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La Bible Authentique
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La Bible Authentique: Quelle Version?


Par Jean Leduc

O-logos.com

  

 

 Chapitre 1

La Confusion des Versions: Quelle Bible ?




  La Bible seule est l'autorité suprême sur toute question de foi et de pratique.  Ceci est reconnu par toutes les Églises Protestantes, Évangéliques, Dissidentes et Marginales.  Mais de quelle Bible s'agit-il ?  Rien de plus triste en effet, que d'entrer dans une assemblée et voir qu'on y utilise deux ou trois différentes versions de la Bible.  On a beau porter attention à la prédication, mais il devient souvent pénible si non impossible de suivre le prédicateur avec des Bibles dont le texte ne se ressemble point. Pourtant, aucune Église ne cherche à rectifier la situation.  On ne trouve nul part dans leurs Chartes Doctrinales ou leurs Confessions de Foi, de stipulations précises sur quelle Bible est authentique, ou quelle est la plus fidèle.  Cette situation déplorable renverse l'autorité de la Bible pour la remettre entre les mains des érudits comme les Théologiens, les Pasteurs, ou les savants de la Critique Textuelle.


 Lorsqu'un chrétien compare sa Bible avec une autre et y voit certaines différences, il demandera à son pasteur la raison de ceci.  Celui-ci lui racontera le conte de fées populaire, conçue pour endormir les indolents:  "Ces mots ou versets ne sont pas contenu dans les meilleurs et plus anciens manuscrits. Les variantes entre les différentes versions sont insignifiantes et n'affectent aucune doctrine essentielles".  Ceci est la pratique courante parmi les adhérents du modernisme.  Par de telles déclarations, un pasteur se fait l'autorité finale sur la Parole de Dieu, s'élevant au-dessus du commun des fidèles en valorisant son érudition académique.  Mais ce qui est plus important, est qu'il fait de Dieu un menteur et un incompétent qui est incapable de préserver intégralement sa Parole, et qui doit se plier aux caprices de gens intellectuels bornés qui s'érigent en maître sur elle.  Pour maintenir leur autorité, les adeptes du modernisme doivent semer l'indifférence face à la multitude de versions qui existent.  Je cite à l'appui un article du pasteur Jean Flahaut, contenu dans un périodique de "l'Association des Églises Baptistes Évangéliques au Canada" (Le Phare, Mars 1976); et qui s'intitule: "Toutes les Bibles sont-elles bonnes ?":


 "J'ai déjà eu l'occasion de démontrer l'importance de la Bible.  Mais que dire des différentes traductions de la Bible ?  En effet, quand vous regardez la première page d'une Bible, vous trouverez cette inscription:  traduction d'après le texte hébreu (Ancien Testament) et d'après le texte grec (Nouveau Testament).  Il faut d'abord reconnaître que la plupart des traductions françaises sont assez bonnes malgré que souvent il est difficile de rendre les pensées abstraites.  Mais allez-vous me dire, y a-t-il une traduction qui est plus recommandable ?  Les traductions protestantes étaient considérées par le R.P. St. Pierre en 1962 comme "imparfaites, trompeuses, dangereuses, etc".  Aujourd'hui la plupart des théologiens catholiques acceptent qu'elles sont aussi bonnes que les catholiques.  En français, il y a beaucoup de traductions.  Les évangéliques utilisent généralement la traduction de Louis Segond.  Chez les catholiques de langues françaises nous trouvons la Bible de Jérusalem, celle du Cardinal Liénart, celle des Moines de Maredsous, celle du Chanoine Crampon et bien d'autres.  Enfin il y a aussi la T.O.B. ou bible oecuménique.  La Bible de Louis Segond est nettement la plus avantageuse.  C'est celle qui se vend le meilleur marché, enfin elle a un système de références qui est très utile quand une personne veut faire une étude approfondie.  Si vous tenez absolument à acheter une traduction catholique, celle du Chanoine Crampon demeure nettement la meilleure pour la qualité que pour le prix.  Par contre, j'ai certaines réserves à faire pour plusieurs traductions comme la Bible de Jérusalem, celle du Cardinal Liénart et surtout la T.O.B...  En conclusion, si vous le pouvez, procurez-vous une Bible Segond ou Crampon.  Mais de toute façon, lisez la Bible car elle seule vous montrera le moyen d'être sûr de votre salut (1 Jean 5: 13)".


 L'instabilité du choix d'une Bible dans cet article représente très bien "la tiédeur de l'Église de Laodicée":  "Ainsi, parce que tu es tiède, ni froid, ni bouillant, je te vomirai de ma bouche" (Apoc. 3: 16).  Certains éléments essentiels sont à remarquer dans cet article.  Premièrement, il ne spécifie point quel sont les Textes Originaux Hébreu et Grec.  Deuxièmement, le choix d'une Bible est basé sur la traduction de son texte et non sur son intégrité et son intégralité.  Or un texte fautif peut avoir une très bonne traduction dans un langage courant et fluent, mais il demeure quand même faux et porte à l'erreur.  Une mensonge enveloppé de satin et de velours demeure un mensonge.  Troisièmement, cet article conduit à une association entre fidèles et infidèles, entre chrétiens et catholiques, ce qui est condamné par la Parole de Dieu:  "Ne vous mettez pas sous un même joug avec les infidèles; car qu'y a-t-il de commun entre la justice et l'iniquité ?  et quelle union y a-t-il entre la lumière et les ténèbres ?...  Et quel rapport entre le temple de Dieu et les idoles" (2 Cor. 6: 14-16).  Quatrièmement, les Bibles Martin et Ostervald ne sont même pas mentionné dans cet article.  Mais ceci n'est pas surprenant, car le modernisme libéral n'a aucune considération pour la Bible des Réformateurs français, des Huguenots, et des chrétiens fidèles de nos jours; car son texte intègre et intégral s'oppose à celui des Bibles modernes comme celles de Segond et Crampon.


