sont victimes, peuvent être parfois la seule attitude correcte et courageuse".  "Jusque dans les plus hautes régions de l'échelle sociale se pratiquent les plus honteuses énormités", disait le grand prédicateur C.H. Spurgeon, (Revue "Le Phare", février 1978), qui ajoute: "Des hommes de grand nom, de grande naissance, influents, haut placés, qui appartiennent à ce qu'on appelle les classes supérieures de la société et qui habitent de somptueuses demeures, ont causé la perte de plusieurs malheureuses créatures".  Kayayan continu en nous indiquant des faits indéniables que nous voyons se révéler de plus en plus:  "Un certain nombre de professionnels de la justice, depuis les préposés à l'ordre public, en passant par les avocats médiocres jusqu'à ceux qui occupent les plus hautes fonctions, semblent se serrer les coudes pour créer des conditions favorables au désordre et à l'insécurité".

 

Il est évident aujourd'hui que nos dirigeants politiques sont loin d'être dignes de confiance. En effet, nous apprenons d'avantage qu'il n'y a rien de plus menteur, de plus hypocrites, de plus rapaces, de plus subtils, de plus corrompus que les politiciens élus par un peuple complètement égaré de la vérité.  Rousas John Rushdoony, (Christianity and the State), Théologien Réformé contemporain, en reconnaît la vérité de ceci en affirmant d'une manière très lucide ce que le Calvinisme Marginal supporte fortement à savoir que: "La vie politique est le domaine par excellence du mensonge". Ce qui fait qu'un politicien est nul autre que l'enfant de son père, le Diable, qui est le père du mensonge (Jn.8:44);  et que l'État est un mensonge ainsi que sa fondation démocratique.  Rushdoony affirme solidement que "l'État moderne est antichrétienne dans son origine, sa conception et son administration". Regardant toute cette corruption, on aurait tendance à croire que nos dirigeants cherchent leur plaisir dans le malheur et la misère de ceux qu'ils dirigent. Choses certaines, ils ne dirigent pas le peuple vers le ciel; mais vers le plus profond de l'enfer où leur maître les attend. Selon le Dr. Kurt E. Koch, (Le Jour "X"), nos dirigeants qui, de plus en plus font preuve de Dictateur "ont en commun le souci particulier de passer au moule de leurs idées les peuples qu'ils gouvernent". Mais le Chrétien Marginal refuse de se laisser endormir par ces charlatans, artisans de fables astucieuses qui causent le désordre et l'insécurité. Il tolère le Gouvernement comme un corps mort en décomposition dont la puanteur s'accentue de plus en plus dans les plus hauts échelons de cette charogne politique.

 

Chapitre 2

Le Culte de l'Empereur et les Élections

 

  Dans la ville de Pergame de l'ancien Empire Romain, se pratiquait une des pires abominations connues comme le "culte de l'empereur". La présence des autels ou des sanctuaires dédiés à l'empereur Trajan dans cette ville, nous dit A.R. Kayayan, (Le Dieu Invincible), fit qu'elle obtenue le triste honneur d'être appelée "le Trône de Satan" (Apoc.2:13); tout simplement parce que Pergame devenait le siège du culte politique par excellence. Au Canada cette ville se nomme Ottawa et chaque province a son siège individuel. Dans Pergame on exigeait aux chrétiens d'offrir de l'encens à l'image de l'empereur romain et de déclarer que César était le Seigneur. Ceux qui le firent, par crainte des conséquences, trahirent leur foi en Christ comme seul Seigneur, et furent accepté et respecté comme de bon citoyen. Aujourd'hui la même pratique se continue, mais d'une manière plus subtile et plus raffinée. On demande aux chrétiens de faire la même chose en exigeant d'eux d'offrir leurs votes à celui qu'ils choisissent être leur prochain Souverain. Or le mot "Souverain" signifie la même chose que Seigneur ou Dieu. Ce qui nous indique que la machine électorale est une machine à faire des dieux.