 Un article intéressant parût dans le journal "Le Droit", le 24 Février, 1990:  "La Bible, best-seller incontesté au palmarès de la littérature mondiale, est traduite à ce jour, en partie ou dans sa totalité, en 1,928 langues, 21 traductions étant venues s'ajouter aux précédentes en 1989, selon un rapport récemment publié par l'Alliance Biblique Universelle...  En théorie, ce sont ainsi 80% de la population mondiale qui ont désormais accès à la Bible dans une langue qu'ils peuvent parler ou comprendre, selon l'A.B.U.".


 Nous pourrions applaudir une telle entreprise, mais malgré les efforts vaillants de certains traducteurs, dont quelques-uns y ont laissé leur vie; il en advient que leurs traductions sont basées, dans le Nouveau Testament, sur les textes Grec les plus défectueux et les plus pollués, à savoir:  le Codex Vaticanus, le Codex Sinaiticus, et le Codex Alexandrinus; qu'on prétend être les meilleurs à cause qu'ils sont considéré les plus anciens.  Je reviendrai plus tard sur cette logique subtile et subversive.


 Malgré cette abondance, très peu sont conscient que les Bibles ne sont pas tous pareilles, quoique certains persistent à prétendre le contraire.  Qu'il existe des différences majeures entre les différentes Bibles est indéniable.  Je cite comme exemple le verset de Luc 4: 4:


"Jésus lui répondit:  L'homme ne vivra pas de pain seulement".


Ce verset apparaît ainsi dans les Bibles Protestantes de Segond et Synodale, dans les Bibles Oecuméniques de T.O.B. et la Bible en Français Courant, dans la Traduction du Monde Nouveau des Témoins de Jéhovah, ainsi que dans les Bibles Catholiques de Jérusalem, de Maredsous, de Crampon, etc...


 "Et Jésus lui répondit en disant:  Il est écrit que l'homme ne vivra pas seulement de pain, mais de toute Parole de Dieu"


 Cette lecture se trouve dans la Bible Martin et la Bible Ostervald des Réformateurs français, ainsi que dans la nouvelle Bible de l'Épée, édition de l'an 2000 et 2003.  Les mots soulignés manquent dans les Bibles modernes basées sur les textes défectueux de la Critique Textuelle Néologique.  Ainsi, avec la Bible Authentique, ont se nourri "de toute Parole de Dieu", et non d'un repas incomplet comme nous offrent les Bibles modernes dénaturées que nous venons de voir.


 Cette multiplication de Bibles modernes n'est pas sans problèmes.  Ainsi nous dit Bruce Pringle (The Word of God in English): "Le résultat est un mélange confus de Bibles qui portent à la désorientation sur qu'elle Bible est l'Autorité finale.  Une des question dès plus importantes dont fait face le chrétien d'aujourd'hui est celle-ci:  Dieu est-il l'Auteur d'une seule Bible dans la langue française, ou a-t-il autorisé une multitude de versions pour devenir l'Auteur de la confusion ?  Puisque tellement dépend de la réponse à cette question, il est important que nous soyons conscient du fond de cette histoire; car plusieurs fausses doctrines ont déjà pénétré dans les églises et institutions d'enseignements chrétien.  Depuis un certain temps, la grande majorité des chrétiens furent dirigé à croire que les nouvelles version de la Bible qui inondent le marché, sont simplement des révisions qui modernisent la Parole de Dieu dans un langage plus courant, pour qu'elle soit mieux comprise.  Nous sommes dit que ces version modernes sont tous basées sur les Textes Originaux, et que les modifications apparemment mineures qui furent faites dans le texte, sont dans l'intérêt d'une présentation plus précise basée sur les plus anciennes autorités, et sur de nouvelles évidences qui constituent un meilleur produit que les Réformateurs possédaient.  Si tel serait le cas, ce livre ne serait pas nécessaire.  Toutefois, rien n'est plus loin de la vérité, car les changements doctrinaux contenus dans les nouvelles version sont loin d'être mineurs, ni sont-ils basés sur de saines évidences scripturaires''.


 Quoique n'ayant prit aucune position finale sur qu'elle Bible est l'Autorité Suprême, le pasteur Kayayan (Croire pour Comprendre) nous donne néanmoins une mise en garde sur la prolifération des Bibles modernes:


 ''J'aimerais ouvrir une parenthèse concernant les versions de la Bible, plus particulièrement sur certaines versions récentes.  En effet, depuis peu, le marché est inondé de traduction, de versions, de paraphrases, de Bibles annotées, de Bibles illustrées et d'autres séduisants imprimés qui, loin à mon avis la confusion qui règne actuellement au sujet de la Bible...  J'avoue que je m'inquiète de cette prolifération de Bibles, qui me rappellent les valises à double-fond des fraudeurs passant par les douanes !  Je n'insisterai pas longuement sur l'inutilité des paraphrases dites vivantes ou modernes de la Bible.  Rien de plus dangereux pour la Parole de Dieu que celles-ci.  Des versions modernes dans toutes les langues, comportent des notes théologiques et dogmatiques propres à obscurcir le sensde la Bible et à égarer le lecteur.  J'en connais une qui vient d'être traduite de l'anglais en français (la Bible Scofield), et qui remporte un effarant succes de librairie.  Je dirai à son sujet que ses notes marginales ne sont rien moins  qu'une cinquième colonne théologique introduite dans la Bible et capable de désintégrer tout l'Évangile...  Je ne saurai mettre assez en garde mes lecteurs contre les abus des versions truquées et des paraphrases ingénieuses qui altèrent totalement les sens de la Bible sous prétexte d'en rendre l'interprétation aisée et la lecture moins rebutante''.