 

Les démons établis en pouvoir par le processus des élections ne sont nul autre que des Tyrans, dont la signification du mot est "celui qui règne sans Dieu". Ceux-ci tirent leur puissance dans la force de l'unité qui produit un contrôle total sur les individuels et fait de l'État un Sauveur (Messie) protecteur et omnipotent dont tout le peuple doit dépendre pour sa survie. Ceci explique pourquoi le Canada est si axé sur le concept de "l'unité"; et que certaines provinces veulent se séparer pour établir leur "Souveraineté" dans le but de se réserver la gloire du pouvoir messianique qu'elles usurpent à Christ.  Ils sont dans une course effrénée pour l’enfer. Ainsi nous dit Rousas John Rushdoony: "Tous les États modernes se disent Souverain; or l'équivalent du mot "Souverain" est "Dieu". Ceci est l'attribut nécessaire d'un gouvernement civil qui est clairement en opposition à la foi biblique. Dans le concept de la foi Humaniste, l'État est le dieu dans lequel nous vivons et avons notre raison d'être. Être subordonné à l'État c'est changer la Souveraineté de Christ pour la souveraineté de l'homme, la prédestination pour la planification, la régénération pour la réhabilitation. L'État a progressivement déstabilisé le Christianisme biblique et a remplacé la liberté de la foi chrétienne par la tolérance religieuse de toutes sortes de croyances. En se déclarant neutre, l'État a en fait établi l'Humanisme comme religion étatiste, substituant ainsi une religion pour une autre. Par ce fait, l'État réclame le droit de gouverner et de contrôler la religion, et de déclarer qu'elle église ou qu'elle religion a le droit d'exister. Comme résultat, dans la majorité des pays aujourd'hui, l'Humanisme est la religion établie de l'État et est progressivement la source du révisionnisme légal.  L'Humanisme devient ainsi la religion des écoles, des collèges, des universités, et de la grande majorité des églises conventionnelles. Le Christianisme biblique est exclu de ces institutions, étant présenté par la politique subversive comme faible et invalide pour la vie moderne. Tout renouvellement de force du Christianisme biblique précipitera un conflit majeur et constituera une menace à l'Établissement Humaniste qui l'écrasera par la force des armes, si l'État le juge nécessaire".

 

Toutes ces choses ressemblent étrangement à ce qui est dit dans "Les Protocoles des Sages de Sion", œuvre diabolique conçue par les "Illuminatis", société secrète et occulte fondée par les Jésuites, qui exerce une influence considérable sur nos Gouvernements:


  "Nous voulons organiser un Gouvernement central et fort, de façon à prendre entre nos mains toutes les forces sociales. Notre règne se développera en un despotisme si puissant qu'il pourra à tout moment et en tout lieu écraser les mécontents et les récalcitrants. Tous les rouages du mécanisme de l'État sont mus par une force qui est entre nos mains, à savoir l'or. Nous opprimerons tellement les Chrétiens qu'ils seront contraints de nous demander de les gouverner internationalement. Dès que nous aurons atteint une telle position, nous pourrons aussitôt absorber toutes les puissances gouvernementales du monde entier et former un super-gouvernement universel...  Tous les grands problèmes qui ont bouleversé l'humanité... furent lancés à notre instigation pour servir un plan politique que nul n'aura saisi durant tant de siècles. Quand nous serons les maîtres de la Terre, nous ne tolérerons aucune religion que la nôtre...  Nous avons mis la main sur la juridiction, sur les manœuvres électorales, sur la direction de la Presse, sur le développement de la liberté individuelle, et, ce qui est plus important encore, sur l'instruction et l'éducation, principal appui de l'existence libre...  Pour prendre l'opinion publique en mains, il faut la rendre perplexe en exprimant tant d'opinions contradictoires que les Chrétiens finiront par se perdre dans leurs labyrinthes... L'aristocratie des Chrétiens, en tant que force politique, a disparu; mais comme propriétaire de biens territoriaux elle peut nous nuire.  Il nous faut donc absolument la déposséder; le meilleur moyen est d'augmenter les impôts sur la propriété foncière... Pour ruiner l'industrie des Chrétiens, nous développerons le goût du luxe, nous ferons monter les salaires tout en sapant adroitement et profondément les sources de productions. Nous masquerons nos vrais dessins d'un désir de propager les grands principes économiques que nous enseignons aujourd'hui... Nous détruirons l'importance de la famille chrétienne; nous ferons du peuple une force si aveugle qu'il ne sera nulle part en état de se mouvoir sans être guidé... Il est indispensable pour nous de détruire le fondement de la foi, d'arracher de l'esprit des peuples le principe de Dieu et de l'esprit... Nous dominons par la force de la volonté, car nous avons entre nos mains les fragments d'une puissance supérieure que nous avons vaincue. Et les armes que nous avons sont: l'ambition sans borne, un désir consumant, la vengeance sans pitié, la haine et la malice... Le roi des Juifs sera le Pape de l'Univers, le Patriarche de l'Église Internationale..."

 

Nous ne faisons que commencer à voir aujourd'hui la pertinence de ce texte abominable qui fut traduit en l'an 1925 et remit par après entre les mains d'Hitler sous prétention de représenter une conspiration Juive.