 Ainsi, malgré toutes les différentes Bibles qui existent, nous avons en réalité que deux seules Bibles: celle qui est Authentique dont le Nouveau Testament est basé sur le texte grec des Réformateurs, communément appelé "le Texte Reçu", "Texte Majoritaire" ou "Texte Byzantin"; et celle dont le Nouveau Testament est basé sur le texte grec des deux plus grands apostasiés de la Critique Textuelle, Brooke Foss Westcott et John Antony Hort, communément appelé "le Texte Minoritaire" ou "Texte Néologique".  Ce texte frauduleux de Westcott et Hort qui est devenu la base de toute les Bibles modernes est le même que "le Texte de Nestlé" et "le Texte de Aland".  Ces choses furent prévues d'avance par le Dr. James Orr (The Bible under trail, 1900):  "Le jour vient où nous serons en présence de deux Bibles:  la Bible du fidèle et la Bible du savant.  Il serait facile de multiplier les citations à ce propos, mais ceci est présentement suffisant pour montrer la gravité de cas qui confronte l'Église".


Versions populaires et leur Texte Grec


   Tout croyant est en droit d'avoir une version fidèle de la Bible Authentique, basée sur les Textes Originaux compilés dans le Texte Massorétique Hébreu et dans le Texte Reçu Grec.  Mais dû à l'influence du modernisme, le chrétien français va choisir la version qui convient à ses besoins, ou va opter pour la version utilisée dans son église sans question demandé.  Ne réalisant pas que le modernisme encourage des versions tendancieuses et défectueuses, le chrétien non-informé fera son choix de celles-ci :


Les Bibles dites Protestantes:


La Bible de Segond: 

 

  Cette version est assurément celle qui est la plus populaire.  Daniel Lortsh, dans son "Histoire de la Bible française", mise à jour par J.M. Nicole qui n'a regrettablement pas inclue la section la plus importante de l'original, nous dit:  "De toutes nos versions protestantes, a écrit M. le pasteur Koenig, Segond reste encore le chef, malgré de nombreuse, de trop nombreuses faiblesses de traductions et surtout des amollissements du texte.  Quelques réserves que l'on ait à faire sur cette version, qui a certainement une tendance à affaiblir l'original, et à laquelle manque la saveur du langage des vieilles versions, on doit reconnaître qu'elle a ouvert une ère nouvelle dans l'histoire des versions françaises". Un fait intéressant apporté par M. Lortsh, nous indique que la Bible Catholique de l'abbé Crampon, est la même que celle de Segond:  "Segond a été beaucoup été utilisé et même reproduit par l'abbé Crampon".  Louis Segond acheva sa traduction de l'Ancien Testament Hébreu en 1874 et celle du Nouveau Testament Grec en 1880.  Puis son texte fut entièrement revu en 1910 par une commission d'experts.  Mais quel fut le Texte Grec employé par Segond dans sa traduction du Nouveau Testament ? Daniel Lortsch nous dit que le Nouveau Testament d'Arnaud, un ennemi du Texte Reçu Grec, est celui qui fut ajouté avec l'Ancien Testament de Segond dans sa Bible qui parue précisément en 1880: "Arnaud rompit en même temps que Rilliet avec le Texte Reçu...  Rilliet traduisit sur le texte du Vaticanus...  La traduction d'Arnaud fut réimprimée en 1880 avec l'Ancien Testament de Segond. Arnaud, dit M. Stapfer, fut le premier en France, à secouer le joug d'Ostervald".  Il n'y a donc plus aucun doute en ce qui concerne l'identité du Texte Grec qui est à la base du Nouveau Testament de Segond:  le texte du Vaticanus, hostile au Texte Reçu des Réformateurs, et traduit en français dans le but de renverser la Bible Ostervald.  En 1881, lors du Comité de Révision en Angleterre, l'université d'Oxford adopta la Bible Segond pour la distribuer.  Cette université fut à la base du mouvement du Tractarianisme qui, sous la direction du Cardinal Newman, préconisait un rapprochement avec le catholicisme romain.

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Chapitre 1: La confusion des versions


1. Versions populaires et leur Texte Grec


2.  Les Bibles dites Protestantes 

       la Bible de Segond

       la Bible Darby


3.  Les Bibles Oecuméniques

       la Bible TOB

       la Bible en Français Courant


4.  Les Bibles Catholiques

       la Bible de Jérusalem


5.  La bible des Témoins de Jéhovah

       la Traduction du Monde Nouveau


6. le Texte de Nestlé


7. le Texte de Aland


8. le Texte Éclectique


9. les Manuscrits de la Critique Textuelle

 

10. le Codex Vaticanus


11. le Codex Sinaiticus


12. Origène Adamantius


13.  Le Codex Alexandrinus

Dans le but d'unir l'Église Anglicane à l'Église Catholique Romaine, Newman devait enlever "la pierre angulaire" des chrétiens protestants, c'est à dire la Bible des Réformateurs basée sur le Texte Reçu Grec que Rome déteste et a en aversion, tout simplement parce que cette Bible était devenue pour eux "une pierre d'achoppement et un rocher de scandale" (1 Pierre 2: 6-8).  Sous la directive des Jésuites, Newman organisa un Comité de Révision (1875-1881) qui oeuvrait dans le plus grand secret afin de créer une nouvelle Bible qui remplacerait la célèbre King-James anglaise, qu'ils prétendirent de réviser, ainsi que celle des Réformateurs français qu'ils avaient hérité des Vaudois.  Ceci fut ainsi, car la King-James et l'Ostervald ont un même texte à leur base; il était donc nécessaire pour ce Comité sinueux de supplanter ces versions fidèles.  La "Revised Standar Version" devint la Bible courante parmi les anglais, et celle de "Segond" devint la version adoptée par les français.  Ce fut un coup de maître digne des plus grands illusionnistes.  Le plan du Vatican réussit à merveille, il fit remplacer la Parole de Dieu par des versions adultérées et sema ainsi la confusion dans l'esprit des chrétiens authentiques.


La Bible Darby :


  Cette version se vante dans sa Préface d'avoir abandonné le Texte Reçu des Réformateurs dès sa première édition du Nouveau Testament, publié en 1859, et plus complètement dans celles de 1872, 1875, 1878, ainsi que dans l'édition actuelle.  Elle affirme que son Nouveau Testament est basé sur "la découverte de nombreux manuscrits, dont plusieurs fort anciens"; et elle se moque "des personnes qui craignaient que la foi ne fût ébranlée" par sa traîtrise, accusant même subtilement les Réformateurs "d'incurie et de présomption".  Les manuscrits les plus anciens, dont elle parle dans sa Préface, correspondent principalement au Codex Sinaiticus découvert par A.F.C. Tishendorf dans les ordures du Couvent de Sainte-Catherine au Mont Sinaï entre 1844 et 1859, correspondant précisément à la date que les traducteurs de la Darby ont abandonné le Texte Reçu pour se prostituer à des manuscrits défectueux et corrompus.


Les Bibles Oecuméniques:


La Bible T.O.B: 


  Celle-ci affirme dans sa "Présentation" être le projet d'une collaboration oecuménique entre les sociétés bibliques Protestantes et Catholique.  Ce projet, il nous est dit, est supporté par les décrets du dernier Concile du Vatican, où il est aussi mentionné que le Texte Grec de son Nouveau Testament est celui de "Nestlé et Aland", c'est à dire le Texte Minoritaire de Westcott et Hort qu'ils compilèrent à partir du Codex Vaticanus et le Codex Sinaiticus.


La Bible en Français Courant: 


  Cette version a été présentée aux diverses autorités religieuses de France dans une cérémonie solennelle en Décembre 1982.  Son Nouveau Testament "Bonne Nouvelle" a vu le jour en 1971, et reçu son approbation du Cardinal Richard Cushing, Archevêque de Boston.  Aucune Bible n'est plus dangereuse.  Le pasteur, Wilson Ewin, anciennement de l'Église Baptiste de Lennoxville au Québec, a ceci à nous dire à propos du Nouveau Testament "Bonne Nouvelle" de la Bible en Français Courant:  "Le Nouveau Testament "Bonne Nouvelle" est un acte de rébellion contre la vérité de la Parole de Dieu.  Au lieu d'une traduction "d'après le texte grec", comme prétendent ses rédacteurs, le livre ignore le texte grec d'une manière flagrante et audacieuse.  La prétention que ce Nouveau Testament a été fait à partir du texte original grec est un mensonge monstrueux !  Bonne Nouvelle Aujourd'hui est plutôt une fabrication d'hommes qui ont abandonné l'amour de la vérité.  Ils ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et ce fait indique le vrai rédacteur qui dirige leurs cœurs:  voir Jean 8: 44".


Les Bibles Catholiques:


La Bible de Jérusalem: 


  Cette version suit le travail de la Critique Textuelle dans son Nouveau Testament.  Dans son "Avertissement", il est écrit:  "Les traductions ont été faites sur les Textes Originaux, établis par un travail critique.  Pour le détail de la critique textuelle, on se reportera à l'édition en volumes séparés. Dans celle-ci, on s'est contenté de signaler en notes les variantes les plus importantes, spécialement lorsque la traduction...  s'éloigne notablement du texte reçu".  Quoique la Vulgate Latine de Jérôme est la Bible officielle de l'Église Catholique, les versions qu'elle a produite dont le Nouveau Testament provient d'un texte grec, sont tous basées sur le Texte Minoritaire de Westcott et Hort, de Nestlé, et de Kurt Aland.  Rome n'a aucune objection à ceci, car le Texte Minoritaire ou Texte Néologique a pour base le Codex Vaticanus tout comme la Vulgate de Jérôme.


La Bible des Témoins de Jéhovah:


  Traduction du Monde Nouveau:  La majorité diront:  "Voici une Bible dont nous savons que le texte fut altéré et dont nous ne pouvons avoir aucune confiance".  Toutefois, J.M. Nicole (Précis d'Histoire de l'Église), grandement estimé au sein du Protestantisme, affirme le contraire:  "Dans l'ensemble, la traduction est très littérale.  Il semble qu'on ait pu dresser une liste de 64 passages où cette version était plus fidèle à l'original que n'importe quelle autre".  Valoriser une telle version est le comble de la folie.  Les Témoins obtiennent leur appui de cette Bible pour rejeter la divinité de Jésus-Christ.  Mais ce qui n'est point connu de la majorité des chrétiens, est que cette Bible est basée sur les mêmes textes que les versions les plus populaires, comme la Segond et les Bibles Catholiques.  Ce qui suit est tiré de la Préface de leur traduction anglaise:  "Le texte grec que nous avons utilisé comme base de notre "Traduction du Monde Nouveau" est le texte reconnu de Wescott et Hort (1881), à cause de son excellence.  Nous avons aussi pris en considération d'autres textes incluant celui préparé par Nestlé (une révision de W. H.) et celui compilé par le savant Jésuite, Jose Maria; ainsi que celui de A. Merk, un autre savant Jésuites".