 

Chapitre 3

Les Jésuites et le Socialisme

 

  Les Jésuites, fondés par Ignace de Loyola en 1534, sont les maîtres de la déception et de la corruption. Loyola communiquait avec les démons qui éclairaient son esprit sous le contrôle de Satan pour former la branche la plus importante de l'ordre des Jésuites, "les Illuminatis". Le Dr Alberto R. Rivera, (The Force), ancien Jésuite, nous dit que Loyola savait par l'influence des démons que les Illuminatis viendraient éventuellement à contrôler l'économie du monde entier, les puissances militaires, l'occultisme et les religions; amenant l'humanité entière à ses genoux au service du Pape, l’Antichrist. Il n'est pas difficile à concevoir que le mot "Illuminatis" est le même que "Illuminé", dont la définition est de "répandre la lumière qui éclaire l'entendement". De ce fait, il est relié au mot "serpent" qui en Hébreu est "nachash" et dont la signification est "le Brillant", celui qui donne la lumière de la connaissance du bien et du mal; c'est à dire "Satan", l'esprit qui s'oppose à la lumière de Dieu et s'attaque de plein gré à sa Souveraineté. Ce même mot est relié à «Lucifer», titre de Nemrod, souverain de l’ancien empire babylonien.

 

La Parole de Dieu nous indique que Caïn est celui qui forma le premier Gouvernement Civil en construisant la première Cité ou Ville:


  "Alors Caïn renonça à la présence de l'Éternel, et établit le monde déréglé, hostile à l'édification gracieuse. Puis Caïn connut sa femme, qui conçut et enfanta Hénoc; et il bâtit une ville, et appela la ville Hénoc, du nom de son fils" (Gen.4:16,17).


Ce qui est intéressant ici est que le mot "ville" qui en Hébreu est "Ayar" signifie "un gardien illuminé", un "surveillant ou protecteur exalté"; et que le mot "Hénoc" signifie "instruction ou initiation". Caïn, qui selon l'Écriture fut le premier meurtrier et le père du mensonge (Jn.8:44), devint le maître de ceux qui sont hostile à la Grâce par l'illumination d'instructions subversives qui renversent la Souveraineté de Dieu. Ainsi nous dit Rousas John Rushdoony, (Revolt against Maturity): "La Cité de Caïn, tout comme la Cité moderne, fut conçue pour défier Dieu et le garder à l'extérieur".

 

Par un Gouvernement qui maintient Dieu à l'extérieur de ses fonctions, l'homme devient son propre dieu et valorise le concept de la Démocratie qui dit "l'homme est la mesure de toute chose"; et le "Vox Populi, Vox Dei", "la voix du peuple est la voix de dieu" est sans équivoque dans un système de loi civile qui se veut l'autorité suprême. Rushdoony nous dit, (Law & Liberty), qu'il existe un dieu derrière chaque système de loi: "Pour trouver le dieu d'un système, il faut localiser la source de la loi dans ce système. Si la source est l'individuel, donc l'individuel est le dieu de ce système. Si la source est le peuple, un président ou un premier-ministre, donc ceux-ci sont les dieux de ce système. Si la Cour Suprême est la source de notre loi, donc la Cour Suprême est notre dieu. S'il n'existe aucune loi au-dessus de l'homme, alors l'homme est son propre dieu; ou bien les institutions qu'il a créées deviennent ses dieux. Lorsque vous choisissez votre autorité, vous choisissez votre dieu... Notre loi n'est point chrétienne, mais humaniste et démocratique. Son but est d'établir la volonté de l'homme démocratique comme l'autorité ultime. Notre système de loi est anti-chrétien et hostile à la Souveraineté de Dieu. Ceux qui rédigent nos lois disent en effet: "Faisons Dieu à notre image, selon notre ressemblance"... Les politiciens de notre monde se sont séparé eux-mêmes du Christianisme authentique, parce qu'ils ne reconnaissent aucun besoin pour le seul vrai Dieu manifesté dans la chair, à savoir Jésus-Christ, le Roi Suprême de l'Univers. Ceci tout simplement parce que les politiciens planifient de devenir les nouveaux dieux d'un ordre nouveau. Ils veulent abolir le péché et la culpabilité, la maladie et même la mort; et se créer un nouveau paradis sur la terre ou sur une autre planète.  La nouvelle politique est une politique de contrôle total; elle hait Dieu parce qu'Il est un obstacle à son pouvoir. Dieu est donc l'ennemi qui doit être détruit pour que l'homme devienne son propre dieu".