 Il n'y a aucun doute que toutes les Bibles modernes sont reliées ensemble par le texte grec qu'elles utilisent comme base de leur traduction du Nouveau Testament, et qui est nommé faussement par les apostasiés, "le Texte Original".  Il est vrai que ce texte de la Critique Textuelle est l'original de leurs traductions; mais il n'est sûrement pas le Texte Original des Apôtres qui nous fut préservé, comme ils laissent entendre subtilement.  Ce texte corrompu est celui du Comité de Révision de 1881, compilé par Westcott et Hort.  Il subi lui-même quelques révisions ou plutôt recensions:


Le Texte de Nestlé:


  Ce texte du professeur Eberhard Nestlé fut publié en 1898.  Sa "Préface" nous dit:  "Ce texte est le résultat de la collation de trois des principales recensions du Nouveau Testament Grec qui apparurent vers la fin du 19" siècle:  1) celle de Tischendorf, "Editio Octava" 1869-72;  2) celle de Westcott et Hort, 1881;  3) celle de Bernard Weiss, 1894-1900".


Le Texte de Aland: 


  Ce texte de Kurt Aland, Matthew Black, Carlo M. Martini, Bruce Metzger et Allen Wikgreen, est un texte international et inter-dénominationnel selon sa "Préface" qui nous dit en plus:  "Le Comité a fait son travail...  sur la base de l'édition du Nouveau Testament Grec de Westcott et Hort.  Une comparaison fut faite avec le texte d'autres éditions, incluant celle de Nestlé...".  Les membres de ce Comité montrent leur vrai couleur dans la "Préface" de la deuxième édition (1968):  "Pour la deuxième édition et toutes celles qui vont suivre, le comité fut élargie par l'addition de Carlo M. Martini de l'Institue Biblique Pontificale de Rome".  Il n'y a aucun dote que ce Comité s'est prostitué aux principes insidieux du Catholicisme pour produire des Bibles polluées.


Le Texte Éclectique: 


  Selon Cecil J. Carter (The Thinking, Theories, and Theology of Drs. Westcott and Hort):  "Les théories de Westcott et Hort étant discrédité de plus en plus, les Sociétés Bibliques cherchent à s'en dissocier dans un effort frénétique, en adoptant une nouvelle méthode de Critique Textuelle, la méthode du Texte Éclectique.  Mais les Commissions de Traducteurs modernes, ne peuvent échapper au fléau de l'influence de Westcott et Hort et se lamentent sous le poids de l'admiration de Hort pour deux manuscrits étranges et suspects, le Vaticanus et le Sinaiticus.  Ainsi est apparu ce qui semble être un nouveau texte grec, le Texte Éclectique.  Le Dictionnaire Larousse nous donne ces définitions: "Éclectique-  Qui adopte ce qui lui paraît bon dans un ensemble d'idées, d'opinions;  Éclectisme- Méthode utilisée par certains philosophes qui choisirent dans différents systèmes ce qui leur paraît le meilleur pour en faire un nouveau système".  Il est important de remarquer que cette méthode est centré sur le choix de l'homme et non sur la direction du Saint-Esprit.  Cette méthode est celle qui fut employé par le serpent dans le Jardin d'Eden:  "Dieu a-t-il réellement dit ?" (Gen. 3: 1).  Wilbur N. Pickering (The Identity of the New Testament Text) nous dit comment fonctionne cette méthode diabolique vénérée par les apostasiés de la Critique Textuelle qui prétendent restaurer la Parole de Dieu:  "Le traducteur suit deux règles:  1) Il choisi la lecture qui, selon lui, s'accorde avec le contexte; 2) Il choisi la lecture qui explique l'origine des autres lectures...  En plus de ces règles, il utilise ces deux principes:  les Probabilités Intrinsèques et les probabilités de Transcriptions de Hort. L'Éclectisme surgit de la théorie de la Critique Textuelle de Westcott et Hort.  Dans son faux raisonnement, cette méthode ignore les plus que 5,000 manuscrits qui existent, sans mentionner les écrits des Pères et les évidences contenues dans les anciennes versions".  La méthode Éclectique du "libre choix" des lectures contenues dans les plus anciens manuscrits compilés dans le Texte Grec de Westcott et Hort, et utilisé par Nestlé et Aland; est un élément dangereux qui ouvre les portes à la prolifération de textes grecs modernes, ajoutant au problème déjà existant de la multiplication de versions qui affirment tous représenter les Textes Originaux.


Les Manuscrits de la Critique Textuelle Néologique:


  Plus de 6,000 manuscrits grecs du Nouveau Testament existent en entier ou en morceaux, sans conter les 8,000 que nous avons en Latin.  Les apostasiés prétendent que "les meilleurs et les plus valables remontent vers l'an 350 environ" (The Book and the Parchments, par:  F.F. Bruce), les deux plus importants pour eux étant:  le Codex Vaticanus, qui forme le principal trésor de la Bibliothèque du Vatican à Rome, et le fameux Codex Sinaiticus qui est maintenant l'ornement principal du British Museum.  Nous retrouvons aussi à ce même Musée, le Codex Alexandrinus, dont l'influence joue un rôle aussi important que les deux premiers.  Ceux-ci représentent seulement que 5% de tous les manuscrits qui existent, d'où nous avons le nom de Texte Minoritaire pour le texte grec qui fut compilé d'eux. Défectueux et corrompus, ils furent rejeté d'Érasme de Rotterdam, des Réformateurs, et des traducteurs de la King-James.  Écrits en Grec sur des parchemins en peau de mouton, d'âne ou de chèvre, ces Codex (ou livres) sont en lettres onciales (capitales).