 

Il est évident que lorsque nous parlons de loi, nous parlons aussi de justice. Ne nous y trompons point, la loi de l'homme n'est point la Loi de Dieu; et la justice de l'homme n'est point la justice de Dieu. En effet, la loi de l'homme est une perversion et sa justice n'est que du vol licencié; car sans Dieu il n'y a aucune loi, et sans Christ il n'y a aucune justice. Même Augustin avait dit: "Il n'y a aucune différence entre une nation sans justice et une bande de voleur"; ce qui caractérise très bien nos poli-ti-chiens modernes, cette race répugnante de vampires qui se nourrissent des faiblesses de la nature humaine et qui occupent inutilement la terre des vivants. Mais gloire soit rendue à Christ qui leur réserve les souffrances les plus atroces du feu éternel. Rushdoony nous dit sur ce système d'escrocs: "Sans la justice de Christ, la loi devient une forme d'escroquerie et un instrument d'extorsion et d'oppression dans les mains de ceux qui la contrôlent. La seule différence entre un syndicat criminel et l'État moderne est que la majorité du peuple d'une nation approuve le Gouvernement tandis que la Mafia est minoritaire".

 

Il faut dire que le peuple a de plus en plus de difficulté à faire la différence entre les deux; car à vrai dire, il en n’existe aucune. Mais ainsi est exprimé la volonté du peuple dans sa majorité démocratique qui maintient une loi humaniste qui ne reconnaît aucun bien ni aucun mal absolu. Ainsi nous dit Rushdoony: "A cause que l'humanisme n'a aucun bien ni aucun mal suprême, sa loi est une loi démocratique; c'est à dire qu'elle exprime simplement la volonté du peuple. Mais la volonté de l'homme, qu'elle soit individuelle ou collective, est selon la Parole de Dieu une volonté pécheresse. L'homme pécheur n'est pas intéressé dans la justice; il est intéressé à lui-même, à se procurer de plus en plus ce qui a de mieux pour lui. Lorsque la volonté de l'homme pécheur est la seule source de la loi, comme elle l'est pour l'humanisme, alors la loi devient du vol légalisé; ce qui est la définition la plus simple du socialisme. Avec le socialisme, c'est à dire "le vol licencié", l'appétit de voler ne fait qu'augmenter. Comme résultat, les politiciens trouvent que dérober plutôt que travailler est le chemin du progrès, et ainsi le vol devient de plus en plus nécessaire à un État socialiste de voleur. Vivre par le vol licencié leur est profitable et ils s'y acharnent de plus en plus. Quoique le socialisme se dise l'État du travailleur, il est en réalité un État de voleur où les voleurs licenciés, politiciens et industrialises, vivent des travailleurs et insistent que ceux-ci les remercient pour ce nouveau paradis. Nul part les travailleurs sont plus oppressés que sous le socialisme qui leur demande constamment de louer et remercier les voleurs qui vivent à leur dépend".

 

Toutes ces choses nous indiquent que les administrateurs de la justice démocratique, qui n'est qu'une supercherie renforcée par leur Gestapo policière, sont coupables d'avoir brisé la Loi de Dieu sur tous les comptes; car ils sont sans exceptions. Le jour viendra où ils devront répondre devant Dieu à des charges de trahison, de subversion, d'extorsion, d'oppression, de diffamation, de corruption, de perversion, de manipulation; et cela n'est que le commencement lorsque nous considérons que nos Gouvernements sont impliqués dans le marché de la guerre, des armes, l'espionnage, le trafic de la drogue, les assassinats dissimulés, et une gamme d'autres crimes trop odieux pour mentionner. C'est en effet parmi les Élites de la société et sa force policière que nous trouvons les pires criminels, et non point dans les ghettos où nous trouvons les forces de l'opposition. Il n'est donc pas difficile à voir que nos gouvernements sont infiltrés par les Illuminatis qui mettent en marche les principes odieux des Protocoles des Sages de Sion.