Le Codex Vaticanus: 


  Ce Codex consiste de 759 pages de 10" x 10"1/2, chacune contenant trois colonnes d'environ 41 lignes chaque.  Les hypocrites et menteurs du modernisme prétendent qu'il contient la Bible complète, mais la vérité est autrement.  Plusieurs sections y manquent:  presque toute la Genèse de 1: 1 à 45: 28; Psaumes 106 à 138; certaines parties de 1 Samuel, 1 Roi et Néhémie; Matthieu 16: 2, 3; Marc 16: 9-20 où est contenu un espace libre qui indique que ces versets furent enlevés; Romain 16: 24; les épîtres au complet de 1 et 2 Timothée ainsi que celle de Tite; Hébreux 9: 15 à 13: 25; et tout l'Apocalypse.  Dans les Évangiles, le Vaticanus ou Codex "B", enlève des mots et des passages en entier environ 1,491 fois.  Sur chacune de ses pages il porte les traces de négligences de transcription. Ce Codex dénaturé diffère du Texte Reçu dans les particularités suivantes:  Il omet environ 2,877 mots; ajoute 536 mots; substitue 935 mots; transpose 2,098 mots; et modifie 1,132 mots; pour un total de 7,578 divergences verbales (True or False, par: David Otis Fuller).  Ce texte, convenablement disséqué, est celui que les érudits comme Westcott et Hort, Tregelles, Tichendorf et Lachman; ainsi que leurs pantins comme F.F. Bruce, D.A. Carson, René Pache et André Lamorte; nomment comme étant "le meilleur texte", "le texte le plus parfaitement préservé", "un texte remarquablement pur" (The Word of God in English, par: Bruce Pringle).  Nous savons de Bruce Pringle "qu'en 1669, une collation de ce manuscrit, qui se trouvait à Rome, fut faite par Bartolocci, mais ne fut pas publié avant 1819. Napoléon amena ce manuscrit à Paris comme prix de sa victoire, où il demeura jusqu'en 1815 avant d'être retourné à la librairie du Vatican.  Après son retour à Rome, nous n'entendons plus parler de ce manuscrit avant 1845, lorsque le Dr. Tregelles, armé d'une lettre du Cardinal Wiseman, se rendit à Rome avec l'intention d'examiner ce Codex obscur.  Il réussit à le voir après plusieurs problèmes suspects.  Deux prélats furent désigné pour le surveiller.  Ils ne lui permirent point d'ouvrir le livre avant d'avoir fouillé ses poches, et lui enlever l'encre et le papier qu'il avait pour prendre des notes. Toute étude prolongée sur certains passages lui fut interdit, et ils lui enlevèrent le livre lorsqu'il portait trop attention à certains textes.  En 1867, Constantin Tischendorf, entreprit une étude de ce même Codex avec la permission du Cardinal Antonelli.  Il avait presque terminé trois Évangiles, lorsque ses efforts de transcriptions furent découverts.  Le livre lui fut immédiatement enlevé et son accès interdit. La permission lui fut restaurée par l'intervention du Cardinal Varcellone, mais seulement pour quelques heures.  En tout, Tischendorf eut accès à ce manuscrit pour une période de 42 heures, et seulement trois heures à la fois, dans lesquelles il étudia principalement les Évangiles.  Malgré cela, il eut l'audace d'affirmer:  "J'ai réussi à préparer le Nouveau Testament au complet pour une nouvelle édition entièrement fidèle, afin d'obtenir tous les résultats désirés".  Il est peu probable qu'une édition fidèle fut obtenue en si peu de temps, considérant les difficultés qu'un tel texte présente.  Il semblerait que l'enthousiasme de Tischendorf surmonta sa raison, comme ce fut le cas dans sa découverte du Codex Sinaiticus.  A part de ces observations rapides et superficielles, la majorité des savants Protestants durent se satisfaire avec l'édition Catholique Romaine qui fut imprimée en 1868, ou avec les photos relâchées par le Vatican en 1889".

Le Codes Vaticanus date du 4" siècle et fut écrit probablement entre 325 et 350.  Son texte s'accorde avec celui de Hésychius d'Égypte et est supporté par plusieurs citations d'Origène et de Cyrille d'Alexandrie.  Originalement, il faisait partie, avec le Codex Sinaiticus, des 50 Bibles Oecuméniques que l'Empereur Constantin ordonna à Eusèbe de Césarée de préparer pour les églises de Constantinople.  Lorsque Constantin, Souverain Pontife des Mystères Chaldéens et adorateur de Mithra, déménagea le siège de son empire à Constantinople en l'an 330, Eusèbe de Césarée fut choisi comme chefs de ses conseillers spirituels.  Nommé le Père de l'Histoire Ecclésiastique, Eusèbe fut un ami intime de Pamphile, disciple d'Origène; et à l'exception de ce dernier, il fut l'écrivain le plus volumineux de l'antiquité.  Il hérita de Pamphile la librairie d'Origène et devint en charge de l'école de Césarée fondée par celui-ci.  Eusèbe prépara les 50 Bibles ordonnée par Constantin à partir de la 5" colonne de l'Hexapla d'Origène, c'est à dire "la Septante" d'où nous trouvons ici la vrai origine.  Jay P. Green (Interlinear Greek-English New Testament) mentionne que "Pamphile et Eusèbe faussèrent des manuscrits de la Parole de Dieu, et les présentèrent comme des copies exactes des Textes Originaux". Nous savons, en effet, que Pamphile et Eusèbe s'unirent pour venger la mémoire du célèbre Origène, responsable d'avoir donner une direction aux forces de l'apostasie.  Nous savons aussi que des lectures du Codex Vaticanus furent proposées à Érasme de Rotterdam et qu'il les ignora parce qu'il les considérait comme des falsifications de la Parole de Dieu, et adhéra aux texte des manuscrits Byzantins pour formuler son Texte Reçu Grec ou Texte Majoritaire.