 

Chapitre 4

Le Christianisme et l'État


  Il est grand temps de réaliser que nos Gouvernements sont des faux Gouvernements. Ainsi nous dit R.S. Rushdoony: "Le mot "Gouvernement" a changé radicalement de signification. Originalement ce mot ne s'appliquait point à l'État mais au Chrétien comme individuel qui devait se gouverner lui-même".  Rushdoony a parfaitement raison, car la Parole de Dieu nous indique dans le Nouveau Testament que l'utilisation primaire du mot "Gouvernement" est en Grec "KURIOTES". Ce terme est employé quatre fois dans tout le N.T. et signifie: "Maîtrise, contrôle et domination"; dans le sens de se "discipliner" en se soumettant à Christ. Ceci est encore plus évident, lorsque nous considérons que le mot "KURIOTES" vient de "KURIOS" qui signifie "le Maître" et se traduit "Seigneur": "Vous m'appelez Maître et Seigneur, et vous dites vrai; car JE SUIS" (Jean 13: 13); "Si par l'offense d'un seul la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l'abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par Jésus-Christ lui seul" (Rom.5:17); "Car il faut qu'il règne jusqu'à ce qu'il ait mis tous ses ennemis sous ses pieds" (l Cor.15:25).

 

R.S. Rushdoony continu en nous disant: "Tragiquement, aujourd'hui, le mot "Gouvernement" signifie par subversion l'État, le gouvernement fédéral, ou différentes formes de gouvernement civil. Ce qui est encore plus tragique est que le gouvernement civil se proclame être le seul gouvernement qui règne sur l'homme. Il se réclame la juridiction sur nos associations privées, notre travail et nos entreprises, nos écoles et nos églises, nos familles et nous-mêmes. Le mot "Gouvernement" ne signifie plus essentiellement "la disciple ou maîtrise de soi", mais l'État qui nous gouverne. Cette nouvelle définition est l'essence du totalitarisme. Ceci est dû au fait que nous sommes devenus la cible d'activités subversives introduites par des agents ennemis habiles qui ont infiltré tous les domaines de la vie, et à cause de notre délinquance spirituelle qui fait de nous des proies faciles. La grande majorité du peuple n'a aucune foi en Christ comme étant le seul Sauveur et s'attend que le Gouvernement Civil devienne son sauveur. Les citoyens ne veulent pas la responsabilité de se discipliner eux-mêmes par la Parole de Dieu et s'en remettent aux politiciens pour régner sur eux. Plutôt que de reconnaître Jésus-Christ comme Roi et Gouverneur, ils choisissent d'élire des politiciens qui leurs promettent une sécurité illusoire et mortelle. C'est à cause que nous refusons de nous gouverner individuellement par la Grâce de Dieu en Jésus-Christ que nous sommes gouverné par l'État; car les hommes vont soit être gouverné par Dieu ou ils vont être gouverné par des Tyrans. Le Gouvernement Suprême de l'Univers et de l'être humain est le Gouvernement de Jésus-Christ. Chaque personne, famille, institution et État qui est en rébellion contre ce Gouvernement, ou qui ne fait aucun cas de la Loi de Dieu, de sa Parole Vivante, ou du message de sa Grâce unique; est en rébellion contre sa propre santé et sa propre existence. Le Gouvernement de Jésus-Christ est la seule fondation de la liberté et de la maîtrise de soi. Sans cette fondation notre destin est la tyrannie et l'esclavage".

 

Le Christianisme Conventionnel prétend que l'existence de l'État est voulue de Dieu pour que l'ordre et la paix règnent dans le monde; que les magistrats tiennent leur pouvoir de Lui et que nous leurs devons respect et obéissance, sauf dans le domaine spirituel. Puisque l'État est entièrement corrompu, une telle affirmation revient à dire que le péché est voulu de Dieu et que nous devons respecter et obéir au mal. Ceci est absurde. Cette position reflète la mentalité de l'empereur Constantin (325) qui se réservait la direction temporelle de l'Empire Romain, laissant l'administration spirituelle aux évêques de l'Église Catholique. D'ailleurs, la Parole de Dieu nous indique clairement "de ne pas aimer le monde, ni les choses qui sont dans le monde, et que le monde entier est sous la puissance du malin" (1 Jn.2:15,16; 5:19).

 

Il est vrai que la Parole de Dieu nous indique dans Rom.13:1-7, que les autorités supérieures viennent de Dieu; qu'elles sont instituées de Dieu, et que les magistrats sont ses serviteurs pour administrer sa justice. Or, en regardant attentivement ces passages dans une version littérale, nous verrons beaucoup plus clair sur ce sujet:

 

1 ¶ Que toute personne d'autorités élevées soit soumise à Christ; car il n'y a d'autorité sauf en Dieu seul; et les autorités subsistent seulement si elles sont établies en Dieu.

2 C'est pourquoi, celles qui s'opposent à l'autorité de Christ, s'opposent à l'ordre que Dieu a établi; or celles qui s'y opposent, attireront la condamnation sur eux-mêmes.