Le Codex Sinaiticus: 


  Nous retrouvons une des plus grandes abominations du modernisme dans "Le Phare" de Décembre 1976, où il est déclaré:  "le Codex Sinaiticus et le Codex Vaticanus sont considérés comme les autorités majeures en matière de textes bibliques et, quand ils concordent, exégètes et éditeurs s'inclinent".  Ce périodique Baptiste du Québec reflète très bien la mentalité du Néo-Évangélisme qui empoisonne la Foi des chrétiens francophones de nos jours.  Le Codex Sinaiticus fut découvert en partie au mois de Mai 1844, par A.F.C. Tischendorf, dans les ordures destinées à être brûlé du Monastère Sainte-Catherine, situé aux pieds du mont Sinai.  Il y trouva 43 feuilles d'un manuscrit très ancien, les autres fragments avaient déjà été brûlés.  Il publia cette fraction de manuscrit sous le titre:  Codex Frédéric-Auguste, à l'honneur de son souverain le roi de Saxe.  Il retourna au monastère en 1859 et fut remis par le gardien un manuscrit de la Septante qui contenait d'autres parties de l'Ancien Testament et du Nouveau Testament.  Une nouvelle découverte fut faite à ce même monastère en 1976-78 dont nous avons très peu de nouvelles.  Le texte du Sinaiticus témoigne de dix tentatives de révisions ou de corrections.  Le Dr. Scrivener, un savant biblique compétent, publia en 1864 un document sur la collation de ce Codex avec des notes très intéressantes.  Il affirme que cet ancien manuscrit du 4" siècle "est entièrement couvert d'altérations de nature à corriger le texte, dont la grande partie se rapporte au 6" et 7" siècle; et que celles-ci furent faites par dix différents réviseurs (True or False, par: David Otis Fuller).  De ces faits, nous dit le Dr. Fuller, "nous savons que l'impureté du contenu entier du Codex Sinaiticus fut reconnue par les scribes qui tentèrent de le corriger, et ceci depuis son origine jusqu'à ce qu'il soit rejeté et considéré complètement inutile".  Le fait que les moines du monastère de Sainte-Catherine utilisèrent des sections de ce manuscrit pour allumer leur feu, nous indique clairement qu'ils étaient conscient de sa corruption et de son inutilité.  Ceci nous indique que Tischendorf s'est fait avoir par ces moines rusés pour la jolie somme de 9,000 roubles, le prix le plus élevé qui ait jamais été payé pour un manuscrit.  Ainsi ce vieux proverbes anglais s'avère être vrai:  "There's a sucker born every minute".  Les adhérents du modernisme, savants, exégètes, pasteurs et éditeurs s'inclinent donc devant une duperie.


 Il manque dans le texte de ce Codex corrompu Genèse 23: 19-24 ainsi que le chapitre 46; Nombres 5: 27 et 7: 20; 1 Chronique 9: 27 et 19: 17; tout le livre de l'Exode et celui de Josué; 1 et 2 Samuel; 1 et 2 Rois; le livre des Juges; Ézéchiel, Daniel, Osée, Amos, Michée; Matthieu 16: 2, 3; Marc 16: 9-20 où il contient un espace pour ces versets, tout comme dans le Vaticanus; Jean 5: 4 et 8: 1-11; Actes 8: 37; Romains 16: 9-20; 1 Jean 5: 7; et une douzaine d'autres versets.  Lorsqu'il est comparé au Texte Reçu, nous y trouvons 9,000 altérations.  Alexandre Souter (The Text and Canon of the New Testament) nous fait remarquer que le Codex Sinaiticus contient une particularité intéressante, une inscription qui nous indique son origine comme étant la même que celle du Vaticanus:  "Reproduit et corrigé selon l'Hexapla d'Origène.  Antoine a fait la comparaison et moi Pamphile la correction".  Ceci ne laisse aucun doute que ce Codex est une reproduction de la Septante d'Origène.  Nous savons en plus, selon Souter, que Jérôme, le traducteur de la Vulgate Latine, avait une copie de ce manuscrit corrompu en sa possession et l'utilisa amplement dans sa traduction pour pervertir le texte de l'ancienne Version Italique ou Vestus Itala.


Origène Adamantius (185-254)

 

  Nommé simplement Origène, fut un disciple de Clément d'Alexandrie.  Bruce Pringle nous fait remarquer que "Clément fonda l'école d'Alexandrie qui institua la propagande des enseignements hérétiques.  Il déclara ne vouloir transmettre aucun enseignement chrétien, sans premièrement l'envelopper de préceptes philosophiques.  Il enseigna qu'il n'y a aucun ciel, aucun enfer, aucune nouvelle naissance, aucune expiation des péchés par le sang de Christ, et aucune inspiration de la Parole de Dieu.  En dépit de la nature de ses enseignements, nos érudits modernes acceptent cette école comme -le Centre de l'Éducation Chrétienne".  Démétrius, évêque d'Alexandrie, confia la direction de cette école à Origène qui n'avait que 18 ans, mais qui déjà fut considéré génie et philosophe. David Otis Fuller (Which Bible) nous dit:  "Lorsqu'il s'agit d'Origène, nous parlons de celui qui a fait plus que tous les autres pour former et donner une direction aux forces de l'apostasie à travers les siècles".  Origène est reconnu pour avoir modifié et pollué les textes de la Bible, particulièrement ceux du Nouveau Testament.  Il agissait ainsi sous prétexte de rétablir le texte qui, selon lui, aurait contenu des supposées erreurs de transcriptions; tout comme font les apostasiés de la Critique Textuelle Néologique qui suivent dans ses pas.  Origène fut essentiellement l'ennemi le plus dangereux du Christianisme.  Il empoisonna la Source de l'eau de vie en altérant, retranchant, et ajoutant dans la Parole de Dieu ce qui lui plaisait.  Il sema ainsi la confusion afin d'établir l'autorité du texte de la Septante dont il est l'auteur.