3 Car les dirigeants de la loi n'ont pas à craindre les résultats salutaires de leur soumission; mais seulement les déshonnêtes. Veux-tu donc ne point craindre les puissances de Dieu? Fais le bien, et tu en seras loué.

4 Car Dieu est ministre pour ton bien, si tu fais le mal, crains, car il ne porte point l'Épée en vain; parce que Dieu est ministre pour faire justice en punissant celui qui fait le mal.

5 C'est pourquoi il est nécessaire d'être soumis, non seulement à cause du châtiment, mais aussi à cause de la conscience.

6 C'est aussi pour cela que vous portez cette charge, parce que les ministres de Dieu s'appliquent continuellement à cela.

7 ¶ Rendez donc à tous ce qui leur est dû: la charge, à qui vous devez la charge; les droits, à qui les droits; la crainte, à qui la crainte; l'honneur, à qui l'honneur.

 

Cette traduction nous indique clairement que nos Gouvernements doivent être soumis à Christ qui est l’autorité la plus élevé. Or, il est évident qu’ils ne le sont point, et chose certaines, nos Gouvernements modernes et leurs ministres détiennent leur autorité et leur puissance de Satan et non de Dieu; quoique le Seigneur Jésus maintient sa Souveraineté sur tout ce qui existe, jusqu'à ce qu'Il ait détruit toute domination, toute autorité et toute puissance (1 Cor.15:24).

 

L'apôtre Pierre reprend le même enseignements dans 1 Pi.2:13-14.  Dans ces passages, les traductions stéréotypées de la Bible nous donnent l'impression qu'il faut être "soumis à toute autorité établie parmi les hommes, à cause du Seigneur"; ou comme dit une autre version, "Soyez donc soumis à tout établissement humain, pour l'amour de Dieu".  Mais une telle traduction contredit l'enseignement de Jésus qui dit:  "Nul ne peut servir deux maîtres: car, ou il haïra l'un, et aimera l'autre; ou il s'attachera à l'un, et méprisera l'autre" (Mat.6:24).  Il faut donc se référer au Texte Original Grec qui se traduirait ainsi:

 

«Que tous, parmi les hommes, soit soumis aux ordonnances du Seigneur; que ce soit le roi, comme directeur» (1 Pierre 2: 13).

 

L'enseignement de Pierre comme celui de Paul, demeure toujours dans le contexte de l'obéissance au Seigneur et non des hommes. Ceci est confirmé d'avantage par Pierre lui-même qui avait dit auparavant au début de son ministère: "Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes" (Ac.5:29). Il se référait dans cette déclaration au roi David qui avait écrit dans les Psaumes:

 

"Mieux vaut se confier en l'Éternel, que de se confier en l'homme. Mieux vaut se confier en l'Éternel, que de se reposer sur les principaux d'entre les peuples" (Psm.118: 8, 9).

 

Comme roi et chef de la nation d'Israël, responsable d'administrer la justice de Dieu, David affirme lui-même qu'il ne faut jamais se confier en l'homme, principalement aux dirigeants des nations. La Parole infaillible de Dieu exige de nous la soumission à cette vérité irréfutable, puisqu'à travers les siècles, le cœur de l'homme demeure toujours "rusé et désespérément malin par-dessus toutes choses" (Jer.17:9). L'illusion de respectabilité projetée par nos politiciens qui sollicitent notre confiance et se disent en mesure d'administrer la justice, n'est que du sable dans les yeux du peuple, et est en pleine contradiction avec la Parole de Dieu qui proclame une malédiction contre tous ceux qui veulent absolument se confier à leur direction: "Maudit soit l'homme qui se confie dans l'homme, qui prend la chair pour son appui, et qui détourne son cœur de l'Éternel" (Jer.17:5).  En ceci, la direction politique est sous le même jugement que la direction religieuse; et le Seigneur Jésus nous avise fortement de nous en séparer, de ne pas les suivre dans la fosse qu'ils tombent: "Toute plante que mon Père céleste n'a pas plantée, sera déracinée. Laissez-les; ce sont des aveugles, conducteurs d'aveugles: si un aveugle conduit un autre aveugle, ils tomberont tous deux dans la fosse" (Mat.15:13,14).

 

Malheureusement, le Christianisme Conventionnel, dans sa Théologie de l'État, a prostitué sa foi au Gouvernements crapuleux de notre société "démoncratique". Je cite à l'appui de ceci, Robert Haldane, qui, dans son "Exposé de l'Épître aux Romains", représente la position du Christianisme Conventionnel sur "Rom.13:1-7; Tite 3:1; et 1 Pi.2:13,14. Selon Robert Haldane, ces textes demandent notre entière soumission au Gouvernement Civil qui devient l'autorité suprême au même niveau que Dieu, tout simplement parce que, selon lui, le Gouvernement est ordonné de Dieu et lui résister c'est résister à Dieu; je traduis:

 

"Alors, résister au gouvernement, c'est résister à Dieu; puisque le gouvernement est ordonné de Dieu... Le peuple de Dieu doit considérer que la résistance au gouvernement civil est un crime affreux, puisque c'est comme résister à Dieu Lui-même".

 

Cette hérésie constantinienne de la part du Christianisme Conventionnel a contribuée à déifier l'État et donner forme au Humanisme. Jean Lasserre nous fait remarquer dans son livre "La Guerre et l'Évangile" que: "La Théologie Protestante a tellement idéalisée l'État, au point de nous faire croire que l'État est digne de confiance et d'obéissance aveugle, du temps qu'il ne se mêle pas des questions religieuses. L'hérésie constantinienne est apparente dans cet optimisme concernant l'État, dans cet entêtement de refuser de le voir autrement qu'un protecteur bénéfique de l'ordre, dans cet empressement à l'idéaliser et même le déifier. Lorsque les Théologiens affirment que "l'État établi l'ordre dans la société", ils passent sous silence le fait que cet ordre est toujours un "désordre organisé".  Il y a même de la vérité dans la théorie qui dit:  l'État est un instrument d'oppression pour nous exploiter".

 

Il nous faut réaliser aussi que les textes bibliques utilisés par le Christianisme Conventionnel pour développer sa Théologie de l'État, furent rédigé par les apôtre Paul et Pierre du temps que régnait un des pire gouvernement qui a existé sur la face de la terre; et que le sang des apôtres et de plusieurs Chrétiens fut versé sous l'autorité de cet État diabolique.

 

Il est vrai que le Chrétien Marginal ne peut se dissocier de la société dans laquelle il vit et qu'il doit contribuer à son bien-être. Mais ceci ne signifie pas qu'il doit se soumettre à l'autorité de son gouvernement; car son devoir est d'y résister, non par la force des armes, mais par la douceur, l'amour et la vérité. Son message est un appel à la séparation par la foi en Christ, et non un appel à l'unification par la confiance en un gouvernement qui est son ennemi exécrable. Sa mission est d'arracher d'entre les mains de l'ennemi ceux qui sont captifs et les amener à la glorieuse liberté des enfants de Dieu. Son devoir envers l'État est nul autre que celui qui lui est indiqué dans la Parole de Dieu: "J'exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâce, pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté.  Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, qui veut que tous genres d'hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité" (l Tim.2:1-4).

 

Ainsi le Chrétien Marginal doit veiller pour ne pas s'associer à aucun mouvement politique; puisque le seul gouvernement idéal serait celui qui aurait la Bible comme Constitution, le Décalogue ou Dix Commandements comme Loi, la Grâce comme justice, et le Christianisme Marginal comme seule Religion étatique. Mais nous ne nous faisons aucune illusion, car notre Royaume n'est point de ce monde (Jn.18:36). Ceux qui veulent un royaume terrestre seront privés du Royaume Céleste.

 

"Ne portez pas un même joug avec les infidèles; car quelle participation y a t'il de la justice avec l'iniquité? et quelle communication y a-t-il de la Lumière avec les ténèbres? Et quel accord y a t'il de Christ avec la déchéance? ou quelle part a le fidèle avec l'infidèle? Et quelle convenance y a-t-il du temple de Dieu avec les idoles? Car vous êtes le Temple du Dieu vivant, selon ce que Dieu a dit: J'habiterai au milieu d'eux, et j'y marcherai; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C'est pourquoi sortez du milieu d'eux, et séparez-vous en, dit le Seigneur; et ne touchez à aucune chose souillée, et je vous recevrai; et je vous serai pour Père, et vous me serez pour fils et pour filles, dit le Seigneur TOUT-PUISSANT" (2 Cor.6:14-18).

 

Chapitre 5

Le Chrétien et les Impôts


  Le sujet le plus sensible que nous pouvons toucher, concernant l'État, est celui des impôts; car sans richesses, notre gouvernement matérialiste ne peut exister. Dans le Panthéon des dieux étatiques de notre société démoncratique, Mammon tient une place privilégiée à coté de Mars et de Bacchus. Le sacrifice prédominant que l'État lui fait, sont les vies d'hommes, de femmes et d'enfants, que le gouvernement dérobe continuellement en imposant taxe sur taxe, sous prétexte que c'est pour le bien de la nation. Ce vol licencié par lequel on est arraché nos biens est supporté par le Christianisme Conventionnel d'après son interprétation de Mat.22:21:

 

"Rendez donc à César les choses qui sont à César, et à Dieu celles qui sont à Dieu".