 L'œuvre la plus remarquable d'Origène fut son Hexapla, ou Bible à six colonnes.  La première contenait un texte Hébreu qui, selon le Rev. James Townley, D.D. (Townley's Biblical Literature, Vol.1, 1842), aurait inclus la Pentateuque Samaritaine, un texte pollué de l'Ancien Testament qui disparut pour réapparaître au 17" siècle.  La deuxième contenait une translittération grecque de ce texte Hébreu.  La troisième fut la version grecque du Juif Ébionite, Aquilla (128).  Celui-ci avait été excommunié pour avoir pratiqué la magie et l'astrologie.  Il fut admis à l'école du Rabbi Akiba et fit deux versions grecques des Écritures qu'il modifia afin qu'elles soient plus acceptables pour les Ébionites.  La quatrième fut la version grecque de Symmachus (160-211), un érudit Samaritain qui devint un Ébionite et un Gnostique.  Il fit une traduction grecque des Écritures de l'Ancien et du Nouveau Testament qui fut grandement estimée par les Pères apostoliques, et utilisée dans les communautés Ébionites.  Il rejetait les épîtres de Paul, principalement celles qui mentionnent le Salut par la Grâce, et modifia les passages dans l'Ancien Testament qui concernent l'incarnation de Christ comme Dieu manifesté dans la chair.  La cinquième fut un texte grec formulé par Origène lui-même nommé "la Septante" qui contenait l'Ancien et le Nouveau Testament.  Les apostasiés modernes prétendent que ce fut seulement une copie de la Septante qu'Origène restaura à partir d'un texte qui, selon eux, daterait vers l'an 285 avant Jésus-Christ.  Mais il n'existe aucune évidence que ce texte mythologique existait avant l'Hexapla d'Origène, ni aucun manuscrit qui se nomme la Septante avant le 9" siècle.  Il est très bien reconnu aujourd'hui, par le Dr. R.H. Charles (The Apocrypha and Pseudepigrapha of the Old Testament), que la célèbre "lettre d'Aristéas", à laquelle se réfèrent les apostasiés pour attribuer l'origine de la Septante à une date antérieure à l'Hexapla, n'est qu'une forgerie.  Il est tout probable qu'elle fut forgée par Origène lui-même et interpolée dans les oeuvres de Philo et de Joséphus.  La sixième fut la version grecque de Théodote (140-190).  Celui-ci avait renié Christ durant les persécutions, et prétendait n'avoir pas renié Dieu.  Tout comme Clément d'Alexandrie, il fut un disciple de Tatien qui avait composé une "Harmonie des Évangiles" qui tordait le sens de la Parole de Dieu, nommé la Diatessaron. Il devint un Marcionite puis finalement un Ébionites.  Dans sa traduction, il altéra le texte en ajoutant et retranchant des mots et des passages, afin de le rendre plus conforme aux principes des Ébionites.


 Il n'y a aucun doute que l'Hexapla d'Origène est la source même de l'apostasie et de la corruption des Écritures, et la base de toutes les versions modernes qui ne suivent point le Texte Reçu Grec.  Origène est tellement vénéré par nos savants, théologiens et pasteurs aveugles, qu'ils conduisent des millions de chrétiens sur le bord de l'abîme.  Nous en avons un exemple dans le livre d'un adhérent du modernisme, J.M. Nicole, qui dit dans son "Précis d'Histoire de l'Église":  "Des foules venaient l'entendre (Origène), non seulement parmi les catéchumènes, mais parmi les chrétiens et aussi les païens.  Beaucoup se convertissaient (?)...  Il a rétabli le texte du Nouveau Testament dans lequel, à son époque, des fautes de copistes s'étaient glissées...  Origène a rendu des services incalculables à l'Église de tous les temps".  Si un théologien Réformé reconnu pense de cette façon face à un apostasié dangereux, que pouvons-nous nous attendre des simples croyants ?


Le Codex Alexandrinus

 

  Ce Codex est classé comme un manuscrit d'Alexandrie, ville natale d'Origène.  Il est considéré comme étant un manuscrit du 5" siècle.  Il contient 773 feuilles dont chacune est divisée en deux colonnes.  Il y manque Genèse 14: 14-17; 15: 1-6; 16: 6-10; Lévitique 6: 19-23; 1 Samuel 12: 17; 14: 9; 1 Roi 3: 6; Psaumes 69: 19 à 79: 10; Matthieu 1 à 25: 6; Jean 6: 50 à 8: 52; et 2 Cor. 4: 13 à 12: 6.  Ce Codex fut présenté au roi Charles I, par sir Thomas Roe, de la part de Cyril Lucar, patriarche de Constantinople vers 1627.  Il repose aujourd'hui dans la librairie du British Museum en Angleterre.  Ils existent quelques autres manuscrits de ce genre, mais ceux-ci sont les principaux; car ils sont considérés par les théologiens libéraux et les adeptes du modernisme, comme "les meilleurs et les plus valables" (Les Documents du Nouveau Testament:  peut-on s'y fier ?), quoique ceci est entièrement faux.

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