 

Il faut remarquer, que dans le contexte de ce passage, la question de "payer les impôts", est un piège dressé à Jésus de la part des "légalistes" de ce temps; c'est à dire les Pharisiens, les gens respectables de la société en charge d'administrer la Loi. Jésus s'en est sorti admirablement, au point qu'ils en furent tous étonnés; mais le Christianisme Conventionnel est tombé dans le filet par son étroitesse d'esprit, et son désir de plaire aux hommes plutôt qu'à Dieu. Jésus fait du point crucial de cette discussion, non pas les impôts, mais "l'image et l'inscription" (Mat.22:20) contenue sur la pièce de monnaie. Jean Lasserre nous fait remarquer que l'image fut celle de l'empereur Tibère qui succéda à Auguste César; et que l'inscription fut: "Tiberius César, fils du divin Auguste, Suprême Pontife". L'inscription fut blasphématoire, car elle proclamait qu'Auguste César fut Dieu et Tibère fils de Dieu. Nous savons d'ailleurs d'après Alexandre Hislop, (Les Deux Babylones), que le titre de Souverain Pontife, qui appartient à Dieu seul, fut transmis par l'empereur Gratien au Pape de Rome, Damase I, qui devint le chef des mystères Babyloniens. Depuis, la papauté ne fait que reprendre la succession des Césars; et l'Église Catholique Romaine devint la nouvelle Rome, c'est à dire, la Babylone Mystérieuse de l'Apocalypse (Apoc.17:5).

 

Selon Lasserre, ce qui a déconcerté ces malins, est que Jésus reconnaissait le droit à César à cette pièce de monnaie, mais non de demander des impôts. Quoique cette réponse soit ingénieuse, l'explication est beaucoup plus profonde. Puisque la pièce de monnaie appartient à César, il convient de la lui rendre s'il la demande; mais l'honneur qu'elle décrit dans son inscription doit être rendu à Dieu et non à un homme. La Souveraineté de Dieu est en jeux dans ce débat, et non les impôts; puisque d'ailleurs tout appartient à Dieu et rien à César, sauf son orgueil et son égoïsme: "L'argent est à moi, et l'or est à moi, dit l'Éternel des armées" (Aggée 2:8). Jésus n'avait pas l'intention de mettre le droit de César et le droit de Dieu au même niveau. Rien n'était plus loin de sa pensée, nous dit Lasserre, que d'établir un principe qui validerait l'existence de deux royaumes; un politique et l'autre spirituel.

 

Jésus est loin ici d'établir la base d'une organisation fiscale à laquelle les Chrétiens doivent payer les impôts requis par leur gouvernement spoliateur. D'ailleurs, Jésus nous dit Lui-même que les enfants de Dieu sont exempts de payer des impôts (Mat.17:24-27). Toutefois, pour ne pas scandaliser le monde par notre liberté, nous devons payer le tribut à qui le tribut est dû (Rom.13:7) en pleine connaissance que nous sommes dérobés par une puissance qui n'a aucun droit sur nous, et qui exagère les besoins de la société pour s'enrichir d'avantage.

 

Un Gouvernement qui vole son peuple, surtout les enfants de Dieu, ne mérite aucune considération et sera jugé par le Roi des rois à qui est la vengeance. Sachant que toute action a une réaction, il n'est pas étonnant de voir le Gouvernement se faire dérober par plusieurs de ses propres citoyens. La logique ici est qu'on ne peut voler un voleur, tout ce qu'on lui reprend n'est que du butin de guerre auquel il n'avait aucun droit premièrement. Il récolte ainsi ce qu’il a semé. Ainsi le Gouvernement est destiné à perdre tout ce qu'il a au jour du jugement lorsque le Seigneur lui reprendra son existence même. Pour le chrétien authentique, Christ est Roi et Souverain à qui appartient toute la terre et les cieux; et ses élus en sont les ministres officiels qui héritent de Lui tout ce qu'il possède et qui leur fut dérobé par les gouvernements crapuleux de ce monde de ténèbres. Le jour de vengeance de notre Dieu est proche, car Dieu est aussi un feu dévorant, et dans ce feu se trouveront nos gouvernements et les entreprises qui nous exploitent. Là ils subiront les peines d’un châtiment éternel, et les justes se réjouiront dans la gloire éternelle.

A Christ seul soit la gloire !